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Ménopause et bouffées de chaleur : comment vivre avec ?

Info & Savoir

La ménopause est une étape inévitable de la vie d'une femme. Le système hormonal féminin ralentit inexorablement jusqu'à cesser son activité qui lui permettait de procréer. un ralentissement qui va engendrer quelques maux, parfois légers, parfois plus graves en fonction des individus. on retrouve pourtant certaines constantes telles que les bouffées de chaleur qui viennent perturber la vie quotidienne. des solutions existent pour améliorer la vie des femmes en cette période bien particulière.

Les femmes concernées par la ménopause sont celles qui ont environ la cinquantaine.

Statistiquement, la moyenne se situe à 51 ans. Des exceptions existent bien entendu dans un sens comme dans l'autre, mais globalement, on peut dire que les femmes entrent naturellement en pré-ménopause à partir de 45-48 ans, et que la ménopause réelle intervient environ 4 à 5 ans après. Médicalement, on estime que la ménopause est avérée lorsque les menstruations se sont arrêtées pendant douze mois en continu. Cela concerne aussi les femmes qui ont subi une ablation des ovaires.

Le signe médical évident est l'arrêt des menstruations, qui n'est pas pour autant le signe que la ménopause est en effet finalisée, car une activité hormonale peut encore perdurer pendant des mois, voire plus.

 

Mais ce signe n'est pas le seul, d'autres interviennent, comme une prise de poids, légère ou rapide en fonction de l'hygiène de vie, une modification de son corps avec un épaississement fréquent au niveau des bras et du dos. La peau qui s'assèche est également en première ligne.

 

Si l'on ajoute à cela, une mélanine qui devient paresseuse, des cheveux qui s'affinent, une sécheresse vaginale qui vient parfois perturber la vie sexuelle, en bref des éléments qui pris un à un ne sont pas si graves, mais le cumul peut évidemment provoquer une baisse de moral compréhensible !

 



En dehors de cet aspect physique, il ne faut pas sous estimer le psychisme. Car si la plupart des femmes ne regrettent pas concrètement leurs menstruations, c'est le symbole qui est important. Terminée la jeunesse, la fertilité, voici venir un temps où l'on va commencer à cerner tous ses défauts avec plus d'acuité, en se demandant s'il ne serait pas temps d'avoir recours à la médecine, voire à la chirurgie esthétique.

Cette période mène certaines à une véritable dépression d'autant qu'aujourd'hui, cela correspond également à un âge où les parents disparaissent et où l'on se retrouve en première ligne en termes de générations. C'est aussi le moment où les enfants deviennent adultes et quittent le foyer.

 

La décennie 50-60 ans représente donc une dizaine où il faut affronter de nombreux bouleversements. Un divorce peut intervenir, ou la nouvelle que votre ex est devenu papa juste au moment où vous n'êtes plus à même d'être mère. Non pas que cela vous tente, mais enfin, c'est surtout la différence entre les sexes qui est ressentie comme une injustice !

Pas de panique non plus, après tout, si la ménopause vous a rattrapée, c'est aussi que vous êtes en vie, en bonne santé, et que vous ne ressemblez aucunement à votre grandmère au même âge. Les changements physiologiques sont inévitables, mais il est heureusement possible de lutter contre certains effets néfastes.

Pour certaines, aucun véritable signe avant-coureur ne se manifeste, aussi mieux vaut attendre. Pour d'autres, il est possible d'anticiper et de prendre quelques mesures salutaires.

Prendre en prévention des compléments nutritionnels qui peuvent rééquilibrer certains manques au niveau de votre alimentation, les antioxydants agissent aussi contre le vieillissement.

Pour tous les soucis liés à la peau et aux cheveux, allez faire un petit diagnostic chez un spécialiste du cheveu ainsi que chez une dermatologue. Il existe des masques bienfaisants pour cette période, il faut parfois changer les produits de toilette, en passant par le savon, le gel douche et la crème hydratante visage et corps. Il est de votre responsabilité de vous occuper de vous et de prendre un peu plus de temps afin que votre apparence ne souffre pas.

Enfin last but not least, il est bien évident qu'une visite chez votre gynécologue s'avère nécessaire. Il faut vous y faire : pendant quelques années, vous irez le ou la voir un peu plus souvent que pour les contrôles habituels, afin de définir quel traitement vous soulagera le mieux. Le principal problème étant que cette phase peut durer assez longtemps avec un équilibre hormonal très changeant d'une période à l'autre, et donc des traitements qui peuvent être modifiés en fonction de ce que vous ressentez, en attendant que la ménopause soit bel et bien là.

