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Opération de la cataracte et prévention

Info & Savoir

La cataracte touche aujourd'hui de très nombreux Français, mais prise à temps il est possible de lutter contre ce mal qui sans soins peut mener jusqu'à la cécité. Aujourd'hui, la connaissance de la cataracte permet également de recommander des mesures de prévention efficaces, mais qu'il convient de respecter dès ses jeunes années.

L'opération de la cataracte est devenue l'opération la plus courante en France. Finies les opérations de l'appendicite à gogo des années 70, aujourd'hui ce sont les opérations de la cataracte qui tiennent le haut du pavé avec 600 000 interventions annuelles. Cela est dû au vieillissement de la population.

 

En effet, lorsque l'espérance de vie était moins élevée, on considérait que si la vision baissait, le phénomène était normal et il était inutile de lutter contre à la fin de sa vie. Aujourd'hui, mal voir à 65 ou 70 ans est considéré au contraire comme un véritable handicap pour une personne qui a une espérance de vie de 80 ou 90 ans. A cet âge-là, nombreux sont ceux qui continuent à conduire, à mener une vie active, à lire, à surfer sur Internet, etc.

On peut mettre en exergue différentes causes possibles.

L'âge Cette maladie qui touche l'oeil concerne en général les plus de 60 ans. On la définit par une baisse de la vision qui opacifie peu à peu le cristallin.

 


 

En réalité, le phénomène démarre dès les trente ans, même si les effets ne se font sentir qu'après soixante ans, sauf dans certaines familles où pour des raisons génétiques inconnues, le problème se déclare plus tôt. En effet, avec le temps et les années, notre vision se transforme. Nous savons qu'elle baisse et que nous avons de plus en plus de difficultés à voir de près, caractéristique de la presbytie. Dans le cas de la cataracte, la vision devient brouillée, comme si l'on voyait à travers une chute d'eau, d'où le nom qui a été choisi pour définir ce vieillissement du cristallin.

Un accident

Un accident ou traumatisme affectant l'oeil peut également constituer un événement déclencheur.

La santé globale du patient

Les médecins mettent également en avant l'influence néfaste du tabac, du diabète, ou l'exposition prolongée à une lumière excessive sans protection. D'où l'intérêt de toujours porter des lunettes de protection au soleil.

Enfin, certains enfants peuvent être affectés dans le cadre de la trisomie 21 ou de maladies génétiques rares. Il est alors possible d'intervenir à partir de l'âge de 1 an.

Les symptômes et l'évolution

La cataracte se traduit dans un premier temps par une baisse de la vision, qui peut donc paraître totalement naturelle. Mais au fil de temps et des années, cela vient handicaper la vie quotidienne. On peut remarquer lorsque l'évolution est déjà avancée que la pupille n'est plus aussi foncée, et qu'au lieu d'être noire, elle devient grisée, tirant même sur le blanc épais. Sans réaction de la part de la personne atteinte, l'issue est fatalement la cécité, à plus ou moins long terme.

Parmi les symptômes, on constate :

> Que la vue s'obscurcit,

> Des éblouissements notamment lors de la conduite de nuit,

> Des couleurs plus fades, >

Un voile blanc devant les yeux,

> Un besoin de changer de lunettes plus fréquent.

Il arrive parfois que l'évolution se compte en mois au lieu d'années, ce qui provoque de ce fait une consultation rapide. Aucune douleur n'est à signaler.

Le vieillissement peut entraîner plusieurs maux dont le glaucome ou la DMLA (dégénérescence maculaire liée à l'âge). C'est la raison pour laquelle, l'examen de l'oeil doit être complet et forcément préciser l'état du cristallin, mais aussi de la rétine, de la macula et du nerf optique. Une échographie est également indispensable afin de pouvoir déterminer la puissance de l'implant. Sans oublier quelques éléments portant sur l'état général du patient. Certains signes peuvent également donner une idée du diagnostic au praticien.

 

> Ainsi, les diabétiques sont plus souvent touchés, ou plus tôt.

> Les personnes qui ont des antécédents familiaux,

> Celles qui vivent dans des régions tropicales ou en montagne, où la vision doit supporter plus souvent les rayons ultraviolets.

> Les personnes ayant suivi des traitements de radiothérapie sont considérées comme des individus à risque.

> Une alimentation pauvre en fruits et légumes. En effet, ces aliments comprennent des vitamines et minéraux qui luttent contre les antioxydants, les mêmes qui attaquent le cristallin.

