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Poux et lentes : astuces et traitements anti poux

Info & Savoir

Les poux n’ont toujours pas disparu et les mamans doivent encore se préoccuper de ce problème très désagréable et qui engendre bien des soucis. De propreté, d’hygiène, de linge, sans oublier la peur de la contagion et l’état psychologique de votre enfant. Pourtant rien n’y fait, ces parasites sont souvent présents à l’école, surtout en primaire et il faut vite prendre les mesures adéquates.

 

Voici une toute petite bestiole, mais bien ennuyeuse ! Ce petit parasite ne transmet pourtant pas de maladie et n’a pas d’effet véritablement négatif sur la santé.

 

Tout sur le pou

 

Le pou (ou pédiculose) choisit d’ailleurs son endroit. Ceux qui se trouvent sur la tête sont différents de ceux qui viennent sur nicher sur le reste du corps. Le pou adore vivre près de la chaleur de la peau qui lui fournit sa nourriture. Il pique le scalp pour en prélever un peu de sang et s’agrippe aux cheveux par ses pattes.

 

Sa durée de vie est d’environ un mois et il n’arrive pas à survivre s’il est chassé de cet abri qui lui convient. Cela lui plaît tellement d’ailleurs qu’il s’y reproduit. Or, une femelle est capable de pondre au cours de sa vie une centaine d’œufs, les fameuses lentes, qui sont fixés à la base du cheveu par une sorte de matière collante. Il faut entre une semaine et 10 jours pour que les œufs éclosent.

 

Les symptômes des poux
 Ils sont bien connus : démangeaisons du cuir chevelu, l’enfant a tendance à se gratter et en examinant le scalp, on parvient rapidement à voir ces petits insectes.

Le pou de tête est fréquent les écoles. La présence de ce petit parasite se répand rapidement et les enfants se grattent volontiers la tête pour soulager le gratouillement. Le pou est un insecte qui ne vole pas et ne saute pas. La contamination se fait par contact entre chevelures. Il n’est donc pas rare qu’un enfant contamine ses frères et sœurs, ses parents ou ses amis.

 

Le pou et l’hygiène

Le pou n’a aucun rapport avec une mauvaise hygiène, car n’importe quel enfant est susceptible d’en attraper à partir du moment où il est dans une collectivité. Les adultes ne sont pas à l’abri, même si la contamination est beaucoup plus rare, mais la promiscuité aussi. Qu’on le sache donc, le parasite ne vient pas se nicher particulièrement dans des cheveux sales.

 

Pour vérifier que les poux sont présents, il faut examiner la chevelure. Ils sont de couleur brune ou grise et pas toujours faciles de les identifier. L’idéal est de mouiller les cheveux et d’utiliser un peigne spécial poux (à dents très serrées) pour les démêler au dessus du lavabo. Si des poux sont présents, on pourra les voir sur le peigne et ils tomberont sur la surface blanche. Sinon, on risque de les confondre à première vue avec des pellicules.

 

Les conséquences des poux et des lentes à l’école

Les poux touchent en priorité les enfants de 3 à 12 ans et l’on a pu observer une augmentation de leur présence ces dernières années. Normalement, un enfant qui a des poux ou des lentes ne doit pas venir à l’école pour éviter que cela se propage aux autres. On lui administre un traitement avant de revenir.

 

Mais en réalité, les parents retirent rarement leur enfant, souvent parce qu’ils ne s’aperçoivent pas de la contamination, mais aussi parce qu’il faut alors le garder à domicile. Généralement, c’est une note de l’école qui vous apprend que la présence de poux a été constatée et qu’il convient de ce fait de traiter les enfants. La médecine scolaire doit être alertée pour tenter de juguler la contamination. Le nom de l’écolier n’est pas divulgué.

