Psycho et Sexo
Accueil > Tout ce que vous devez savoir sur la jalousie

Tout ce que vous devez savoir sur la jalousie

Info & Savoir

On confond souvent jalousie et possessivité. Ce sont pourtant deux concepts bien distincts. La jalousie appartient au domaine de la névrose, elle est une angoisse sur la fidélité de l’autre. La possessivité, névrose également, correspond quant à elle au besoin d’appropriation de l’autre. Petit point sur un vilain défaut qui nous empoisonne vraiment l’existence.

La différence entre jalousie et possessivité tient essentiellement dans ce que l’un est projection, la jalousie ; l’autre tient plus d’une problématique à la mère récurrente dans sa relation avec autrui.


Trois formes de jalousie
Les femmes comme les hommes peuvent souffrir de jalousie, mais elle revêt souvent des formes plus aiguës chez l’homme. Elle n’est pas forcément permanente : on assiste à de grandes scènes, déclenchées par des évènements anodins. Mais le plus souvent le jaloux regrette ensuite ses emportements et ses crises. Trois formes principales sont retenues par le corps médical :

 

La jalousie existentielle est bénéfique au jaloux. Celui-ci se sert de cette expérience pour mieux se connaître et développer sa personnalité.

 

La jalousie névrotique est compulsive. Le jaloux ne peut s’empêcher de l’être. Il est obsédé, y pense sans cesse, sans pour autant être violent.

 

La jalousie psychotique est véritablement pathologique car elle survient quant à elle chez des personnalités paranoïaques, caractérisées par une méfiance, une susceptibilité, un orgueil. Dans ces cas, la jalousie est un véritable harcèlement et peut même devenir violente.

 



La jalousie : une forme d’angoisse
Qu’en est-il par exemple d’un mari jaloux ? Pour lui, chaque occasion est l’objet d’une théatralisation des événements. Il imagine sa femme dans d’autres bras, avec un amant... Chaque regard qui se porte sur elle donne lieu à des « scènes de jalousie ». Ses moindres faits et gestes sont épiés. Ses affaires sont fouillées…

 

Les exemples ne manquent pas et nous connaissons tous ce genre de situation. La jalousie consiste donc à imaginer des situations, des relations, des comportements de l’être aimé avec d’autres personnes. En fait, il s’agit de « projection ».


La jalousie : une véritable « projection »
Tout ce que le « jaloux » attribue à l’autre n’est que projection d’un propre désir inconscient. Le mari jaloux est en fait en proie à des désirs inconscients « d’infidélité ». Ces désirs dans le cadre de la pulsion sont tout à fait fréquents et normaux, il ne faut pas confondre : désir et réalisation du désir.

 

Mais cette pulsion inconsciente est insupportable... de par son mode de fonctionnement conscient, son éducation, etc. Rendre conscient une telle pulsion par une forme directe apporterait une angoisse et un traumatisme trop fort. La solution qui s’ouvre à lui reste donc la projection : projeter ses propres désirs inconscients sur l’autre. Finalement tout ce qui est attribué à l’autre est le reflet d’une pulsion propre à soi même.


La nature de cette projection et sa mise en scène nous donne des indications sur l’essence de la pulsion projetée. Il n’existe pas une jalousie mais des formes multiples de jalousie qui se matérialisent pour le mari jaloux par des projections de type : infidélité de l’autre à différents degrés, du simple regard porté sur un autre au passage à l’acte, en passant par de nombreux autres débordements d’imagination.


La jalousie : accepter ou non…
Accepter cette idée de projection n’est pas évidente. Le mari jaloux niera car il ne peut admettre que ce soit ses propres désirs qu’il approprie à l’autre. Pourtant la démarche ne peut être que stabilisante au niveau du couple. Cheminer vers « pourquoi ai-je besoin d’être jaloux ? » puis « pourquoi ai-je ces désirs que j’attribue à l’autre ? » permet bien souvent d’améliorer son rapport au conjoint et soulève d’autres questions qui finalement n’avaient aucun rapport avec un « désir d’infidélité ».

 

Ce qu’il faut retenir, c’est qu’en cas de jalousie dans un couple, ce sont le mari et la femme qui souffrent. Le dialogue est donc nécessaire pour essayer de comprendre, puis d’accepter… ou non. Il y a cependant des cas, où le jaloux devient dangereux : c’est la jalousie pathologique, récurrente et violente. Dans ce cas, il faut amener l’autre à consulter. S’il refuse, le couple n’aura plus d’avenir devant lui…


Jalousie : l’intérêt de consulter
Face à une jalousie pathologique, la consultation d’un psychologue ou d’un sexologue reste indispensable. Dans certains cas, une thérapie de couple peut-être utile. Mais elle peut demander quelques aménagements : éviter par exemple de mettre un thérapeute du sexe opposé au conjoint du jaloux… La jalousie pathologique peut être normalement vaincue, mais il faut le vouloir vraiment des deux côtés et s’aimer très fort. Parfois l’amour est plus fort que la jalousie !


Sachez que le plus bel amour est celui qui prospère dans la confiance et la tolérance. Vous vous rendrez malheureuse… Ne jamais faire à l’autre ce que l’on ne voudrait pas soi-même semble être une bonne règle de vie. Apprenez à communiquer, à dialoguer avec l’autre et vous verrez, la vie sera immédiatement plus belle.

Rejoignez notre communauté