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Je ne sais pas vivre toute seule !

Info & Savoir

La solitude effraie. Elle est souvent pour nous synonyme d'abandon, parfois aussi d'âge, car ce sont souvent des femmes dites « seniors » qui se retrouvent à vivre seules. Dans notre société où tout est fait pour nous occuper à tout moment et où notre utilité sociale est sans cesse jaugée, il est parfois difficile de se résoudre à cette situation. Mais encore faut-il faire la différence entre « solitude » et « isolement ».

Peut-être avez-vous eu cette expérience : Vous retrouver au milieu de la foule, y compris dans une soirée où vous connaissez certaines personnes, et vous sentir seule ? Voici un moment où la solitude est soudainement pesante alors même que l'on est physiquement entourée d'autres êtres humains...

 



La sensation de solitude provient plus souvent de nous-mêmes que de l'extérieur. Il est ainsi des solitudes tristes et basées sur le chagrin. Etre gravement malade provoque aussi de fait la sensation d'être seule face à cette épreuve qui ne touche qu'un seul individu, quel que soit son entourage. Le décès d'un être proche provoque ce même type de difficulté, en particulier s'il s'agit de son conjoint. Personne ne peut imaginer ce l'on ressent et les moments particuliers où le manque se fait sentir. La famille aide évidemment à minimiser l'impact de ces événements malheureux ou tragiques, mais ne peut pas les faire oublier.

La solitude peut aussi être choisie, c'est le cas pour de nombreuses personnes qui se retirent chez elles ou ailleurs au calme, justement parce qu'elles ressentent le besoin de souffler, de reprendre la maîtrise d'une vie agitée par ailleurs. Avoir des moments, voire des journées de tranquillité, faire un break... où une pause s'avère nécessaire pour notre santé mentale. Si vous vivez en famille, vous devriez faire l'expérience de 24 heures à vous concentrer sur vous seule, à faire ce que vous voulez, au moment où vous le souhaitez et à occuper toute la place du lit ! Rien de tel que de faire le point au calme pour simplement se reposer ou réfléchir à un problème spécifique. Moments de solitude chéris car rares et choisis ! Le problème survient lorsque la vie en solitaire n'est pas un choix...

Aucune adolescente ne vous dira que son objectif est de vivre seule. La plupart des jeunes filles d'hier et d'aujourd'hui veulent une vie privée accomplie avec amour, sexe et enfants. La vie en va parfois autrement et si nous sommes nombreuses à commencer notre vie d'adulte en solitaire, il arrive aussi que cela se prolonge sans que nous ne le souhaitions vraiment.

Nous ne rencontrons pas l'homme idéal avec qui nous avions pensé pouvoir vivre, ou les aventures se révèlent sans lendemain. Parfois la vie à deux s'avère décevante, pas d'enfant à l'horizon et le couple finit par se séparer ; la femme vivant seule à nouveau. Plus tard, ce peut être un veuvage qui intervient, les enfants sont installés, parfois au loin et la vie change soudainement du tout au tout.

Les circonstances sont donc nombreuses et influencent la façon dont la solitude est supportée. Vivre seule peut provoquer une vraie panique chez toutes sortes de femmes au profil différent, car ce type de vie n'est pas celui que l'on recherche. Le fait est que choisi ou pas, il arrive que l'on doive le supporter et dans ce cas, il va bien falloir s'y faire. Oui, mais comment ?

L'homme est un animal grégaire qui a tendance à s'étioler dans l'isolement. Or, la solitude mal supportée peut provoquer cette incapacité à réagir pour vivre mieux. La société peut être juste derrière la porte du logement, mais c'est parfois l'énergie qui manque. L'un des problèmes essentiels pour les femmes qui rejettent cette vie solitaire est en premier lieu qu'elles ne l'on pas choisie, mais aussi qu'elles interprètent cette vie comme un rejet des autres vis-àvis de leur propre personne ainsi qu'un échec personnel. Il y a des circonstances qui viennent aggraver cette sensation : se retrouver à vivre seule après un divorce non voulu par exemple. Au-delà de la sensation d'abandon, de chagrin, de colère, voici la femme obligée de se retrouver avec une vie imposée en solitaire. Normal dans ce cas qu'il y ait un vrai rejet !

