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La lune a-t-elle vraiment une influence sur nous ?

Info & Savoir

Depuis la nuit des temps, la lune intrigue et fascine. L'astre est bien connu pour son influence sur toutes les marées du globe, qui est considérable. Mais son rôle ne s'arrête pas là. De nombreux corps de métiers le savent et étudient ses évolutions. C'est ainsi qu'aujourd'hui encore, de nombreux cultivateurs la suivent de près, car ils connaissent le rôle que joue la lune sur la croissance des cultures. Et dans notre quotidien, qu'en est-il ?

Les agriculteurs ne sont pas les seuls à suivre les humeurs de la lune : les coiffeurs savent bien que des cheveux coupés lors de la nouvelle lune repousseront plus vite. Les sages femmes et le personnel hospitalier en général ont observé qu'ils avaient plus de travail les jours de pleine lune. Les exemples de ce type sont nombreux.

En attendant, retenez qu'il est toujours bénéfique de prendre le temps de se reposer et de se détendre les jours précédant la nouvelle lune (et bien sûr le jour même de la nouvelle lune), et qu'il faut faire preuve d'un peu plus de prudence que d'habitude dans ses paroles et dans ses actes, les jours précédents et suivant la pleine lune.

De plus, au même titre que le soleil, les phases de la lune rythment, de par le dessin qu'elle nous montre (l'évolution de ses fameux croissants), notre vie de tous les jours.

Mais nos vies de plus en plus citadines nous ont coupé de ce lien avec la lune, que nous ne voyons parfois plus que rarement.

Enfin, en astrologie, son influence est forte dans les thèmes astraux, où elle symbolise notamment la féminité, la maman, la petite enfance, la sensibilité...

 



La majorité des études réalisées sur le sujet de la lune (environ 40) concluent en l'absence d'un lien statistiquement significatif entre le cycle lunaire (les périodes de pleine lune en particulier) et le comportement humain dans le contexte des hôpitaux, de la police, ou concernant les suicides ou les tentatives, les accidents de voiture ou d'avion et le nombre des accouchements.

Cependant, une trentaine de recherche mettent en évidence un lien entre cycle lunaire et comportements humain et ce dans les mêmes domaines que cités précédemment.

D'une manière générale, les auteurs signalent que « La nature statistique de ces études, positives comme négatives, rend en outre leurs résultats passablement dépendants de la méthode utilisée et difficiles à interpréter en termes de certitudes. » Ils concluent en ces termes : « Ainsi, l'approche scientifique des effets de la lune sur l'humain n'offre ni certitude, ni unanimité. Tout au plus apporte-t-elle un soutien plus fort aux détracteurs des influences de la lune qu'à leurs partisans. »

Les « marées biologiques » Nous devons la théorie dite des « marées biologiques » au psychiatre américain Arnold Lieber. Confronté, de par son activité, aux perturbations du psychisme humain, il se demande pourquoi c e r -taines phases lunaires semblent plus particulièrement les exacerber. Là où la science officielle ne voit que de « simples coïncidences », il se livre à une enquête statistique approfondie.

Il répertorie de façon systématique les agressions, les vols avec violence, les viols, les suicides, mais aussi les accidents du travail et de la circulation durant les diverses périodes du cycle lunaire. Il conclut, par le recoupement de ces informations, que la pleine lune fait spectaculairement gonfler ces statistiques. « Nos enquêtes nous ont amenés à la constatation suivante : il existe une relation entre les agressions humaines et le cycle synodique de la Lune [...]. »

Arnold Lieber et son équipe cherchent alors une base physiologique à leur théorie. Elle est simple. Les cellules de nos organismes contiennent de 70 à 80 % d'une eau dont la composition est très proche de celle de l'eau de mer. Elles sont d'ailleurs le théâtre de mini marées ! Lieber les appelle « marées biologiques ».

« Le champ magnétique terrestre est modifié par les phases de la Lune », déclare le savant. Et cela provoquerait, chez des êtres prédisposés ou plus sensibles que d'autres, une production anormale d'hormones nocturnes et de stress, comme l'ACTH. La thèse se tient. Elle montre que la Lune et ses rythmes nous maintiennent en vie. Leur influence ne modifie pas fondamentalement un comportement. Pleine Lune ou pas, un assassin finira par passer à l'acte ; une maladie en gestation se déclarera un jour ou l'autre ; un individu suicidaire se mettra en danger de mort... Il y a simplement une probabilité qu'à un moment donné la rythmicité de la Lune entre dans cette mathématique du déséquilibre.

Le jour de la pleine Lune et ceux qui la suivent immédiatement (troisième quartier) génèrent-ils des pathologies spécifiques ? En France, la médecine le nie, mais la plupart des généralistes admettent que cette période remplit leurs cabinets de façon significative. Dans les services de psychiatrie, psychologues et médecins de garde s'attendent à un surcroît d'appels et d'interventions.

Un pharmacologue américain, le docteur Ralph Lewis, s'est livré à une étude statistique. Selon lui, il est clair que la pleine Lune est en corrélation avec l'apparition de certaines maladies. Ainsi, a-t-il constaté, avec son équipe, que 66 % des angines de poitrine et des ulcères soignés dans l'hôpital de l'Illinois où il exerce se seraient déclarés pendant les sept jours compris entre la pleine Lune et le dernier quartier. Cette période aurait également induit des hémorragies sensiblement plus fréquentes.

On parle aussi du nombre plus important d'accouchements les soirs de pleine lune. Alors info ou intox ? Sages-femmes et gynécologues vous garantiront que les maternités sont débordées ces nuits-là. Mais qu'en est-il réellement ? La dernière étude en date, menée par des scientifiques américains, remet sérieusement en cause cette idée. Les chercheurs ont recensé toutes les naissances survenues en Caroline du Nord sur quatre ans, entre 1997 et 2001, soit plus de 500 000 accouchements. Résultat : ils ont trouvé un nombre identique de naissances lors des différentes phases du cycle lunaire. De même, il n'y a pas plus de césariennes ou de naissances gémellaires les soirs de pleine lune. Le mystère de la grossesse reste d'ailleurs entier, puisque l'on ne connaît toujours pas précisément l'élément qui va provoquer la naissance de bébé.

Pour certains, tous les phénomènes entourant la Lune sont des coïncidences, pour d'autres des croyances. A chacun de gérer son rapport à la Lune comme il le souhaite, dans le respect et la tolérance d'autrui.

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