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La tolérance selon Voltaire

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Voltaire, l’un des philosophes des Lumières les plus importants, a connu une vie mouvementée, marquée par l’engagement au service de la liberté. Travailleur infatigable et prolixe, il laisse une œuvre considérable et très variée car touchant à tous les domaines. Après l’attentat de Charlie Hebdo de janvier 2015, son Traité sur la tolérance s’est éclairé d’un jour nouveau et ne s’est jamais aussi bien vendu.

François-Marie Arouet, dit Voltaire, est né le 21 novembre 1694 à Paris, ville où il est mort le 30 mai 1778, à 83 ans. Cet écrivain et philosophe français a marqué le XVIIIe siècle et occupe une place particulière dans la mémoire collective française et internationale. On ne compte plus les ouvrages et les biographies qui lui sont consacrés.

 

« Nous avons assez de religion pour haïr et persécuter, et nous n'en avons pas assez pour aimer et pour secourir. » (Voltaire, Traité sur la tolérance, 1763)


Voltaire : une œuvre exceptionnelle
La production littéraire de Voltaire est immense. Elle englobe le théâtre, l’histoire, la philosophie, la poésie, les textes polémiques publiés à propos de tout et à jet continu, les contes, et une prodigieuse correspondance. De son vivant, ses Œuvres complètes comptent déjà 40 volumes in-8° (édition de Genève de 1775). Après sa mort, l’édition de Kehl (1783-1790) de Beaumarchais incluant la correspondance comprend 70 volumes in-8°. L’édition en cours de publication à Oxford en comptera près de 200.

 



Voltaire : figure emblématique des Lumières
Chef de file du parti philosophique, son nom reste attaché à son combat contre le fanatisme religieux, qu’il nomme « l’Infâme », pour la tolérance et la liberté de pensée. Anticlérical et déiste en dehors des religions constituées, son objectif politique est celui d’une monarchie modérée et libérale, éclairée par les « philosophes ». Intellectuel engagé au service de la vérité et de la justice, il prend, sur le tard, seul et en se servant de son immense notoriété, la défense de victimes de l’intolérance religieuse et de l’arbitraire dans des affaires qu’il a rendues célèbres : Jean Calas, Pierre-Paul Sirven, chevalier de La Barre, comte de Lally.


Tout au long de sa vie, Voltaire fréquente les Grands et courtise les monarques, sans dissimuler son dédain pour le peuple, mais il est aussi en butte aux interventions du pouvoir, qui l’embastille et le contraint à l’exil en Angleterre ou à l’écart de Paris. Voltaire aime le confort, les plaisirs de la table et de la conversation qu’il considère, avec le théâtre, comme l’une des formes les plus abouties de la vie en société.

 

Soucieux de son aisance matérielle, qui garantit sa liberté et son indépendance, il acquiert une fortune considérable dans des opérations spéculatives qui préfigurent les grandes spéculations boursières sous Louis XVI et dans la vente de ses ouvrages, ce qui lui permet de s’installer en 1759 au château de Ferney et d'y vivre sur un grand pied, tenant table et porte ouvertes. Le pèlerinage à Ferney fait partie en 1770-1775 du périple de formation de l’élite européenne éclairée. Investissant ses capitaux, il fait du village misérable de Ferney une petite ville prospère. Généreux, d'humeur gaie, il est néanmoins chicanier et parfois féroce et mesquin avec ses adversaires comme Jean-Jacques Rousseau ou Crébillon.


Voltaire : un précurseur contesté
Considéré par la Révolution française - avec Jean-Jacques Rousseau, son frère ennemi - comme un précurseur, il entre au Panthéon en 1791, le deuxième après Mirabeau. À cette même période, sur l'initiative du marquis de Villette qui l'hébergeait, le « quai des Théatins » où l'écrivain habitait à Paris au moment de sa mort sera baptisé « quai Voltaire ». Célébré par la IIIe République (dès 1870, à Paris, un boulevard et une place portent son nom), il a nourri, au XIXe siècle, les passions antagonistes des adversaires et des défenseurs de la laïcité de l’État et de l’école publique, et, au-delà, de l’esprit des Lumières.