Pour celles qui vivent seules depuis longtemps, toutes sont susceptibles d'avoir du mal à supporter une vie en solitaire. Mais il ne s'agit la plupart du temps que d'un moment de « ras-le-bol » temporaire et qui passe rapidement. En réalité la grande majorité des femmes qui se plaignent de vivre seules sont :

1. Celles qui ont vécu à deux ou en famille et se retrouvent plongées de force dans une nouvelle vie, non choisie.

Dans ce cas, le fait que cette vie ne soit pas le résultat d'un choix, mais d'un événement difficile du type divorce ou deuil provoque une révolte. La femme a l'impression de perdre tout contrôle sur sa vie et d'être dépendante de la bonne volonté d'un ex-mari qui, lui, a peut-être déjà quelqu'un d'autre dans sa vie, ou victime du mauvais sort suite à un décès soudain.

Difficile dans ces conditions de se faire à un changement drastique d'habitudes et de mode de vie. Parfois des difficultés matérielles viennent s'ajouter à cette situation mal vécue, obligeant à vivre dans un autre lieu, plus petit. Un élément qui ne fait que rajouter au mal-être global. Dans ce cas, on peut accuser l'injustice de la vie, vouer aux gémonies l'exconjoint, mais rien n'y fait pourtant.

2. Celles qui n'ont pas encore vécu à deux et cherchent à tout prix à vivre un véritable amour... comme les copines.
Un autre cas, parfois plus douloureux que le précédent, même s'il est a priori moins violent. Il n'y a à vrai dire pas de changement évident dans ce cas où une jeune femme s'est installée de son plein gré seule pour démarrer sa vie. Sauf qu'il n'était pas prévu que cela dure ad vitam aeternam. Si la vie est belle au départ, voir ses amies s'installer peu à peu en couple, les voir s'éloigner évidemment, se retrouver dans la situation de la célibataire de service, assister aux naissances... autant de moments qui peu à peu deviennent douloureux à vivre. Il arrive alors que la vie en solitaire devienne en effet insupportable.

Le premier pas vers une solution est une constatation ou du moins une réflexion : avez-vous le choix ou pas de ne pas vivre seule ? Si l'on vit mal la situation et qu'il y a une porte de sortie, pourquoi ne ou pas de ne pas vivre seule ? Si l'on vit mal la situation et qu'il y a une porte de sortie, pourquoi ne pas la prendre ? Une colocation, ou d'autres solutions sont peut-être possibles. Mais si vous n'avez pas d'autre possibilité que la vie en solitaire, le premier progrès en termes psychologiques est déjà de se convaincre que se taper la tête contre les murs ne constitue pas une issue intelligente. Inutile de se battre contre des moulins à vent, le premier pas pour aller mieux est de savoir que l'on s'installe dans cette vie pour une durée dont la limite n'est pas visible pour l'instant.

Une fois que l'on admet que l'on doit vivre seule, des mesures sont à prendre. Un autre argument pour parvenir à se convaincre est aussi de se mettre temporairement à la place des autres : il n'est pas très agréable de fréquenter une personne qui ne cesse de se plaindre ou qui est manifestement malheureuse d'une situation à laquelle on ne peut rien. Rester dans une impasse ne sert à rien, il faut donc trouver une issue. En avant donc pour un plan d'actions !

Une chose simple et agréable pour toutes les femmes. Les moyens financiers peuvent être modestes, mais heureusement il existe aujourd'hui des magasins qui proposent des articles de décoration à coût modeste. Un vase, quelques plantes, des photos, des tableaux, voici le moyen de se sentir au moins vraiment chez soi. Si l'on reste dans le domicile où l'on a vécu à deux après une séparation, changer les meubles de place, modifier la lumière ou changer le papier peint est une saine démarche. Faire le plein de DVD optimistes, disposer d'Internet et pouvoir voguer sur le net est aussi important. Se faire un petit nid douillet est une démarche indispensable, mais qui ne suffit pas bien entendu. L'aspect matériel est important, mais insuffisant les femmes. Les moyens financiers peuvent être modestes, mais heureusement il existe aujourd'hui des magasins qui proposent des articles de décoration à coût modeste. Un vase, du. L'aspect matériel est important, mais insuffisant.

Un travail sur soi est essentiel. Parfois la colère face aux événements, la lassitude peuvent rendre aigrie. Savoir maîtriser ses récriminations, les reproches que l'on voudrait adresser parfois à la terre entière n'est pas facile, mais nécessaire. Se confier dans un premier temps est logique et les amis sont là pour cela, mais il ne faut pas non plus que cela dure des mois, car si les copines ont la peau dure, elles peuvent aussi se lasser. L'amitié est un échange, pas un monologue. Etre agréable en se confiant à bon escient est le meilleur moyen de garder quelques appuis sûrs et fidèles.

L'aspect physique joue également surtout si l'on est en recherche de se recréer ou de se créer une vie privée. 

