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Tout quitter pour changer de vie et de job

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Qui n’a pas rêvé un jour de faire table rase de son quotidien décevant et de refaire sa vie ? Tout quitter pour changer de travail, de conjoint, de région… Il n’est jamais trop tard pour entamer cette démarche, mais cela demande d’abord d’identifier ses désirs profonds et de les confronter aux obstacles réels ou supposés qui les contrarient.

En effet, freins matériels ou familiaux, blocages inconscients, fantasmes irréalisables et autres excuses sont autant de résistances à vaincre pour parvenir à s’échapper d’une existence dont on ne veut plus.


Changer de vie : mythe ou réalité 

Pour la plupart d’entre nous, il s’agit surtout d’un mythe dans le sens où l’idée nous passe bien par la tête, mais où rien ne se fait en termes de concrétisation. Il est plus facile de faire quelques petites adaptations plutôt que de tout changer. Surtout si l’on a des enfants, des parents, un job… autant de remises en question qu’il convient d’effectuer. Pourtant, certaines passent à la réalisation de leur projet.

 


 

Après avoir fait ses débuts professionnels dans une agence de publicité à Paris, Eva Massai-Mottram décide de s’installer en Australie. C’est un stage effectué à 25 ans là-bas qui lui a laissé une profonde impression. Il faut dire que l’Australie séduit tous ceux qui y vont, avec sa nature impressionnante, sa population accueillante et une économie en forte croissance. Dès son arrivée, elle se met au travail pour créer une société d’importation d’accessoires de mode de luxe, en association avec une Australienne, un passage obligé jusqu’à ce que l’on obtienne le statut de résidente permanente.

 

Ce qui est fait dès 1993, sauf que deux ans plus tard, le boycott des produits français (suite aux essais nucléaires dans le Pacifique) vient mettre à mal le business. Mais rien n’abat notre chef d’entreprise qui est contactée quelques temps plus tard par un groupe français, spécialiste de la mode enfantine haut de gamme. Résultat : est choisie pour créer la filiale locale qui passe ainsi de quasiment zéro à plus de 2,8 millions de dollars australiens. Une sacrée belle performance pour notre Française sur ce marché qui n’a qu’une population de 22 millions d’habitants !

 

Une véritable aventure

Le changement est donc source évidente de stress, car l’humain est toujours en recherche de sécurité et donc d’immobilité. C’est une crainte qui remonte aux origines et qu’il est parfois difficile de maîtriser. Des blocages existent, car la rupture professionnelle refait parfois surgir d’anciens fantômes : des abandons, des expériences liées aux parents qui représentent autant de freins impossibles à surmonter. D’autant que l’entreprise est aussi celle qui nourrit la famille, un peu comme le père ou la mère. Tout le monde n’est pas à même de faire ce choix, et certaines se connaissent suffisamment bien pour savoir qu’elles ne sont pas faites pour franchir ce cap. Pour passer outre cette résistance naturelle au changement, les raisons doivent être profondes et l’espoir intense. Car le changement est aussi une opportunité.

 

Même dans le cas d’un changement voulu, il faut faire le deuil de sa vie d’avant. Vouloir créer une entreprise par exemple est une véritable aventure où l’inconnu a sa place. Finies les certitudes, il va falloir s’y faire. Les repères changent, il convient donc de s’armer de courage pour affronter de nouvelles circonstances. Mais le challenge en vaut la peine lorsque l’on a une vie professionnelle peu satisfaisante. Le tout est de s’assurer que l’on a rassemblé les forces nécessaires pour aller de l’avant. Et il en faut.


Inclure les proches

L’environnement proche a son mot à dire sur cette volonté de changement, car il est essentiel de se sentir soutenu par les personnes que l’on aime. Non pas que se lancer seul soit impossible, mais cela est complexe. Que dire donc si l’on doit aussi gérer les états d’âme, voire les reproches de sa famille.

