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Prévention du cancer du sein : la mammographie en 2O questions et 20 réponses

Info & Savoir

La mammographie fait à présent partie des examens qui commencent enfin à rentrer dans les moeurs chez les femmes. Il faut pourtant toujours investir sur de grandes campagnes de communication pour parvenir à ce que toutes se sentent concernées. Car cet examen peut s'avérer salvateur, pour prévenir le cancer du sein.

Cest à partir de 40 ans et surtout après 50 ans que toutes les femmes devraient annuellement se faire contrôler, car décelé très tôt un cancer du sein se soigne dans la majorité des cas.

 




L'âge influence la survenue du cancer du sein. Environ 75% des cancers sont détectés chez des femmes de plus de cinquante ans. Ces dernières années pourtant, on assiste à un « rajeunissement » des patientes avec un nombre plus élevé de femmes jeunes qui développent la maladie (entre 40 et 45 ans).

On enregistre 42 000 nouveaux cas chaque année, le cancer du sein restant le plus fréquent frappant les femmes.

Le cancer du sein reste la première cause de mortalité chez les femmes entre 35 et 65 ans.

Globalement, une femme a aujourd'hui 1 «chance» sur 8 d'avoir un cancer du sein au cours de sa vie, le pourcentage augmentant au cours des années.

La moitié des cancers sont décelés lorsqu'ils mesurent moins de 2 cm.

Lorsque leur taille est inférieure à 1 cm, et qu'il n'existe pas de ganglions, les chances de survie à 5 ans sont d'au moins 90%.

On estime que près de 3 000 femmes pourraient être sauvées chaque année, si 70% des femmes de 50 à 74 ans faisaient une mammographie tous les deux ans.

1. Pourquoi doit-on une mammographie de façon systématique après 50 ans ? C'est après la ménopause que le risque devient le plus important. Il existe également d'autres facteurs qui peuvent accélérer le processus tels que le tabac, l'alcool, le surpoids. Certaines personnes sont également concernées par la forme génétique du cancer (mutation des gènes BRCA 1 et 2). Dans ce dernier cas, la surveillance commence dès 40 ans et se fait plus fréquemment.

De plus, on sait que plus le cancer est détecté de façon précoce, plus les chances de guérison sont importantes.

Or, la mammographie permet de détecter un cancer alors même qu'aucune grosseur n'est encore vraiment détectable à la palpation.

Si la patient sent une boule dans le sein ou constate un changement dans ses seins du type écoulement, rougeurs, peau qui pèle, crevasses, il convient de consulter pour faire une mammographie, quels que soient son âge et la date du dernier examen.

2. Combien de temps dure l'examen ? L'examen dure environ une quinzaine de minutes en tant que tel. Les résultats sont immédiats, et le médecin procède à une palpation des seins afin de compléter l'examen. C'est l'occasion de lui poser toutes les questions éventuelles et lui demander également des conseils pour procéder à la palpation soi-même.

3. Est-ce douloureux ? L'examen n'est pas du tout douloureux.

Il est parfois inconfortable, puisqu'il s'agit de presser chaque sein entre deux plaques afin de pouvoir faire la radio. Si le sein est un peu gonflé ou sensible, il est clair que ce n'est pas agréable, mais sans pour autant engendrer de douleur. Le tout est rapide et permet de minimiser la dose de rayons. Chaque sein est radiographié de profil et de haut en bas.

4. L'examen peut-i s'avérer dangereux ? La mammographie n'est pas un examen dangereux. En fait on peut comparer la dose de radiations reçues au cours de l'examen à celle qui est faite lors d'une radio dentaire. Il ne s'agit pas d'un examen invasif et s'il convient de ne pas faire de radiographies sans nécessité, il ne faut pas avoir peur de ce type d'examen.

5. Les résultats sont-ils sûrs ? Normalement, le médecin voit la patiente une fois les radiographies analysées. Il donne les informations nécessaires et répond à ses questions.

