Immobilier
Accueil > Jean-Pierre Bansard, un entrepreneur de génie en politique

Jean-Pierre Bansard, un entrepreneur de génie en politique

I.M.
jean-pierre bansard

Immobilier, hôtellerie de luxe, transports : l'ancien sénateur Jean-Pierre Bansard est un entrepreneur hors du commun, débordant d'idées et de projets. Il explique les raisons de son engagement en politique.

Jean-Pierre Bansard, vous êtes un chef d’entreprise, mais vous êtes également un chef de parti, puisque vous avez créé il y a cinq ans l’Alliance Solidaire des Français de l’Étranger. Entreprendre dans le privé et entreprendre dans le public, est-ce différent ?

Jean-Pierre Bansard : Oui, c’est fondamentalement différent, même si cela part d’une même volonté créatrice. Dans l’entrepreneuriat « privé », on donne beaucoup, mais dans la perspective de recevoir en retour. Alors qu’en politique, on ne fait que donner pour les autres, et pour son pays, sans rien attendre en échange. Celui qui attend quelque chose ne fait pas de la politique pour les bonnes raisons.

 

 

Vous avez été élu sénateur en 2017, avant que votre élection ne soit invalidée l’année suivante. Quelles leçons avez-vous tiré de cet épisode ? Est-ce un échec, comme un projet d’entreprise qui n’aurait pas fonctionné ?

 

Jean-Pierre Bansard : La politique est un secteur très difficile, en particulier lorsque l’on vient du monde de l’entreprise, même si cela peut sembler un peu surprenant à entendre. Toute ma vie, j’ai travaillé pour rendre à mon pays ce qu’il m’avait offert, d’une façon ou d’une autre. J’ai fondé l’Alliance Solidaire des Français de l’étranger avec ce même esprit, et avec cette volonté de trouver des solutions. Or, ma démarche n’a pas du tout été comprise ainsi.

 

Jean-Pierre Bansard : « En me présentant au Sénat avec un mouvement apolitique, j'ai dérangé »

 

Le fait de ne pas appartenir au sérail politique et de me présenter avec un mouvement apolitique totalement indépendant – ni de gauche, ni de droite, ni du centre –, mais simplement concret, a dérangé. Par ailleurs, le fait d’être un homme d’affaires qui a réussi est devenu une sorte de présomption de culpabilité. Alors oui, j’ai été élu, et mon élection a été invalidée l’année suivante. Ils ont enquêté pendant un an, sans rien trouver. Ils ont finalement annulé mon élection à cause d’un billet d’avion de 600 euros qui n’apparaissait pas dans les comptes de campagne, car il n’avait pas à y figurer. Mais c’est ainsi. J’ai trop de respect pour la France pour m’insurger contre le système. Ce n’est pas un échec, mais c’est évidemment un coup dur.

 

 

Pourtant, vous n’avez pas renoncé : le mouvement que vous avez créé existe toujours. Est-ce la marque de la persévérance du chef d’entreprise ?

 

Jean-Pierre Bansard : Évidement. Je ne vais pas m’arrêter là. Cela m’a donné envie de continuer, d’aider les Français de l’étranger, de montrer et démontrer que ce n’est pas parce qu’on n’est pas issu du milieu politique que l’on n’est pas légitime. Élu ou pas élu, je peux continuer à porter la voix des Français de l’étranger, à les aider lorsque cela est nécessaire, et c’est la seule chose qui m’importe. En tant que chef d’entreprise, seuls les résultats comptent.

 

 

A lire aussi : Jean-Pierre Bansard, ancien sénateur et entrepreneur

Jean-Pierre Bansard, pionnier de la mobilité électrique

 

Mobilité : le made in France peut gagner la bataille de l’électrique (chronique de Jean-Pierre Bansard)

 

Jean-Pierre Bansard - Entrepreneur et propriétaire d’un groupe hôtelier comprenant l’Intercontinental Paris

Rejoignez notre communauté