Il demeure une référence universelle et l'ancêtre des intellectuels engagés, l'un de ceux qui ont contribué à édifier le monde moderne. Admiré ou exécré, Voltaire l'insoumis ne laisse personne indifférent, et sa gloire demeure à la mesure des passions qu'elle éveille et des haines qu'elle nourrit. Sa longue carrière a été un incessant combat et nous sommes les héritiers de ses victoires.


Voltaire : le premier poète épique
Si le XVIIe siècle fut le siècle de Louis XIV, le XVIIIe appartient au "roi Voltaire". De 1718, date du succès exceptionnel d'Œdipe, à 1778, l'année de sa mort et du triomphal succès d'Irène, Voltaire a régné sur la scène française en successeur de Racine et de Corneille. Dramaturge inégalé en son temps, il est aussi, avec La Henriade, le premier poète épique de la France, comme l’explique si bien Raymond Trousson dans son livre « Voltaire » (Ed. Tallandier)

 

Ses écrits historiques, de l'Histoire de Charles XII à l'Essai sur les mœurs, ont renouvelé la conception de l'histoire en l'orientant vers l'étude des mœurs et des mentalités. Le conteur, avec Candide ou Zadig, demeure un maître incontesté. Philosophe déiste, dès les Lettres philosophiques il a lutté contre ce qu'il nommait " l'Infâme " - le fanatisme, les superstitions et les préjugés de toute sorte - et prêché inlassablement la tolérance.

 

Pierre Milza, professeur émérite à l'Institut d'Etudes Politiques de Paris, dans son livre « Voltaire » (Ed. Perrin) a quant à lui relevé le défi de s'attaquer au "monument Voltaire". Il y suit à la trace ce petit homme chétif, éternel malade que semble seul guérir sa rage d'écrire, courtisan achevé de toute l'Europe couronnée et combattant acharné - au besoin contre Louis XV ou Frédéric II - au service des lumières, ambitieux comblé et prêt à tout perdre pour réhabiliter un Calas, un Sirven, un La Barre, victimes de l'intolérance et du fanatisme.

 

Le jeune François-Marie Arouet
François-Marie Arouet est né le 21 novembre 1694 à Paris et a été baptisé le lendemain à l'église de Saint-André-des-Arcs. Du côté paternel, les Arouet sont originaires d’un petit village du nord du Poitou, Saint-Loup, près d'Airvault, où ils exercent au XVe siècle et XVIe siècle une activité de tanneurs, les Arouet sont un exemple de l’ascension sociale de la bourgeoisie au XVIIe siècle. Avec Marguerite d’Aumard, Arouet père élève cinq enfants (dont trois atteignent l'âge adulte), et revend son étude notariale en 1696 pour acquérir une charge de conseiller du roi, receveur des épices à la Chambre des comptes. Voltaire perd sa mère à l’âge de sept ans.


À la différence de son frère aîné chez les jansénistes, François-Marie entre à dix ans comme interne au collège Louis-le-Grand chez les Jésuites et y reste sept ans. Arouet est un élève brillant, vite célèbre par sa facilité à versifier : sa toute première publication est son Ode à sainte Geneviève. Il quitte le collège en 1711 à dix-sept ans et annonce à son père qu’il veut être homme de lettres, et non avocat ou titulaire d’une charge de conseiller au Parlement, investissement pourtant considérable que ce dernier est prêt à faire pour lui. Devant l’opposition paternelle, il s’inscrit à l’école de droit et fréquente la société du Temple, qui réunit dans l’hôtel de Philippe de Vendôme, des membres de la haute noblesse et des poètes, épicuriens lettrés connus pour leur esprit, leur libertinage et leur scepticisme.