Faire attention à soi, ne pas sortir sans prendre soin de la façon dont l'on est vêtue ou coiffée est la moindre des choses. Qui sait, une surprise nous attend peut-être au coin de la rue ? Sauf que lorsque l'on vit seule, il n'y a plus de garde-fous. Si les femmes mariées se plaignent parfois d'avoir à cuisiner de pleines assiettes de pâtes et autres mets roboratifs pour mari et enfants, les femmes seules ont aussi leurs tentations.

Les études statistiques réalisées montrent du doigt que les personnes qui vivent en couple suivent des règles de vie plus saines que celles qui vivent seules. Facile à comprendre à vrai dire. Il n'y a aucun regard autre que le sien lorsque l'on vit en solitaire et un moment de déprime est vite arrivé. Il est alors facile d'ouvrir une bouteille, de dévorer un paquet de règles de vie plus saines que celles qui vivent seules. Facile à comprendre à vrai dire.

Il n'y a aucun regard autre que le sien lorsque l'on vit en solitaire et un moment de déprime est vite arrivé. Il est alors facile d'ouvrir une bouteille, de dévorer un paquet de biscuits au chocolat ou de fumer un paquet de cigarettes jusqu'au bout de la nuit. Il faut donc une vraie discipline de vie pour continuer à avoir l'énergie nécessaire pour s'entretenir. C'est un point sensible qu'il ne faut pas négliger. Et c'est en maintenant le contact avec les autres que l'on peut parvenir à tenir une ligne de vie. Retrouver le cercle vertueux est un vrai travail.

Maintenir les contacts, sortir, est important. Mieux vaut pourtant fréquenter des personnes qui elles aussi vivent seules, ou sont prêtes à sortir sans leurs conjoints. Les sorties ou soirées avec d'autres couples sont souvent plus difficiles à supporter. Renouer d'anciens contacts est plus facile que de nouer de nouvelles relations.

Le principal est de ne pas se laisser piéger à fréquenter des personnes qui ne parlent que de leurs enfants, ou sont désespérés de ne pas rencontrer l'âme soeur, mieux vaut si possible s'entourer de gens qui aiment rire, s'amuser et ne voient pas la vie sous ses pires aspects.

Etre seule signifie aussi que l'on peut faire ce que l'on veut quand on veut. Il est donc possible de se mettre ou remettre à des loisirs qui plaisent quels qu'ils soient. Cela permet aussi de rencontrer des personnes qui ont les mêmes centres d'intérêt et avec qui il est possible de nouer des relations amicales, même superficielles, voire amoureuses.

Au-delà de ses loisirs préférés, il y a aussi l'aspect « découverte » : Vous avez toujours voulu vous essayer à la sculpture, à la danse orientale ? Vous n'êtes jamais allée à l'opéra, n'avez jamais pratiqué la planche à voile, jamais lu les poèmes de Baudelaire ? Pourquoi ne pas tenter l'expérience ? Si cela ne vous plait pas, vous aurez du moins essayé et n'aurez pas de regrets. Vivre en couple n'est pas la condition sine qua non du bonheur.

Il n'est qu'à regarder autour de soi pour s'en convaincre. Penser que tout est mieux chez les autres n'est pas une solution. A vrai dire nombreuses sont les femmes mariées qui envient la liberté du célibat. Si vous êtes seule par obligation, examinez donc la situation en voyant les avantages et non les inconvénients de la situation. S'obstiner à penser que le monde entier autour de nous est plus heureux n'apporte vraiment rien de positif !

Une saine réaction est aussi de se remettre en cause, en question. A condition d'être sortie de la déprime, bien entendu. Examiner les raisons objectives pour lesquelles rien ne s'est passé comme prévu permet d'y voir plus clair, et de modifier son attitude pour l'avenir. Sauf dans le cas d'un décès, analyser les véritables origines d'un divorce ou se demander pourquoi les relations amoureuses d'une célibataire n'ont pas abouti permet parfois de modifier le cours de sa vie.

Car il n'est pas rare que nous recommencions encore et encore à faire les mêmes erreurs, de façon totalement inconsciente. Nous avons tous et toutes un mode de fonctionnement privilégié qui provient de notre enfance et des expériences vécues. Pour ne pas tomber dans ce piège à répétition, une réflexion personnelle est indispensable. Si l'on ne s'en sent pas capable, il est possible d'avoir recours à un spécialiste susceptible de montrer du doigt la bonne voie. A moins que vous n'ayez dans votre entourage une personne suffisamment proche et objective, en qui vous avez toute confiance, et qui peut vous aiguiller sur ce chemin délicat.

Car accepter le fait que l'on doive vivre seule pour un moment ou pour longtemps, peut-être même pour toujours, ne signifie pas qu'il faille abandonner tout espoir de changement.

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