Il est important d'apporter ses anciennes radios s'il y en a afin que le médecin puisse suivre l'évolution des seins. On retrouve ainsi des calcifications qui sont à surveiller, et le temps passant, il est plus facile pour le médecin de surveiller leur évolution et de réagir si nécessaire.

Si la mammographie présente l'apparition d'une tumeur ou n'est pas très lisible, il est possible de faire une autre radio, une IRM ou de procéder à un autre examen, du type échographie, voire biopsie. Le tout étant de déterminer s'il s'agit d'une tumeur bénigne ou non et s'il convient de l'enlever ou pas par voie chirurgicale.

6. Doit-on mammographie chaque année après 50 ans ? La fréquence conseillée par les autorités est d'un examen tous les deux ans, sauf lorsqu'il y a des antécédents augmentant le risque individuel, auquel cas, le rythme est d'une mammographie annuelle. Le rythme diminue après 70 ans, mais les femmes vivant de plus en plus âgées, il est possible que la fréquence recommandée soit revue dans l'avenir.

7. Que se passe-t-il après 70 ans ? La mammographie ne perd pas de son intérêt après 70 ans, puisque la femme est tout autant susceptible de déceler un cancer. C'est parfois la virulence du cancer qui change avec une évolution beaucoup plus lente.

Le gouvernement souhaite prolonger la surveillance jusqu'à 74 ans.

8. Lorsque on a déjà eu un cancer du sein, la mammographie reste-telle obligatoire ? Oui, puisqu'il est toujours possible d'avoir une récidive. Cet examen fait donc partie du contrôle régulier mis en place après la fin du traitement.

9. Quelles sont les chances de guérison d'un cancer du sein détecté à un stade précoce ? Il permet de diminuer la mortalité de 25%, un gain énorme pour la patiente, d'où l'intérêt de ne pas négliger cette prévention !

10. Est-il possible qu'une tumeur ne soit pas détectée au cours de la mammographie ? L'examen détecte la plupart des cancers, mais pas toujours. On peut en effet avoir une mammographie normale tout en développant un cancer quelques mois plus tard. Cela peut notamment être le cas, si le cancer se développe de façon rapide, en particulier chez les femmes plus jeunes.

Parfois, la tumeur est encore microscopique et n'est pas encore détectable.

D'où l'intérêt de suivre de près l'évolution de sa poitrine et de procéder à des palpations régulières.

 



Enfin, il faut savoir que certains laboratoires sont plus spécialisés que d'autres. Il est clair qu'un médecin qui interprète des milliers de mammographies depuis des années aura un oeil bien plus aiguisé que celui qui travaille sur des examens variés. Autant choisir son cabinet de radiographie avec soin ou demander conseil à son généraliste ou gynécologue.

11. Un anormal signifie-t-il systématiquement la présence d'un cancer ? En fait, parmi les femmes qui ont un résultat anormal, la très grande majorité n'a pas de cancer. Ce qui est plutôt réconfortant. Les seins développent en effet assez fréquemment des kystes bénins, qui doivent cependant parfois être enlevés au cas où ils évolueraient.

12. Les fem des mammographies régulières subissent-elles moins d'ablations du sein ? A ce jour, les femmes qui sont détectées grâce à une mammographie subissent autant d'ablations que les autres. Ce qui n'est pas très logique.

On suppose que par précaution ou peur d'une possible évolution, chirurgiens et patientes optent pour une mastectomie plutôt qu'une simple ablation de la tumeur. Cela, même si la tumeur est petite.

13. Le fait d'avoi prothèses mammaires empêche-t-il de faire des mammographies ? Absolument pas ! Par contre, il convient de prévenir le cabinet avant la mammographie, car il faut normalement prendre davantage de clichés et la dose de radiations sera forcément plus élevée. Le manipulateur doit donc utiliser des techniques spéciales pour ne pas abîmer les implants.

