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Le lait est-il mauvais pour la santé ?

Info & Savoir

Le lactose commence à avoir mauvaise presse. D’un côté, les « pour » qui mettent en avant tous les bienfaits des produits laitiers, de l’autre et c’est assez récent, les « contre » qui se font de plus en plus entendre. Les avis sont partagés et il est temps de faire le point. Pourquoi serait-il à bannir de notre alimentation ?

Récemment, des voix se sont élevées sur le fait que les sociétés occidentales consommaient trop de lait, ou plutôt de produits laitiers et que finalement tout cela n’est pas si bon pour la santé. Ces produits contribueraient à la survenue de l’obésité, entre autres maux.

 

Définition du lactose

 

Le lactose est le sucre de lait, et il est difficile à digérer pour la plupart des humains adultes. Il s’agit d’un disaccharide dont la saveur sucrée n’est pas très élevée. Il est classé dans la catégorie des sucres lents, à index glycémique assez bas, car son assimilation se fait au niveau de l’intestin grêle, à condition que la lactase intestinale soit suffisamment présente.

 

Cette lactase est une enzyme digestive qui apparaît peu après notre naissance, atteint son niveau maximal à quelques semaines de vie et diminue ensuite pour ne plus se situer qu’à un niveau très bas. Un phénomène que l’on retrouve d’ailleurs chez tous les mammifères. Une exception cependant : une partie des adultes d’Europe du Nord.

 

Cette lactase sépare le lactose en glucose et galactose. Le lactose non digéré est transformé en acide lactique, que l’on retrouve essentiellement dans les selles. L’intolérance signifie que la personne n’a pas ou pas suffisamment de lactase dans son organisme, ce qui cause ballonnements, diarrhées et coliques. Ce sont les pays du Sud qui sont les plus concernés. Au niveau mondial, 75% de la population est intolérante, ce qui désigne un mal différent de l’allergie, comme celle que font les nourrissons au lait de vache parfois. 

 

Des accusations nouvelles
 

Pourtant, le lait ou plutôt le lactose a été mis en cause il y a longtemps par certains nutritionnistes. Sheldon qui a créé le régime du même nom mettait en avant le fait que nous sommes la seule espèce vivante de la terre à consommer un autre lait que celui de notre espèce après l’âge de cinq ans, sous-entendant que cela était une véritable aberration.

 

D’autres médecins l’ont suivi, mettant en lumière le fait qu’effectivement, le lait et les produits laitiers sont particulièrement adaptés pour les enfants. Qu’il est tout à fait possible de continuer à en consommer tant que l’hormone de croissance fait son effet, mais qu’en tant qu’adulte, cet aliment ne devrait pas faire partie de notre alimentation, du  moins pas dans les quantités consommées dans les pays occidentaux.

 

Autre élément qui a joué en la défaveur de ce produit phare : les intolérances au lactose assez rares dans les pays occidentaux par rapport aux pays asiatiques, prolifèrent cependant. Nos organismes supportent de moins en moins son absorption les années passant.

 

Des études réalisées sur le lactose
 

Le lait peut avoir des effets indésirables comme de nombreux aliments à partir du moment où l’on en fait une consommation excessive. Par excès, on comprend 3 laitages, ou plus, par jour. Autant dire que cela est assez courant en particulier chez les femmes, mais pas seulement.

 

En effet, le secteur a toujours fait preuve d’une grande innovation, et les gammes de produits sont nombreuses. Yaourts, fromages frais, desserts laitiers, crêpes, gaufres, glaces, gâteaux, biscuits, smoothies et bien d’autres produits sont consommés tous les jours sans même que nous n’y fassions vraiment attention.

 

On parle d’augmentation des risques sur les cancers de la prostate ou des ovaires, mais en fait ce sont surtout les troubles associés qui semblent les plus évidents, comme les maux d’ordre digestifs ainsi que de possibles réactions auto-immunes en cas d’arthrite rhumatoïde.

 
Et le fromage ?

 

En ce qui concerne le fromage, il ne contient plus de lactose, mais il est salé et gras, il convient donc d’en consommer avec modération ou d’arrêter en particulier si l’on souffre de calculs calciques.

 
Le lait est-il indispensable ?
 

Le lait synonyme de vie dans notre culture n’est pas indispensable, loin de là, sinon la plupart des Asiatiques ne pourrait vivre. Les nourrissons bénéficient du lait maternel parfois pendant plus d’une année. Quant au lait de vache, il apporte également des protéines, mais nous n’en manquons pas dans nos sociétés.

 

On peut noter que le régime d’Okinawa (l’équivalent du régime crétois en l’Asie), qui forme des centenaires à la pelle, est un régime sans laitages aucun. Par ailleurs, nous sommes des Occidentaux et consommons des aliments proches de notre culture. Le lait n’est pas indispensable en termes de survie, il est tout simplement un aliment proche de nous depuis des lustres et que nous avons tendance à consommer de plus en plus, car les gammes de produits se multiplient dans notre société du XXIème siècle.

 

Quid du calcium ?
 

Le calcium est quant à lui un élément indispensable dans notre organisme. Il est courant de dire que le lait en est la source privilégié. Mais le calcium se trouve en quantité suffisante dans une alimentation saine et équilibrée. On le trouve dans les eaux minérales, les amandes, le chou entre autres. Les fruits, les légumes aident à le fixer.

 

Il nous faut entre 500 et 700mg de calcium par jour, ce qui est couvert facilement par notre régime habituel. D’autant que prendre un à deux laitages par jour n’est pas un problème.

 

Pour les femmes ménopausées qui craignent l’ostéoporose, là encore les laitages ne sont pas indispensables. On en consomme si l’on veut, sinon, là encore, les végétaux, la vitamine D et un peu d’activité physique sont plus importants. A titre anecdotique, la Suède qui est le pays n°1 en termes de consommation laitière détient aussi le record de fractures du col du fémur !

 

La consommation de lait systématique, voire obligatoire que l’on imposait aux enfants par le passé était importante pour éviter des carences, dans des périodes de famine ou d’après guerre par exemple. Boire trop de lait serait nocif pour un enfant, surtout s’il y a des antécédents de diabète type 1 dans la famille.  Le forcer ne sert pas à grand chose.

 

En conclusion, on peut dire que les laitages sont des produits comme les autres et qui n’ont pas de bienfaits extraordinaires ou quasi magiques tout simplement parce qu’on les relie au lait maternel. Il convient donc comme pour la viande par exemple d’en consommer de façon normale.

 

Or, la communication, les publicités nous poussent à surconsommer. Il faut dire que l’industrie laitière tient une place de choix dans notre économie et qu’elle n’a pas d’intérêt à mettre en avant que le lactose n’est pas un élément absolument essentiel de notre alimentation !

 

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