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De plus en plus de personnes obèses en France

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Sur ce point, pas de doute, la France est sur la pente ascendante ! Avec de la bonne volonté, des gestes de prévention, axés sur l'équilibre alimentaire, et l'activité physique qui peuvent être simples à adopter faisons en sorte que l'obésité ne devienne pas une fatalité !

L'obésité est en train d'exploser en France. Reconnue comme maladie en 1997, la proportion de personnes obèses dans le monde s'est accrue au cours des vingt-cinq dernières années et n'épargne aucun pays développé. «Nous sommes dans la même situation que les États-Unis dans les années 1970 » précise le Dr Marie-Aline Charles, épidémiologiste à l'Inserm.

 


 

D'après les résultats de l'enquête ObEpi-Roche menée tous les trois ans, en 2009, près d'un Français sur trois est en surpoids et près d'un sur six est obèse. L'obésité touche 14,5 % de la population française. Une évolution inquiétante puisqu'en 1997, cette fréquence n'était que de 8,5 %, soit une augmentation de 70 % en 12 ans... Des résultats alarmants pour notre pays réputé pendant des lustres pour sa cuisine variée et équilibrée ! Les temps ont bien changé car aujourd'hui l'obésité est une réalité qui gagne toutes les tranches d'âge, les enfants étant toutefois les premières victimes de ce fléau.

 

La situation est très préoccupante: 15 % des enfants souffrent d'une obésité modérée (degré 1) et près de 4 % d'une obésité forte (degré 2), quand dans les années 1960 elle ne touchait qu'environ 3 % des enfants. Elle peut apparaître dès l'âge de deux ans, même si on la retrouve surtout entre sept et douze ans. Plus inquiétant. Deux tiers des enfants obèses le resteront à l'âge adulte, ce qui signifie un risque de problèmes cardiovasculaires multiplié par trois, des troubles articulaires... sans parler bien sûr de la stigmatisation et des problèmes sociaux.

Concernant les origines de l'obésité, une réponse peut parfois sembler évidente : un excès de nourriture. En effet, il est fréquent que les personnes obèses mangent trop, mais ce n'est pas toujours le cas ! Inversement, l'on voit des personnes maigres qui ingèrent quotidiennement des rations caloriques très élevées. Inégaux devant la nourriture, les individus doivent néanmoins modérer leur consommation de sucre et de gras. P

 

ar manque de temps, les plats cuisinés s'imposent dans les frigos des ménagères. Faciles à utiliser, ces produits sont souvent bien plus riches en graisse que les produits frais et non pré-cuisinés. La consommation régulière d'aliments issus des fast-foods participe aussi à l'absorption massive de graisses. Loin d'être vitaux, ces apports impliquent des comportements alimentaires qui privilégient le gras au détriment d'aliments maigres.

Mais au-delà des comportements alimentaires d'autres éléments tels que le stress, le manque de sommeil, la consommation d'antidépresseurs ou un mode de vie nomade favorisent un « environnement obésogène », qui est commun à plusieurs pays industrialisés et se retrouve dans les pays en développement au fur et à mesure que la population adopte un mode de vie à l'occidental.

À cet environnement s'ajoute aussi pour certains individus le « bagage héréditaire » qui prédispose à l'obésité. Certaines ethnies sont plus susceptibles que d'autres au gain de poids. Ce serait le cas de celles qui ont dû survivre à de grandes famines, car leur organisme a appris à « stocker » les calories de manière très efficace.

Lorsque ces groupes sont exposés au mode de vie commun aux sociétés industrialisées, ils sont plus à risque d'obésité. C'est le cas des Indiens Pimas d'Arizona, des Aborigènes d'Australie ou des immigrés de l'Inde et du Pakistan.

Ne faisons pas de l'obésité une fatalité ! D'après les études son risque est étroitement lié au comportement alimentaire durant l'enfance. La prévention commence, en quelque sorte, dès que l'on commence à s'alimenter. Prenons donc les choses en main et armons nos familles face à ce mal afin d'augmenter nos chances de profiter d'une meilleure qualité de vie et d'une santé globale optimale ! Mais cela demande quelques efforts !

 


 

Si nous ne pouvons agir sur notre bagage génétique, il nous est au moins possible de modifier notre environnement et nos comportements.

 

Il nous faut avant tout faire un état des lieux point par point, et savoir remettre en question nos habitudes ! Exit les produits lights et les régimes sévères qui incitent à grignoter au profit d'une alimentation saine et variée incluant des fruits et des légumes frais. Bien manger suppose de cuisiner ses propres petits plats, de remplacer certains ingrédients, de donner de la saveur aux aliments avec des herbes et des épices, d'apprivoiser de nouveaux modes de cuisson afin d'utiliser moins de gras, etc.

 

L'industrie alimentaire offre une multitude d'aliments riches en calories, en gras, en sel et en sucre facilement accessibles. Apprenons à les bannir ou au moins à les consommer avec parcimonie! Comme il faut bannir la sédentarité.

Enfants, adolescents, adultes : il faut absolument bouger, et ce d'autant que l'automatisation du travail et les évolutions technologiques réduisent au quotidien nos efforts physiques. Autres facteurs d'obésité, la pression psychologique, le stress, auxquels nous sommes tous, plus ou moins, confrontés. S'il est difficile d'en éliminer les sources, il faut tenter d'apprendre à les gérer. Certes, ce n'est pas tâche aisée mais il est prouvé que lorsque l'on se sent bien, on n'a pas besoin de se jeter sur la nourriture pour se calmer. Cercle vicieux qui engendre du surpoids et pour finir de l'obésité.

Ceci étant, pour rendre l'environnement moins « obésogène » au niveau national et faire en sorte que les choix santé soient plus faciles à faire pour tous, la participation de plusieurs acteurs sociaux serait nécessaire. Elle demanderait d'implanter des politiques alimentaires dès la petite enfance et pendant tout le cursus scolaire, modifier l'environnement physique et social pour favoriser un mode de vie plus actif, réglementer la vente des produits agro-alimentaires et des services amaigrissants. Si un effort a été fait concernant la publicité des sucreries, il reste encore beaucoup à faire, ou à mieux faire.

En attendant, il est bon d'agir à son propre niveau car la lutte contre l'obésité passe avant tout par une prise de conscience personnelle. Pourquoi ne pas faire appel aux conseils éclairés de son généraliste ou à ceux d'un diététicien-nutritionniste, pour commencer ?

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