 

Les traitements anti poux et lentes

Des produits spécifiques existent qui tuent les poux. On peut aussi les détacher avec un peigne à poux sur cheveux mouillés. Il est plus difficile de se débarrasser des lentes, là encore mieux vaut utiliser un produit, plus un peigne à poux trempé dans du vinaigre. Ces parasites sont assez résistants et il est assez difficile de les éliminer en totalité.

 

Il est donc conseillé de suivre le traitement et de surveiller le cuir chevelu pendant la période d’éclosion des œufs, c’est-à-dire une dizaine de jours, ce qui permet de tuer les nouveaux venus dès leur naissance. Ne pas le faire signifie que le pou risque d’atteindre l’âge adulte en deux semaines et de pondre à son tour !

 

Les insecticides anti poux et lentes

Il existe aujourd’hui des produits efficaces, même s’ils restent assez forts pour les cheveux. Les recettes de grand-mère pullulent aussi, puisqu’il s’agit d’un problème ancien, mais ils sont souvent en partie inefficaces, ils viennent donc souvent en complément.

Les produits existant sont souvent à base de pyréthrine ou de malathion. Attention, ils n’ont aucune action préventive, ils sont là pour tuer des poux présents.

 

En matière de formulation, on trouve des shampooings, des lotions, des sprays. Le produit (par exemple à base de pyrétrhine) doit être appliqué pendant une dizaine de minutes minimum et un peu plus longtemps si possible (jusqu’à une heure maximum). Bien rincer ensuite et éliminer les poux morts en peignant avec soin. Repeigner tous les matins pour continuer à les éliminer s’il y a lieu.

 

Au bout d’une semaine, il faut bien vérifier qu’il n’y a plus de poux vivants sur le peigne.

Si cela ne fonctionne pas, on passe alors au malathion (l’important étant de changer de molécule), mais l’application doit avec ce produit durer une dizaine d’heures et l’odeur est assez désagréable. Aujourd’hui il existe des produits tels que « Para Plusâ » qui combinent les deux substances.

 

La diméticone

 Ce produit est assez récent et son but est d’étouffer le pou et de le laisser sans oxygène, il forme un film autour du pou, l’emprisonnant et le faisant mourir. L’application se fait sur cheveux secs pendant au minimum 8 heures, on peut ensuite de rincer les cheveux. Une seconde application est faite une semaine après. Il est assez efficace et moins toxique que les insecticides classiques.

 

Les laboratoires doivent tester de nouveaux produits, car les parasites comme d’autres insectes parviennent à s’adapter à certaines molécules qui deviennent inefficaces dans le temps.

 

Le peigne à poux

 Utiliser uniquement le peigne sans aucun produit permet rarement d’éliminer rapidement et efficacement les poux, du moins en totalité. De plus, cela prend énormément de temps à la fois pour les parents mais aussi pour les enfants, car il convient de procéder mèche après mèche sur des cheveux sur lesquels on a appliqué un démêlant. Il faut recommencer l’opération plusieurs fois en l’espace de quinze jours. Le peigne est donc utile, mais son usage unique ne doit être réservé qu’à des personnes qui ne supportent pas les autres produits.

 

Les remèdes maison

 L’huile essentielle de lavande est couramment utilisée, ainsi que le cèdre, le benjoin ou l’origan. L’objectif est souvent d’éviter des produits considérés comme toxiques. Il est donc assez courant d’appliquer des décoctions maison sur les cheveux. Certains mélangent argile et huile, deux éléments qui n’abiment pas le cheveu, voire d’autres substances plus ou moins originales (comme la mayonnaise !), et laissent agir sous un film alimentaire plusieurs heures.

 

On l’aura compris, le but est là aussi d’étouffer les poux et de les tuer, car ils ne peuvent plus respirer ni s’échapper à cause du film. Le plus difficile est ensuite de bien rincer les cheveux, puis il faut passer à l’étape indispensable du peigne et continuer à peigner pour éliminer les « cadavres » pendant une dizaine de jours. Compléter avec un shampooing anti-poux peut être nécessaire. L’important est de bien vérifier que les poux qui continuent à tomber sont bien morts, sinon il faut passer à une solution moins écologique.