 

Les récriminations s’appuient généralement sur le domaine financier, mais il ne s’agit encore une fois que de la peur classique et généralisée du changement qui effraie. Cela est d’autant plus difficile que cela ne fait pas partie de notre culture. Aux Etats-Unis, une salariée qui reste plus de quatre ou cinq ans dans le même poste est considérée comme en train de s’endormir dans un train-train. En France, une salariée qui bouge tous les quatre-cinq ans est vue comme instable. La société a donc un regard souvent négatif sur ces « aventurières des temps modernes ».

 

Il faut donc également prendre en compte le poids social et les opinions du conjoint dans les difficultés à affronter éventuellement, si la conviction personnelle n’a pas suffi. Partir ensemble sur ce nouveau projet peut aussi être une aventure commune et un renouveau pour le couple.


Redonner du sens à sa vie
Nous vivons des « vies de fous » et force est de constater que nous sommes peu nombreuses à nous « poser » pour méditer sur le sens de notre existence. Au quotidien, voici des clés pour donner du sens à sa vie, surtout si l’on est décidée à tout quitter pour changer du tout au tout.


Reconnaître que le travail a pris une place démesurée
Pressions, réunions, embouteillages, sorties scolaires, activités ménagères... c’est la répétition quotidienne d’une course contre la montre. Fatigue, migraine, insomnie... Serge Marquis, médecin et conférencier spécialisé en gestion de stress, s’interroge plutôt sur l’évolution des valeurs: «Avant, le travail occupait une place équilibrée par rapport à d’autres dimensions, notamment les dimensions qui permettent aux êtres humains de se construire : la famille, la communauté, la religion. Maintenant, le travail est au centre de la vie.»


Non seulement on se définit par le travail mais, le plus souvent, on gère sa vie de la même manière. Avec des objectifs de performance et le poids des obligations. Ainsi, on ne va plus se prélasser au bord de la mer: même en vacances, on se planifie un horaire chargé d’activités. Et on ne prend pas tellement plaisir à confectionner un bon repas... quand on revient du bureau à 20 h plutôt qu’à 18 h. Les imprévus dérangent. «La vie est devenue un job. On n’a tout simplement pas le temps que le grand-père soit malade ce mois-ci !» ironise Jacques Lafleur, psychologue et auteur de plusieurs livres sur l’équilibre personnel.


Travailler pour les bonnes raisons
On travaille pour une entreprise, pour un salaire, pour une promotion, pour payer l’hypothèque, pour faire vivre ses enfants, pour acheter une piscine. Une drogue dont le dosage doit sans cesse augmenter. On fonctionne par stimuli-réponse, comme le chien de Pavlov. Et on finit - comme le chien de Pavlov ! - par ne plus sentir le choc électrique, aussi intense soit-il. Et si on travaillait «parce que» plutôt que «pour»? Dans ces deux petits mots, on voit apparaître la notion de sens. « Carl Jung disait que la possibilité de donner un sens à quelque chose permet de supporter presque tout, et que l’absence de sens conduit à la maladie», rappelle Serge Marquis. C’est en nous engageant dans un projet qui nous ressemble, et sur lequel nous avons un certain contrôle, que nous pouvons trouver un sens à notre vie.


Réajuster notre relation au temps
Selon Serge Marquis, « la technologie a modifié radicalement notre rapport au temps ». Un temps d’attente qui nous semblait acceptable il y a seulement quelques années devient très dur à supporter... Il prend pour preuve notre agressivité face à un simple feu de la circulation. Le médecin a chronométré : un feu rouge nous immobilise en moyenne 30 secondes. Trente petites secondes pour lesquelles on se met en rogne et on fait pomper notre cœur. «On confond action et agitation, pense Jacques Dufresne. Quand on est reposé, on pose des gestes efficaces. Quand on est stressé, on fait une multitude de petits gestes qui donnent l’illusion de l’efficacité. On se grise d’être au travail, on confond sueur et résultats.» C’est ainsi qu’on fait en vitesse cinq fois le tour du quartier pour trouver la place de stationnement... qu’on n’a pas eu le temps de voir au premier tour. Pire : on va au bureau par un beau samedi ensoleillé et, par manque de concentration, on ne fournit que l’équivalent d’une petite heure de labeur.


