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Le syndrome prémenstruel décrypté

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Les menstruations sont à l’origine de bien des inconforts, des précautions, des énervements. Il faut cependant reconnaître que toutes les femmes et jeunes filles ne sont pas égales devant le phénomène et que certaines en souffrent plus que d’autres. Et cela commence même avant le premier jour des règles.

Le syndrome prémenstruel existe bel et bien et n’est nullement un mal imaginaire, même si cela peut sembler parfois difficile à croire de la part de femmes qui n’en ont jamais souffert.

 

Les symptômes du syndrome prémenstruel

Il a été décrit par les médecins et les femmes, surtout jeunes en connaissent bien les symptômes :
- fatigue, parfois maux de tête,
- seins sensibles au toucher, généralement un peu gonflés,
- bas-ventre douloureux, également gonflé, crampes.

 

Cela s’accompagne parfois d’autres éléments :
- fringales,
- baisse de désir sexuel,
- sommeil perturbé,
- rétention d’eau,
- petite prise de poids,
- acné…

 


 

C’est le fameux moment, en général de trois à sept jours avant le début effectif des règles, où la mauvaise humeur s’en mêle, car l’irritabilité est aussi fréquemment l’une des conséquences de cet état global peu agréable.

 

Le syndrome prémenstruel : un phénomène fréquent

La plupart des femmes continuent leur activité sans problème aucun. Cependant, on estime qu’environ ¼ souffre de façon nettement plus intense et que cela vient perturber leur quotidien, y compris au travail.

 

Parmi cette population, un petit pourcentage est encore plus particulièrement touché, et a des difficultés à poursuivre son activité normale, d’où arrêts de travail ou repos forcé. La douleur est une sensation éminemment individuelle et en matière de menstruations, chaque femme est différente.

 

Les autorités médicales précisent cependant que le diagnostic peut être posé à partir du moment où ces symptômes interviennent quasiment à tous les cycles. Car il peut arriver que l’on ne les éprouve que de temps à autre, parfois une à deux fois dans l’année.

 

Les origines du syndrome prémenstruel

Les causes sont bien entendu hormonales. Mais elles ne sont pas pour autant bien connues. Tout est question d’équilibre en progestérone et oestrogènes. Pendant la première quinzaine du cycle, les oestrogènes baissent et la progestérone augmente.

 

Après l’ovulation et sans grossesse, le phénomène s’inverse, provoquant un léger gonflement de la poitrine. Lorsque ce gonflement se transforme en douleur, c’est que le niveau de progestérone est insuffisant ou que les oestrogènes sont en excès.

Cela crée donc un inconfort variable au niveau corporel, mais aussi psychologique car le niveau hormonal a une influence sur le cerveau. Certains neurotransmetteurs seraient affectés, mais sans véritable certitude.

 

On a également pu constater que le syndrome prémenstruel concernait plusieurs femmes d’une même famille. Les médecins annoncent aussi, au conditionnel, que certains éléments viendraient accentuer le malaise ressenti tels que le tabac, l’obésité ou le manque de sommeil. Il est également conseillé de ne pas consommer trop de café ou d’alcool.

 

Syndrome prémenstruel : des mesures à adopter

Des mesures non médicamenteuses sont conseillées, telles qu’exercice physique régulier, alimentation régulière, réduction de la consommation de sel et des excitants.

Ces mesures d’hygiène de vie suffisent normalement à suffisamment améliorer la situation. Mais si ce n’est pas le cas, un traitement allopathique peut être mis en place :
- anti-inflammatoires non stéroïdiens qui soulagent les crampes de l’utérus ainsi que la douleur ressentie au niveau des seins. La prise se fait une semaine avant les menstruations ainsi que les premiers jours,
- ontraceptifs oraux : cela est généralement proposé aux femmes et jeunes filles qui souffrent en particulier de migraines invalidantes,
- patchs d’oestrogènes et de progestatifs sans action contraceptive,
- antidépresseurs et/ou diurétiques.

 

Dans la quasi majorité des cas, ces différents traitements permettent d’améliorer grandement la situation. Chez certaines, le syndrome prémenstruel s’atténue également avec l’âge, car le taux global d’hormones baisse.

 

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