La plupart du temps, votre gynécologue vous prescrira un progestatif 10 ou 15 jours par mois, voire plus, si vous souhaitez que le traitement vous serve également de contraceptif. Par la suite, il peut être accompagné d'un oestrogène naturel souvent en gel ou crème en cas de petites pertes. Enfin, il est aussi possible que l'on vous recommande les nouvelles pilules micro-dosées dite de troisième génération de type Minesse, Melodia...

Ces traitements s'accompagnent comme toujours de contrôles par le biais de frottis ou d'échographies et sont temporaires. Fibromes et polypes peuvent se former et sont quasiment toujours bénins. Il ne faut pas hésiter à en parler si une prise de poids gênante intervient ou si des pertes imprévues viennent perturber votre vie sexuelle. Il n'y a aucune raison de supporter cela sans rien dire, car les traitements existent qui peuvent vous aider sur ces points. Pas de fausse pudeur, et ne pensez pas que tout est normal.

Un point important : toutes les femmes ne souffrent pas des mêmes symptômes. Certaines ne noteront qu'une fragilité nouvelle au niveau des cheveux et des ongles, tandis que d'autres traverseront une véritable période de souffrance, physique et aussi psychologique. L'important est évidemment de se dire que tout cela est transitoire, mais enfin, plusieurs mois sont souvent en cause, voire plus.

Contrairement aux générations de femmes précédentes, depuis une bonne trentaine d'années, les médecins détiennent des solutions et il convient de ne pas se laisser aller à la déprime seule dans son coin. Consulter est salvateur.

Parmi les effets les plus gênants, on retrouve les bouffées de chaleur, qui interviennent souvent la nuit, mais aussi le jour et constituent un véritable handicap.

Bouffées et sudation nocturne

Il s'agit certainement du symptôme le plus handicapant pour les femmes qui les ressentent périodiquement.

D'où proviennent ces fameuses bouffées ? En fait, nos hormones interviennent dans la régulation de la température de notre corps. Il est donc assez normal que le ralentissement, voire la cessation, de l'activité hormonale se manifestent par cette sorte de montée en température.

Trois femmes sur quatre qui consultent disent en souffrir. Le problème est que ces bouffées interviennent essentiellement pendant la nuit et par conséquent viennent aussi perturber votre sommeil, ce qui évidemment n'arrange pas votre forme générale le lendemain matin. Elles commencent souvent par la tête pour se propager ensuite dans le corps. C'est justement parce que ces sudations sont la plupart du temps nocturnes qu'il faut agir, car vous vous sentez bien sûr épuisée et donc fragilisée.

Il arrive aussi que l'on en souffre en pleine journée, ce qui est particulièrement ennuyeux lorsque l'on travaille, car la transpiration peut être intense, avec apparition de sueur sous les aisselles, sans oublier la rougeur qui monte au visage. Il est toujours difficile de n'avoir pas d'autre choix que d'afficher les maux qui nous affligent, d'autant qu'ils sont l'aveu explicite de notre âge.

En général, on agit contre ces bouffées en administrant des oestrogènes. Lorsque les hormones sont contre-indiquées, des solutions de rechange peuvent être trouvées comme certaines molécules agissant contre l'hypertension artérielle ou des préparations intégrant de la belladone. Le THS est très efficace.

Le traitement hormonal substitutif ou THS

A ne pas confondre avec les traitements que vous avez pu prendre lors de votre pré-ménopause. Il s'agit ici de vous administrer après l'arrêt complet des menstruations un traitement qui remplace oestrogène+progestérone que vous ne produisez plus naturellement. Les formes de traitement sont de toute nature que ce soit par voie orale, cutanée peu importe, cela n'affecte en rien leur efficacité, il s'agit simplement d'adopter l'usage qui vous conviendra le mieux.

Au départ, ce traitement a été mis en place pour réduire les symptômes climatériques difficiles à supporter tels que bouffées de chaleur et il paraissait logique effectivement de reproduire de manière artificielle un équilibre hormonal disparu qui évitait ce genre de malaise. Et de fait, le THS est très efficace pour les bouffées ou la sudation. Il agit aussi sur la paroi vaginale et a une action positive sur les problèmes urinaires éventuels.

Les risques et contre-indications liés à l'hormonothérapie

Divers rapports récents ont inquiété les femmes il y a quelques années sur le rôle supposé des THS dans les risque cardiaques, ainsi que cancérigènes (sein et utérus). Il s'agissait d'une étude américaine de l'été 2002 portant sur 16 000 femmes (Women's Health Initiative), et d'une étude britannique au long cours sur un million de femmes (Million Women Study).

Ces études ont effrayé à tel point les Françaises qu'un tiers d'entre elles ont arrêté leur traitement et que l'Agence Française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) a restreint les indications du THS, adoptant ainsi une attitude de précaution qui a pu être interprétée par les femmes comme une confirmation.

