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Quels traitements contre les mycoses vaginales ?

Info & Savoir

La peau et les muqueuses sont des terrains d'accueil de nombreux champignons qui, dans des conditions normales, sont inoffensifs. Ainsi, le «Candida aibicans», la levure la plus fréquemment rencontrée, se retrouve dans 30 % des bouches, 25 % des intestins et 10% des vagins. Mais lorsque cette population devient trop importante, la mycose arrive et les problèmes commencent !

L'humidité, la chaleur, l'acidité et la richesse locale en sucre sont des facteurs idéaux pour que le candida se multiplie, puis, par voie de conséquence, déséquilibre la flore locale et devienne pathogène.




Communément appelées mycoses, les infections vaginales sont extrêmement fréquentes. Elles représentent 20 % des examens pratiqués par les laboratoires. La gêne et la douleur sont telles qu'elles obligent le plus souvent à consulter en urgence un médecin ou un spécialiste. Bénignes dans la très grande majorité des cas, les mycoses vaginales n'en sont pas moins très difficiles à vivre et à supporter.

A l'origine des mycoses gynécologiques, également appelées « muguet vaginal », on retrouve souvent le même champignon de la famille des levures : le Candida aibicans. Il est capable d'affecter n'importe quelle partie de l'organisme mais le plus souvent le vagin. La plupart du temps, il ne provoque pas de troubles.

Mais, sur les 25 % de femmes porteuses de ce champignon, 75 % d'entre elles feront au moins un épisode de mycose vaginale dans leur vie. L'origine de cette mycose est complexe. Pour un tiers des femmes, la contamination se fait par contact sexuel ou avec un objet infecté. Mais pour les autres, elle est spontanée et résulte d'une modification de l'équilibre naturel.

Les micro-organismes naturellement inoffensifs deviennent donc un problème. Cette modification peut être liée à plusieurs facteurs : stress, grossesse, diabète, maladies endocriniennes, acidité vaginale, période menstruelle, prise d'antibiotiques, teneur accrue de sucre dans les sécrétions vaginales, contamination de l'intestin, infection par le virus du sida, agressions chimiques par des savons acides et par le chlore des piscines.

Une fois l'infection déclarée, les symptômes ne trompent pas : des démangeaisons permanentes de la vulve et de l'entrée du vagin se manifestent de plus en plus, des pertes blanches épaisses et crémeuses apparaissent, des brûlures vaginales pendant les mictions, les rapports sexuels deviennent de plus en plus douloureux, la vulve est d'un rouge vif et gonflée... De quoi vous empoisonner l'existence pour un bon moment si vous ne le soignez pas correctement.

Le médecin réalisera un examen gynécologique complet, avec pose d'un spéculum et toucher vaginal. Les symptômes décrits par la patiente peuvent suffire à faire le diagnostic. D est toutefois souvent nécessaire de confirmer les données de cet examen clinique, par un examen complémentaire: le prélèvement cervicovaginal.

Un «examen direct» peut être réalisé immédiatement au microscope, qui pourra confirmer la présence du candida albicans. Les pertes sont par ailleurs mises en culture, et quelques jours plus tard le résultat de la culture est disponible. L'intérêt de cet examen est de confirmer le diagnostic de mycose vaginale et de rechercher une autre infection associée, en particulier une maladie sexuellement transmissible qui peut être masquée par les symptômes de la mycose.

Il arrive souvent que le médecin demande à sa patiente d'aller faire un prélèvement et, en attendant les résultats, conseille un traitement par ovules vaginaux. Il est très important, si un tel prélèvement doit être fait, de ne mettre aucun ovule vaginal avant la réalisation du prélèvement. De même, il ne faut pas pratiquer de toilette vaginale avant le prélèvement.

II existe deux moyens de traiter une mycose vaginale, un traitement systémique et un traitement local.

Le traitement systémique consiste en la prise de capsules ou de comprimés à prendre oralement. En passant par le flux sanguin, le médicament antifongique atteint les muqueuses où il détruit complètement les champignons.

Plus généralement, on donne également un traitement local par des ovules vaginaux à introduire principalement le soir, au coucher, y compris durant la période de règles. Il existe aujourd'hui des traitements mono-dose, un seul ovule ; ou de courte durée (3 jours), très efficaces. Votre médecin vous prescrira aussi une crème ou une lotion à appliquer localement sur la peau et les muqueuses externes. Afin d'éviter les récidives, le partenaire devra être traité, en particulier s'il présente des symptômes de mycose sur son pénis, démangeaisons, rougeurs, etc.

Malheureusement, c'est souvent là que le bât blesse : les récidives sont assez fréquentes. Malgré les traitements et les médicaments, il arrive très souvent que les mycoses reviennent.

Voici quelques conseils qui permettront tant bien que mal de limiter le risque 

- Préférer des sous-vêtements en coton, lavables à 60°C car ces champignons sont d'une résistance terrible ;

- Pour la toilette intime et quotidienne, supprimer les bains désinfectants, les douches vaginales, les savons parfumés et autres sprays intimes ; ils ne feront qu'augmenter le risque ;

- Utiliser éventuellement des lubrifiants pour prévenir les lésions mécaniques lors des rapports sexuels ; le mieux étant bien sûr de s'abstenir de tout rapport sexuel pendant le traitement et dans le cas contraire utiliser des préservatifs pour prévenir la contamination de votre partenaire et par la même occasion une récidive pour vous;

 



- Après un bain en piscine, se rincer immédiatement à l'eau courante et ne pas garder un maillot de bain humide, l'humidité étant un des meilleurs amis des champignons ;

- Eviter les excès de sucreries qui nourrissent en même temps les champignons (ils adorent ça) et vous font prendre ces fameux kilos en trop ;

- Enfin, ne pas trop stresser. Le stress, de nombreuses études l'ont prouvé, est également un facteur déclenchant de mycoses, alors le mot d'ordre : Zen !

Et demain, quel traitement ?
Entre 5 à 8 % des femmes connaissent au moins une fois dans leur vie une candidose vulvo-vaginale récurrente. Ces infections vaginales concernent donc des millions de femmes dans le monde et affectent ainsi leurs relations sexuelles, leur qualité de vie et représentent un coût non négligeable en médicaments et visites chez le médecin. Actuellement, aucun traitement médical n'a réussi à combiner efficacité et confort pour éviter ces récidives. Mais une équipe américaine envisage l'emploi d'un agent antifongique bien connu (le fluconazole) en traitement utilisé régulièrement pour prévenir les récidives. Testé sur près de 400 femmes pendant six mois, le traitement hebdomadaire au fluconazole a permis de réduire le nombre de récidives de ces maladies.

Quelle que soit la candidose, il faut aussi absolument supprimer les facteurs favorisant toute macération. Eviter par principe les vêtements, sous-vêtements en tissu svnthétiaue. Avoir une hygiène rigoureuse (bains, douches) et utiliser, le temps du traitement, des savons antiseptiques acides ou compatibles avec les traitements donnés. Le médecin ou spécialiste saura vous conseiller correctement.

C'est donc en associant une lutte acharnée contre les facteurs favorisants et un traitement bien suivi et efficace que la mycose reprendra sa place, celle d'une levure inoffensive à l'état normal ! Il est important de bien suivre à la lettre le traitement administré et d'adopter une hygiène de vie saine pour ne pas faire l'objet d'une récidive. Ceci pour votre bien-être et votre sérénité. 

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