L'interprétation est également un peu plus complexe du fait que les tissus sont parfois obscurcis.

14. Peut-on passer cet examen à n'importe quel moment du cycle ? Lorsque l'on n'est pas encore ménopausée, il est recommandé de passer la radio lors de la première phase du cycle, c'est-à-dire la première quin zaine après les règles, la période où les seins sont moins gonflés avant l'ovulation. Cela ne change pas grand chose au niveau de l'interprétation, mais est moins inconfortable pour la femme.

15. Quel est le coût d'une mammographie ? Une lettre est envoyée tous les deux ans aux femmes de 50 à 74 ans pour les campagnes de dépistage. Dans ce cadre, il convient de prendre rendez-vous dans la liste des cabinets agréés pour procéder à l'examen.

Dans ce cadre, les examens sont pris en charge à 100%.

Sinon, pour un examen habituel, il existe une prise en charge partielle de la Sécurité sociale (70% du montant), et c'est la mutuelle qui rembourse la différence. Le coût moyen est de 66 euros.

16. Quels agréés dans le cadre du dépistage systématisé ? Les centres sont choisis suite à un nombre de critères importants qui permettent de vérifier la formation des radiologues, leur expérience (interprétation de plus de 500 mammographies par an), le type de matériel et les contrôles qu'il subit. On retrouve donc tous les gros cabinets travaillant sur le sujet. De plus, une seconde lecture des radios est faite par une autre médecin dans un délai de quinze jours. Le résultat de cette seconde lecture est envoyé par courrier.

17. Pourquoi I de moins de 50 ans ne peuvent-elles bénéficier de ce dépistage mis en place au niveau national ? Pour des raisons statistiques, car le dépistage organisé s'est démontré efficace en termes de baisse de la mortalité que pour cette tranche d'âge. Cela ne signifie pas que la mammographie soit forcément sans intérêt avant cet âge-là. Il faut cependant reconnaître qu'avant la ménopause, les seins sont beaucoup plus denses et les radios plus difficiles à analyser.

18. L'IRM est-il un examen plus efficace que la mammographie ? L'IRM est plus efficace dans le sens où il permet de détecter des tumeurs de toute petite taille. Comme il s'agit d'un examen bien plus onéreux et qui ne peut s'effectuer n'importe où, il est réservé aux femmes dites à haut risque, qui ont des antécédents familiaux ou porteuses du gène héréditaire.

Cela concerne en fait environ 4 000 femmes en France. On peut aussi procéder à une IRM suite à la première détection d'un cancer résultant d'une mammographie.

19. La palpation est-elle un complément indispensable à la mammographie ? Elle doit être faite par le médecin lors de la mammographie. Il est également conseillé de la pratiquer soi-même à la maison, mais il faut reconnaître que ce n'est pas toujours simple, car les seins se modifient fréquemment sous l'impact des hormones, et encore plus en période de ménopause. L'idéal est de demander à votre médecin généraliste de faire cette palpation lors d'une visite. Il peut ainsi le faire de façon plus efficace, puisque la femme peut lever les bras derrière la tête, et se mettre dans les meilleures positions pour que la palpation se fasse bien jusqu'à l'aisselle et la clavicule. Si l'on a l'habitude de faire une visite annuelle de prévention chez son gynécologue, il procède habituellement systématiquement à une palpation lors du prélèvement pour le frottis. En tout, cela ne dure que quelques minutes.

20.  les signes à surveiller qui doivent mener à une consultation et à une mammographie ?
On l'a vu, l'âge reste un critère essentiel. Suivent ensuite, les antécédents personnels de cancer, les antécédents familiaux, le mode de vie, et tout changement constaté au niveau des seins. Il peut s'agir de changements totalement anodins, mais une visite chez le médecin ou gynécologue permet de lever le doute et de mieux se connaître petit à petit.

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