En 1715, alors que débute la Régence, Arouet a 21 ans. Il est si brillant et si amusant que la haute société se dispute sa présence. Il aurait pu devenir l’ami du Régent mais se retrouve dans le camp de ses ennemis. Le 4 mai 1716, il est exilé à Tulle[]. Son père use de son influence auprès de ses anciens clients pour fléchir le Régent qui remplace Tulle par Sully-sur-Loire, où Arouet fils s’installe dans le château du jeune duc de Sully, une connaissance du Temple, qui vit avec son entourage dans une succession de bals, de festins et de spectacles divers.

 

À l’approche de l’hiver, il sollicite la grâce du Régent qui la lui accorde. Le jeune Arouet alors recommence sa vie turbulente à Saint-Ange et à Sceaux, profitant de l’hospitalité des nantis et du confort de leurs châteaux. Mais, pris par l’ambiance, quelques semaines plus tard, il récidive. S'étant lié d'amitié avec un certain Beauregard, en réalité un indicateur de la police chargé de le faire parler, il lui confie être l'auteur de nouveaux ouvrages de vers satiriques contre le Régent et sa fille[]. Le 16 mai 1717, il est envoyé à la Bastille par lettre de cachet. Arouet a alors 23 ans et il restera embastillé durant onze mois.


Voltaire : premiers succès littéraires
Voltaire devient célèbre à 24 ans grâce au succès de sa tragédie Œdipe (1718).
À sa première sortie de la prison de la Bastille, conscient d’avoir jusque-là gaspillé son temps et son talent, il veut donner un nouveau cours à sa vie, et devenir célèbre dans les genres les plus nobles de la littérature de son époque : la tragédie et la poésie épique. Pour rompre avec son passé, et notamment avec sa famille, afin d'effacer un patronyme aux consonances vulgaires et équivoques, il se crée un nom euphonique : Voltaire.


Le 18 novembre 1718, sa première pièce écrite sous le pseudonyme de Voltaire, Œdipe, obtient un immense succès. Le public, qui voit en lui un nouveau Racine, aime ses vers en forme de maximes et ses allusions impertinentes au roi défunt et à la religion. Ses talents de poète mondain triomphent dans les salons et les châteaux. Il devient l’intime des Villars, qui le reçoivent dans leur château de Vaux, et l’amant de Madame de Bernières, épouse du président à mortier du parlement de Rouen. Après l’échec d’une deuxième tragédie, il connaît un nouveau succès en 1723 avec La Henriade, poème épique de 4 300 alexandrins se référant aux modèles classiques.


L’Angleterre, « terre de Liberté »
Écrites en partie en Angleterre, les Lettres philosophiques sont « la première bombe lancée contre l’Ancien Régime » (Gustave Lanson). Elles vont faire à Paris en 1734 un énorme scandale et condamner leur auteur à l’exil. Voltaire a 32 ans. Cette expérience va le marquer d’une empreinte indélébile. Il est profondément impressionné par l'esprit de liberté de la société anglaise. Il ne lui faut que peu de temps pour acquérir une excellente maitrise de l’anglais. En novembre 1726, il s’installe à Londres.

 

Il rencontre des écrivains, des philosophes, des savants et s’initie à des domaines de connaissance qu’il ignorait jusqu’ici. Son séjour en Angleterre lui donne l'occasion de découvrir Newton dont il n'aura de cesse de faire connaître l'œuvre. Ainsi s’esquisse la mutation de l’homme de lettres en « philosophe », qui le conduit à s’investir dans des genres jusqu’alors considérés comme peu prestigieux : l’histoire, l’essai politique et plus tard le roman. C’est en Angleterre qu’il commence à rédiger en anglais l’ouvrage où il expose ses observations sur l’Angleterre, qu’il fera paraître en 1733 à Londres sous le titre Letters Concerning the English Nation et dont la version française n’est autre que les Lettres philosophiques.

 

Voltaire : homme de contradictions
La statue et la gloire de Voltaire cachent l’homme de chair. C’est celui-là que Max Gallo a ranimé dans son livre « Moi, j'écris pour agir : Vie de Voltaire »  (Ed. Le Livre de Poche). L’auteur historien nous donne à voir d’autres facettes du personnage : son ambition, sa cupidité. Impitoyable et méprisant, grincheux, pourtant capable de passion pour la « sublime Émilie ». Homme de contradictions, Voltaire plaçait la liberté au-dessus de tout.