En y regardant de plus près, certains faits ont été mis en lumière sur l'étude américaine en particulier : elle avait été faite sur des femmes dont l'âge moyen était de 63 ans, ce qui n'est pas gênant en soi, mais dont les deux tiers étaient en surpoids, avec même un tiers d'obèses et d'hypertendues. Cette sélection est peut-être intéressante et représentative pour les Etats-Unis et il est vrai que l'on ne cesse de proclamer que d'ici quelques années, nous serons une grande majorité à être touchées par ce phénomène de surpoids, encore faut-il comparer ce qui est comparable ! Evidemment, l'autre point qui aurait pu quand même être souligné dans les médias est que les hormones étudiées étaient différentes.

Face à ce rejet des THS, les Français ont décidé de faire à leur tour une enquête afin de valider ou pas certains résultats en fonction de la femme ménopausée française, ses particularités, son régime alimentaire et les traitements suivis et agréés en France qui sont en partie différents des américains.

En réalité, les médecins ont précisé que la prise de THS n'est pas corrélée à ce risque sur les femmes ménopausées en bonne santé et sans antécédent.

En revanche, il existe bel et bien des contreindications diverses, dont les principales sont les femmes ayant eu : - Des thromboses, - Des cancers du sein et de l'utérus, - Des maladies graves du foie, - Des hémorragies génitales, - Un problème d'allergie aux hormones.

Les phyto-oestrogènes Devant la peur provoquée par les études anglo-saxonnes, de nombreuses femmes se sont orientées vers des médecines dites parallèles. Les plus connues sont les isoflavones dont l'origine est essentiellement le soja. Il y a bien sûr d'autres végétaux qui en contiennent comme les céréales, les fruits ou même le thé. Chimiquement, ces produits sont proches des hormones féminines et il paraît normal de les tester pour venir en aide sur les deux symptômes les plus courants et les plus gênants : bouffées de chaleur et sécheresse vaginale.

Ils sont classifiés dans la catégorie compléments alimentaires, car ils intègrent souvent des vitamines ou des antiradicalaires. Cela a une conséquence importante : ces produits ne sont donc pas obligés d'avoir recours à l'accord de mise en marché, processus long et complexe réservé aux médicaments. Mais qui a l'avantage de devoir présenter des études accompagnés de résultats probants quant au but recherché.

L'AFSSAPS a mené quelques études dont les résultats ne sont pas concluants. En résumant, les phyto-oestrogènes n'apportent rien sauf une meilleure tonicité des vaisseaux sanguins. Les Japonaises ne sont pas des Françaises et vouloir copier les recettes de femmes dont les caractéristiques, l'environnement, le régime alimentaire sont différents depuis des siècles n'est pas une démarche recommandée.

D'autres molécules sont utilisées en parapharmacie à base de plantes, mais là encore les études nécessaires n'ont pas été menées pour valider leur effet par rapport à un placebo. L'Afssaps recommande évidemment de ne prendre que des produits ayant reçu une autorisation officielle de la part des autorités sanitaires.

N'oublions pas que le traitement n'est pas obligatoire si l'on se sent bien, alors voici quelques conseils généraux et pratiques pour bien vivre sa ménopause ainsi que la suite :

Alimentation

Une bonne alimentation est importante tout le long de votre vie et de plus en plus d'études prouvent que ceci a certainement un impact sur la résistance au cancer, même si la génétique a aussi son mot à dire. La ménopause est justement un moment où il faut absolument se concentrer sur ce point.

Tabac = stop Evidemment à tout âge, mais c'est peut-être le moment d'arrêter si vous n'avez pas réussi auparavant.

Activité physique

En un mot, l'activité est bonne pour tout. Pour votre squelette et vos muscles. De plus, en étant plus tonique et musclée, vous avez moins de chance de tomber et d'être la victime de la fameuse fracture col du fémur. Votre coeur et vos vaisseaux bénéficient de ce travail de musculation ainsi que d'un travail cardio sans impact. La fréquence idéale est de deux à trois fois par semaine. Cela aide à évacuer le stress, vous fait oublier les petites douleurs et permet de maintenir un poids stable.

Amour toujours !

Enfin, si vous avez un partenaire, ayez une vie sexuelle active, cela aussi « c'est bon pour le moral ! ». C'est le moment où les enfants sont grands et vous pouvez vous échapper un peu quand vous le voulez sans vous préoccuper des vacances scolaires.

La ménopause est une période souvent désagréable de la vie des femmes quand elle s'accompagne de troubles physiques et psychologiques. Des solutions existent cependant pour passer le cap en toute sérénité !

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