 

Effets secondaires
 Des irritations cutanées sont possibles avec les insecticides, il faut faire attention à ne pas mettre de produit dans les yeux. Il s’agit bien évidemment de produits toxiques qu’il convient de manier avec précaution et qui ne doivent pas rester à la portée de jeunes enfants. Ils ne sont d’ailleurs pas conseiller pour les enfants de moins de quatre ans.

 

Cependant, aucun des traitements énumérés n’est efficace à 100%. Il faut donc changer de méthode si cela ne marche pas. Il est d’ailleurs possible qu’une nouvelle contamination ait eu lieu après le traitement.

 

Question de prévention

 L’idéal est bien entendu de faire en sorte que la contamination ne puisse avoir lieu. Plusieurs recettes existent qui n’ont pas vraiment démontré leur efficacité, mais qui ne sont pas nocives en usage externe. Le problème est qu’aucune étude scientifique n’a démontré leur efficacité et qu’en vérité, personne ne sait vraiment comment éviter leur présence. Le pharmacien est une aide précieuse, car il connaît bien les produits disponibles et est au courant du problème.

 

La prévention principale consiste en fait en des précautions permettant d’éviter la contagion. L’entourage doit donc être protégé grâce à des choses simples :

Changement du linge de lit,

Peigne spécifique à chacun,
Serviette de toilette spécifique,
Pas de partage de bonnet ou autre accessoire pour les cheveux, 
Bonnet obligatoire pour la piscine.

 

Les textiles doivent être lavés à 60°. Si cela n’est pas possible, emballer le tout dans des sacs plastiques fermés pour faire mourir les poux (ou mettre les sacs une journée au congélateur).

 

Les poux apprécient les cheveux longs, et le traitement est évidemment plus délicat, mieux vaut donc les attacher lorsque l’enfant va à l’école.

 

Des cas particuliers

 Il est inutile de consulter un médecin, sauf si les poux sont présents chez des nourrissons ou des enfants en bas âge, chez des femmes enceintes ou allergiques à certains produits chimiques. Idem pour les personnes souffrant de blessures à la tête bien entendu. L’asthme et l’épilepsie sont aussi concernés, il est donc important de lire les précautions d’emploi du produit avant de l’appliquer ou de simplement traiter avec le peigne.

 

Les poux peuvent provoquer des démangeaisons importantes, entraînant des lésions cutanées. Le pou est aussi responsable du typhus, même si cette maladie a disparu d’Europe Occidentale, mais nous ne sommes pas à l’abri d’une réapparition. Il est donc important de traiter les enfants.

 

Les poux et la honte des enfants

 Chez certains enfants, le problème le plus aigu n’est pas vraiment la présence de poux, mais la honte et la gène qu’ils ressentent. Il arrive ainsi fréquemment qu’ils refusent d’aller à l’école, ne veulent pas en parler, trouvent cela « dégoutant ». Il faut dire que les parents aussi sont bien ennuyés lorsque cela arrive.

 

Il est donc important de savoir et de dire que les poux n’ont pas de rapport avec une mauvaise hygiène et expliquer que les jeunes enfants sont particulièrement sensibles à cette contamination du simple fait qu’ils sont à l’école. Comparer les poux à d’autres insectes, tout comme l’on peut être piqué par une araignée ou des moustiques, les poux peuvent aussi attaquer sans qu’il ne soit facile d’agir.


Le seul impact positif de cette honte est que les enfants sont généralement tout à fait d’accord pour faire les traitements et éliminer ces poux qui les gênent, en dépit du fait que ce soit parfois désagréable.

 

Luttons donc contre les poux pour que ces contaminations cessent d’augmenter. Lorsqu’un traitement est fait sur un enfant, il est très important de bien vérifier une dizaine de jours après qu’il est efficace et que les œufs n’ont pas occasionné de nouvelles naissances. En agissant immédiatement, le problème peut être résolu !

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