 

Sa lutte contre l’intolérance et le fanatisme religieux
De retour à Paris en 1729, il fait jouer ses deux tragédies Brutus (1730) et Zaïre (1732), qui connaissent un grand succès. À quarante ans, Voltaire connaît un prestige considérable, il est fortuné grâce à l'amitié de banquiers qui lui ont appris à investir et à spéculer. Cette assise financière lui permettait de pouvoir quitter la France du jour au lendemain, au cas où ses écrits seraient condamnés. Dans ceux-ci, Voltaire utilisait l’humour et l’ironie pour dénoncer le pouvoir du roi, de l’Eglise et des juges et  pour critiquer les abus sociaux.


En 1734, il est contraint de quitter la capitale suite à la publication sans autorisation de la censure des « Lettres philosophiques ». Cette satire des mœurs et des institutions françaises fait scandale. Il se réfugie en Lorraine chez la marquise du Châtelet. Leur liaison durera une quinze années. Tout au long de sa vie, à cause de cette censure, Voltaire publiera des dizaines d’écrits de façon anonyme.  


Voltaire : de la Cour de Louis XV à celle de Frédéric II
Le philosophe s’intéresse aussi aux sciences. Il concourt pour un prix de l’Académie des sciences et, en 1738, s’emploie à vulgariser les « Éléments de la philosophie » de Newton. Voltaire, qui cherchait ardemment à entrer à l'Académie française, y est élu en 1746. Il quitte la demeure de Mme du Châtelet et retourne à Paris où il mène une vie de courtisan. Les intrigues de la Cour lui inspirent « Memnon, histoire orientale » (1747), une première version de « Zadig ». Mais son ironie mordante et son imprudence lui valent d’être disgracié. 


En 1750, Voltaire se rend à Berlin. Il y reste trois ans au cours desquels le roi Frédéric II lui versa une pension de 20 000 livres. Les soupers entre le roi et le philosophe sont restés célèbres. Une querelle avec Maupertuis (président de l’Académie de Berlin) le pousse à quitter la cour et à s’installer en Suisse avec sa maîtresse Mme Denis. Il est alors âgé de soixante ans. Il emménage en 1755 aux « Délices » à côté de Genève, et y invite ses amis (académiciens, savants, comédiens, ambassadeurs…). Par sa riche correspondance (plus de 6 000 lettres), Voltaire continue à être en relation avec de nombreuses personnes influentes en France et en Europe. Il a également de nombreux ennemis comme Jean-Jacques Rousseau. En 1759, il achève l’un de ses chefs-d’œuvre, « Candide ou l’Optimiste ».  


De la tolérance
Le Traité sur la Tolérance est écrit par Voltaire et publié en 1763 à la suite de l’affaire Calas. Le philosophe lutte pour l’indulgence, la tolérance universelle, la fin des massacres et des exécutions injustes. Ce message se compose de nombreux chapitres qui ont pour but d’éclairer le lecteur sur les situations d’injustice. Ce texte vise la réhabilitation de Jean Calas, protestant faussement accusé et exécuté pour avoir assassiné son fils afin d'éviter que ce dernier ne se convertisse au catholicisme.
Dans ce Traité sur la Tolérance, Voltaire invite à la tolérance entre les religions et prend pour cible le fanatisme religieux (plus particulièrement celui des jésuites chez lesquels il a fait de brillantes études étant jeune homme) et présente un réquisitoire contre les superstitions accolées aux religions.


Après un premier chapitre consacré à stigmatiser le fanatisme religieux des juges de Toulouse qui ont condamné à mort le protestant Jean Calas, Voltaire entreprend de montrer les avantages humains de la tolérance. Empruntant ses exemples à l'histoire, il entend prouver que l'intolérance n'est ni de droit divin ni de droit naturel, mais trouve sa source dans le fanatisme, lui-même engendré par la superstition, qui « est à la religion ce que l'astrologie est à l'astronomie : la fille très folle d'une mère très sage ». Exposés historiques, dialogues fictifs, témoignages, fausse lettre à un père jésuite, Voltaire multiplie les approches dans cette attaque virulente de sa principale ennemie.