Apprendre à supporter l’imperfection
«Le péché, ce n’est plus la paresse mais hyperactivité !» lance Jacques Dufresne. Entre le 5 à 7 d’affaires et l’achat du nouveau système de son, il n’y a tout simplement pas de place pour le repos, voire pour le plaisir. «Et si on modérait nos transports ?» suggèrent les spécialistes. Et si on transformait nos machines à performance en machine à tolérance ? Si on apprenait à doser nos occasions de stress, à être moins parfaits ? Si on acceptait de reporter et de choisir, autant les obligations que les plaisirs ? Et si on se donnait l’obligation de se reposer...


«La question n’est pas de savoir si on a ou non raison d’être fatigué, explique Jacques Lafleur, mais de se rendre compte de sa fatigue et d’y remédier en se reposant, en faisant des choses intéressantes et, parfois, en changeant d’attitude.» Sans cette vigilance, on risque tout simplement de ne pas pouvoir se lever un de ces bons matins et de rejoindre tel ex-collègue sur la liste des accidentés de la vie...


Partager le plaisir de vivre
«On a moins peur du loup lorsqu’on est dix à l’affronter», rappelle Serge Marquis. La clé ? S’entourer de gens aptes à offrir du soutien. Nourrir les relations précieuses. S’approcher de tout ce qui peut s’avérer protecteur. Au quotidien, on prend le temps de s’informer de la santé de sa collègue, de passer chez sa meilleure amie, voire de gratter les oreilles de son chien ! «Nous sommes des vivants et avons besoin des vivants, tranche Jacques Dufresne. Rien d’étonnant à ce que tant de gens s’adonnent au jardinage et à l’ornithologie.»


Le philosophe distingue toutefois celles qui s’abandonnent à la nature de celles qui abordent leurs loisirs avec une obligation de résultats. Se rapprocher des vivants, c’est prendre le temps de partager un repas, même un dîner d’affaires, c’est organiser une rencontre à l’extérieur plutôt qu’entre quatre murs gris...


Aimer et être aimé
Sur le plan intime, rien ne sert de vouloir refaire sa vie avec un autre conjoint, si c’est pour reproduire exactement les mêmes erreurs qu’avec le premier. Etre en couple n’a d’intérêt que si l’on est capable non seulement de donner de l’amour, mais aussi d’en recevoir. Donner du sens à son existence, n’est-ce pas simplement d’aimer et de pouvoir être aimée en retour, mais pour y arriver, il faut déjà s’aimer soi-même et se faire suffisamment confiance.

 

Elle reprend ses études pour vivre de sa passion

Ancien petit rat de l’Opéra de Paris, Astrid Knaepen-Boyer a fait des années de danse classique, avant de passer son Bac puis de se tourner vers des études de communication. Elle multiplie les expériences professionnelles dans les médias et la communication, se marie et fait trois beaux enfants dont elle décide finalement de s’occuper à plein temps. Mais à la trentaine, les enfants étant déjà plus grands, elle rêve d’autre chose et divorce. A la surprise générale, elle décide de reprendre ses études puis de passer son Brevet d’Etat sportif qu’elle réussit avec brio. Professeur diplômée d’Etat des métiers de la forme, formée au Pilates au Yoga, elle est devenue coach à domicile en 2000, à l’âge de 35 ans. Pluridisciplinaire, Astrid a conçu une méthode sur-mesure de remise en forme à domicile adaptée à tous les âges, à base notamment de Pilates, de Yoga et de renforcement musculaire. Si ses clients se félicitent de son choix, notre coach, quant à elle, revit littéralement depuis 15 ans, dans un métier sportif au contact des autres qui lui correspond pleinement et où elle est devenue son propre patron ! (astrid65@hotmail.com)

 

Tout quitter pour changer de vie : de nombreuses femmes en rêvent... C’est possible à condition de faire les remises en question nécessaires pour pouvoir goûter au plaisir d'être plus heureuse chaque jour. Plus que de changer de vie, il s’agit surtout de lui donner un nouvel élan par un vrai travail sur soi et une véritable quête de sens. Si votre désir est vraiment là, vous trouverez en vous lles ressources nécessaires pour opérer des changements réels et pérennes.

 

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