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Handicap : plus d'un milliard de personnes handicapées dans le monde

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Plus d'un milliard de personnes souffrent d'une forme de handicapdans le monde et au moins un cinquième d'entre elles rencontre des difficultés importantes liées à leur état dans leur quotidien. En France, le nombre de personnes handicapées est estimé à plus de cinq millions. Que fait la société pour elles ?

Il n'existe pas de définition internationale du handicap mais toute une variété d'acceptions et de concepts différents qui varient fortement d'un pays à l'autre.

 


 

En France, selon la loi pour l'égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées, dite loi handicap, du 11 février 2005 : « Constitue un handicap toute limitation d'activité ou restriction de participation à la vie en société subie dans son environnement par une personne en raison d'une altération substantielle, durable ou définitive d'une ou plusieurs fonctions physiques, sensorielles, mentales, cognitives ou psychiques,d'un poly-handicap ou d'un trouble de santé invalidant ».

 

Pour sa part, la Classification internationale du fonctionnement, de la santé et du handicap (CIF), adoptée le 22 mai 2001 par l'Organisation mondiale de la santé (OMS), après passage par des versions intermédiaires, considère quec le handicap est le résultat d'un processus où sont mis en interactions plusieurs dimensions, les fonctions organiques et les structures anatomiques, les activités de la vie quotidienne et la participation sociale, les facteurs environnementaux et les facteurs personnels.

 

Il existe une version enfants et adolescents de cette classification (CIF-EA). Le handicap fait partie de la condition humaine. Chacun, à un moment ou à un autre de la vie, de façon temporaire ou permanente, peut être affecté d'une déficience et/ou d'une incapacité survenant à la naissance, à la suite d'un accident ou d'une maladie, ou à cause du vieillissement.

Plus d'un milliard de personnes souffrent d'une forme de handicap dans le monde, soit environ 15 % de la population de la planète (sur la base d'estimations démographiques pour 2010), dont près de 200 millions d'entre elles vivent avec de très sévères limitations fonctionnelles, selon le premier Rapport mondial sur le handicap réalisé conjointement par l'OMS et la Banque mondiale.

En France, le nombre de personnes handicapées est estimé à plus de cinq millions. En quelque quatre décennies, la population totale des personnes vivant avec un handicap a augmenté de 5 %. Cette augmentation est due au vieillissement des populations, au développement de maladies chroniques (diabète, maladies cardiovasculaires, cancers, troubles de santé mentale...), ainsi qu'aux progrès scientifiques et techniques qui ont fait chuter la mortalité au prix de séquelles corporelles persistantes souvent graves.

Dans un monde parfait, les droits énumérés dans la Déclaration universelle de l'homme suffiraient à protéger chacun. Dans notre monde il en va tout autrement. Depuis une cinquantaine d'années les personnes handicapées ont été au coeur de nombre de rapports publiés, d'appels lancés, de débats organisés, de déclarations proclamées, de lois promulguées. Pourtant, elles ne bénéficient toujours pas des mêmes opportunités que le reste de la population.

 

Elles sont encore confrontées à des obstacles physiques (inaccessibilité) et sociaux (discrimination) empêchant la plupart d'entre elles de recevoir une éducation, de trouver du travail, y compris lorsqu'elles sont parfaitement qualifiées, d'avoir accès à l'information, d'obtenir des soins de santé et de réadaptation adéquats, de se déplacer, de s'intégrer et de se faire accepter. Moyennant quoi, comme le souligne de rapport mondial, elles sont en moins bonne santé, ont un niveau d'éducation plus faible, moins d'opportunités économiques et des taux plus élevés de chômage et de pauvreté que les personnes non handicapées.

La Convention relative aux droits des personnes handicapées, adoptée par l'Assemblée des Nations unies le 13 décembre 2006, est entrée en vigueur le 3 mai 2008. Elle a été signée par 153 pays et ratifiée par 110, quand son protocole facultatif (texte permettant à des personnes s'estimant victimes d'une violation de la Convention par leur État partie d'en informer le Comité des droits des personnes handicapées) a été signé par 90 pays et ratifié par 60 (chiffres au 8 février 2012), la France ayant signé et ratifié les deux textes. Ce traité international ne crée pas de nouveaux droits aux personnes handicapées.

Il « a pour objet de promouvoir, protéger et assurer la pleine et égale jouissance de tous les droits de l'homme et de toutes les libertés fondamentales par les personnes handicapées, et de promouvoir le respect de leur dignité ». En revanche, sur la base de l'égalité avec les personnes non handicapées, il crée des obligations aux États signataires, qui doivent mettre en oeuvre des mesures efficaces et appropriées, y compris d'ordre législatif ou administratif, pour briser les barrières qui isolent les personnes souffrant d'un handicap, quand elles ne les mettent pas en marge de la société.

La Convention cible les domaines d'intervention des États, qui vont de la discrimination à l'accessibilité, de la mobilité personnelle à l'inclusion dans la vie, en passant par l'éducation et la formation, la santé et la réadaptation, sans oublier l'accès à l'emploi, à la vie politique, publique et culturelle, les loisirs et les sports... Vaste programme pour les États, d'autant qu'ils devront aussi rendre des comptes.

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