Pour Voltaire, la philosophie en chassant les démons de l'obscurantisme et du fanatisme offre aux Hommes un moyen de rechercher, ensemble, le bien commun. Facteur de paix sociale, de respect et d'amour réciproques, la tolérance est une des exigences suprêmes de la civilisation et de la société. Avec le Traité sur la tolérance, Voltaire réhabilite la mémoire de Calas, mais surtout il ouvre la voie à l'affirmation de la liberté religieuse telle que nous la concevons aujourd'hui. C'est un chef d'œuvre littéraire et philosophique inestimable qui a fait écrire à Diderot, non sans ironie « Quand il y aurait un Christ, je vous assure que Voltaire serait sauvé ».


Le Traité sur la tolérance est vraisemblablement toujours d'actualité au XXIe siècle. En effet, en janvier 2015, à la suite de l'attentat contre Charlie Hebdo, l'ouvrage de Voltaire s’est placé au sommet des ventes des librairies un peu partout dans le monde.


Voltaire en exil : Les dernières années

C’est cette période que l’auteur Ian Davidson  met en lumière dans son livre du même nom consacré à Voltaire (Le Seuil). Lorsque Voltaire, brouillé avec Frédéric II, quitte précipitamment la cour de Prusse en 1753, il est interdit de séjour à Paris. Lui, le dramaturge favori de la Comédie-Française, l'historien du roi, doit se réfugier près de Genève, en terre calviniste. C'est là, à soixante ans, alors qu'il pourrait se retirer et jouir paisiblement de sa gloire, qu'il va entamer, avec une fougue et une passion d'adolescent, une carrière nouvelle de combats contre le fanatisme et l'intolérance.

 

C'est l'histoire de cette lutte acharnée pour les "droits des hommes" que Ian Davidson conte avec élégance et vivacité. S'appuyant sur la correspondance et les écrits polémiques de Voltaire, il décrit son engagement dans les affaires Calas, Sirven et bien d'autres, et analyse son œuvre de philosophe des Lumières aux côtés des Encyclopédistes. De même, il éclaire d'un jour nouveau le souci du patriarche de Ferney de contribuer au bonheur de ses semblables en propriétaire terrien et en homme d'affaires attentif. Ce tableau haut en couleur de la vie intime et publique de Voltaire à Ferney nous montre que ces années d'exil furent la période la plus active et la plus heureuse du philosophe.

 

Par une étrange ironie de l'histoire, c'est dans les vingt-cinq dernières années de sa vie que Voltaire va construire et parfaire l'image que la postérité retiendra de lui : celle d'un intellectuel avant la lettre, engagé dans les luttes et les controverses les plus vives du siècle finissant, et non celle du grand poète et dramaturge classique français qu'il croyait être.

 

Voltaire : une grande popularité
Ses combats contre toute restriction de la liberté individuelle lui confèrent une immense popularité. Lorsqu’il revient à Paris en 1778, le peuple de la capitale lui réserve un accueil chaleureux et le porte en triomphe pour aller assister à la sixième représentation de sa dernière pièce « Irène ». En avril de cette même année, il devient franc-maçon.

Voltaire meurt le 30 mai 1778 à Paris. Le curé de saint Sulpice refusant de l’inhumer, il est enterré à l'abbaye de Scellières (près de Troyes), grâce à l’intervention de son neveu. Ses cendres furent transférées au Panthéon le 11 juillet 1791, après une grande cérémonie sans la participation du clergé.

 

Les œuvres de Voltaire dénoncent la guerre, l'intolérance religieuse, l'injustice politique et sociale qui régnaient au XVIIIème siècle. On sent y souffler le vent annonciateur de la Révolution française de 1789. Que l’on apprécie ou pas ce philosophe des Lumières, force est de constater que ses écrits, sur la tolérance notamment, restent au XXIe siècle d’une étonnante modernité.

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