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Parler pour se sentir mieux : une bonne thérapie ?

Info & Savoir

Mettre des mots sur ce que vous ressentez en parlant avec un thérapeute ou en vous confiant à votre journal personnel peut réellement vous aider à vous sentir mieux. C’est prouvé, parler de nos maux et nos souffrances soulage.

Au cours d’une étude publiée dans la revue Psychological Science, les chercheurs de l'University of California ont utilisé la technique de l'imagerie par résonance magnétique fonctionnelle pour surveiller l'activité cérébrale de 30 volontaires. Ils ont ainsi pu démontrer que parler de ses souffrances soulage véritablement. Concrètement, les patients ont montré une diminution de l'activité de l'amygdale au profit de la stimulation du cortex préfrontal ventrolatéral, qui est en quelque sorte un réflexe de protection involontaire.

 

Il nous arrive d'y recourir, par exemple, quand nous nous sentons triste et déprimé et que nous confions nos états d'âme à notre journal personnel. Quand nous formulons nos émotions, nous ne savons pas que cela va nous aider à nous sentir mieux, nous ne le faisons pas exprès. Mais le résultat est bel et bien là. Il y a donc maintenant une justification scientifique à l'utilisation d'un journal intime, mais aussi au conseil dit et répété, voire rabâché: si quelque chose ne va pas, ne restez pas seul, mais parlez-en autour de vous, et notamment à un spécialiste de la thérapie par la parole.

 



Se soigner en parlant
La parole soigne, à condition d’être une parole pleine, une parole vraie, d’où l’émotion et l’affect, c’est-à-dire le corps, ne sont pas absents. Depuis cent ans environ, la psychanalyse et les thérapies qui en sont issues ne cessent d’explorer les possibilités d’évolution et de progression données par la parole. Mais communiquer, c’est-à-dire parler un langage d’expression personnelle, ne va pas de soi. C’est ainsi que des techniques non verbales, développées ces dernières années, ont su supposer d’autres moyens pour exprimer les émotions, même si la mise en mots de ces affects reste nécessaire. Ainsi, si la guérison peut venir de la parole dite, elle peut aussi passer par des techniques corporelles qui, elles, peuvent mener à la parole.


Socrate disait déjà que la connaissance de soi passait par la possibilité de retrouver les souvenirs, ce qu’il appelait la réminiscence. C’était le sens de son fameux "connais-toi toi même". Plus tard, Descartes montrera avec "Le traité des passions" qu’il existe des phénomènes qui échappent à la conscience claire. Mais il faut attendre la fin du XIXè siècle pour que la pensée consciente soit destituée de la toute puissance où elle était juchée, et qu’on puisse se rendre compte que, loin de dominer faits et gestes, elle ne représentait qu’une instance, soumise à différents déterminismes (économiques, biologiques, etc.) qui lui échappent. Ici, nous ne retiendrons que le déterminisme psychologique inconscient que Freud n’a cessé de mettre en évidence toute sa vie.


Nous ne nous attarderons pas sur les conditions historiques ni sur le contexte idéologique de la fin du XIXè siècle, qui ont donné naissance à la psychanalyse. Disons simplement qu’à partir de cette époque, le statut de la parole et de la pensée consciente apparaîtra tout à fait bouleversée et qu’il existe aujourd’hui de nouvelles manières de concevoir la maladie psychique et ses traitements.


C’est notamment la notion de mémoire qui va faire apparaître l’importance de l’histoire de la personne dans son être au monde. Or, cette mémoire de l’histoire individuelle dépasse la conscience : ce qui a marqué et qui lui a échappé s’est déposé dans une mémoire inconsciente qui se manifeste à travers les rêves, les lapsus, les symptômes dont le sens véritable n’est pas perçu. Ainsi la personne est constituée d’une partie consciente et d’une partie inconsciente au point qu’on peut dire qu’elle est autre que ce qu’elle pense être.


On comprendra alors que chacun peut être travaillé à son insu par des pensées, des images, des souvenirs auxquels il paraît nécessaire de redonner conscience et parole. L’expérience montre que la mise en mots, la prise de conscience permettent de retrouver un sens, puis ouvrent la voie d’un mieux-être, d’une guérison.

 

L’importance de la parole libre
Car la parole libre est souvent pleine de surprises et fait émerger des sens restés ignorés. Tout le monde a fait cette expérience de découvrir un jour, comme inopinément, une signification particulière d’un mot, pourtant employé depuis longtemps. L’impression de surprise ou de légère étrangeté témoigne de l’apparition d’un sens nouveau, porté par le message, mais encore inaperçu ou inattendu.

 

Le travail de la parole, et sur la parole procède de ce phénomène concret. Lors de ce jeu des mots les uns avec les autres, producteurs de nouveaux sens et révélateurs d’anciennes émotions, la parole prend corps, le corps entre dans le langage et lui donne consistance. C’est dans le discours que la parole prend son plein sens, investie alors du corps qu’elle redécouvre.
Pour conclure, nous dirons que parler à quelqu’un, se mieux trouver dans ses propres mots, asseoir son identité sur une histoire reconstruite constituent le but thérapeutique.

 

Si la mise en mots et en images est comme la consigne la plus impérative pour la guérison, au sens où nous l’avons définie, dans la mesure où le corps se trouve engagé dans la mise en mots, on peut comprendre aisément qu’il y ait plusieurs voies d’entrée dans la guérison : par les mots ou par le corps, dans cette seule mesure où l’un ne fonctionne pas au détriment de l’autre. L’association libre s’apprend, retrouver les émotions du corps aussi, mettre des mots sur des émotions également : voilà ce que proposent les thérapies non médicales.

 

Thérapies par la parole
Ce sont des thérapies par la parole qui permettent de réfléchir, d’élaborer, de se remettre en question dans un échange avec le thérapeute. Ce dernier reformule ce qui est dit pour aider le patient à reconnaître ses sentiments et ses émotions afin de clarifier sa pensée. Le thérapeute se livre aussi à un exercice d’interprétation pour repérer les mécanismes inconscients de son patient, mais sans jamais l’influencer ou lui imposer sa propre lecture.

 

Harcèlement verbal
Les procédés du harcèlement moral transforment les mots, les gestes et les attitudes en de redoutables instruments de déstabilisation psychologique. Ils attisent l'intentionnalité de suggérer, d'influencer et de manipuler. L'usage et la fonction de la communication verbale et non-verbale sont pervertis et exercent sur leur victime une violence ravageuse.

 

Les mots justes
Quels que soient vos blocages, vos envies, vos questions, vos dilemmes, vous trouverez dans cet ouvrage les mots justes qui vous permettront de façon autonome de vous dépasser, d'être guidé parfaitement et de réaliser vos rêves. A votre tour, utilisez les Verbes (ou phrases de conscience) pour transformer votre vie ! Ils concernent le développement personnel (estime de soi, confiance en la vie, guérison des blessures, déconditionnement, etc) ainsi que tous les pans de l'existence où l'on désire légitimement connaître le bonheur (domaine amoureux et professionnel, trouver le lieu de vie idéal, avoir de belles relations, etc).

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