> Les fumeurs et alcooliques sont aussi des populations globalement plus touchées.

Si la cataracte n'est pas très avancée, le spécialiste pourra proposer des mesures faciles à adopter comme le port de lunettes adaptées (ou de lentilles), sans oublier le fait d'avoir toujours un bon éclairage lors de ses activités. Il existe également des gouttes oculaires, et des exercices des yeux qui aident à améliorer une cataracte légère.

La tendance est quand même à opérer assez tôt étant donné que les risques sont peu élevés.

 


 

En général, l'opération se fait si l'acuité n'est plus que de 4 sur 10, à quoi il faut ajouter les notions de qualité de vision ; qualité qui peut être fortement entamée lorsque la lumière baisse et qui empêche de conduire de nuit en particulier. Le grand âge n'est pas forcément une contre-indication à l'opération. Un centenaire peut tout à fait être opéré.

Avant l'opération, la préparation est simple : pas d'aspirine une semaine avant et la veille, il faut apposer des collyres antibiotiques et anti-inflammatoires. Après l'opération, il faut apposer des collyres à nouveau trois fois par jour pendant un à deux mois.

Une première consultation auprès d'un opthalmologiste permet de prendre les mesures précises de l'oeil afin de voir quel type de lentille sera le mieux adapté. L'opération de la cataracte consiste en l'ablation du cristallin pour être remplacé par un implant en acrylique, sans contreindication, sauf en cas d'infection.

 

Elle est généralement accompagnée d'une anesthésie locale qui dure en moyenne un quart d'heure via un gel. L'opération se fait sous microscope, car elle exige une grande précision : deux minuscules incisions sont faites qui permettent de découper une petite fenêtre circulaire dans la capsule du cristallin. Le produit injecté ensuite permet de le décoller et de l'aspirer via une sonde à ultrasons. Enfin, l'implant est introduit et posé.

Ils ne sont pas nuls même s'ils sont très bien contrôlés. Même si rien n'empêche en théorie d'opérer les deux yeux en même temps, les chirurgiens préfèrent opérer un oeil après l'autre par sécurité.

Les risques majeurs sont :

> Des incisions aussi petites que possibles (c'est la dextérité du chirurgien qui le permet)

> La préservation de la capsule du cristallin.
> Un décollement de la rétine, très rare puisqu'il concerne moins de 1% des patients.

Il arrive qu'une seconde cataracte se déclenche après une opération, elle peut être traitée par laser.

Le risque est aussi que le résultat ne soit pas à la hauteur.

Les lentilles rigides sont anciennes et bien connues. Elles peuvent corriger un autre défaut de vision, mais l'incision doit être plus grande évidemment pour les introduire. très fiables, elles sont aujourd'hui rarement utilisées de par leur matériau.

Les lentilles souples demandent une plus petite incision et sont plus performantes au niveau de la vision de nuit. Les implants dits multifocaux ont beaucoup progressé ces dernières années pour permettre des corrections intéressantes pour le patient. Avec ces derniers implants, il est possible de ne plus inciser que sur 2 millimètres. Les derniers sont le monofocal torique qui permet de récupérer sa vision de loin, et le multifocal torique qui corrige en plus la vision de près. Ils permettent aussi de corriger l'astigmatisme.

C'est l'ophtalmologiste qui pourra vous conseiller sur le type de lentilles en fonction du diagnostic qui a été effectué, d'autant que les progrès sont rapides dans ce domaine et qu'il faut donc se tenir au courant des innovations. N'hésitez pas à prendre le maximum de renseignements sur le type d'implants qu'il est prévu de poser. Des contre-indications existent : anomalie rétinienne ou glaucome.

Les résultats sont en général spectaculaires, car la personne peut à nouveau lire, regarder la télé sans problème et ce dans 90% des cas. Dans les 10% restant, les patients ont souvent un autre problème visuel. Il faut attendre environ deux mois pour que la guérison soit vraiment complète. Les patients ont d'ailleurs un peu de mal parfois à voir à nouveau les couleurs dans toute leur intensité dans un premier temps du moins. Il faut le temps que le cerveau intègre l'information que la vision a été corrigée. Le lendemain même, il est normal de voir flou et il ne faut pas s'inquiéter si l'on a l'oeil rouge.

Au départ, il est possible de ressentir une sensation de corps étranger, mais cela passe rapidement. L'oeil est sensible évidemment, mais n'est pas douloureux. Les résultats dépendent bien entendu de l'état de l'oeil dans sa globalité, en particulier la rétine et le nerf optique. Si ceux-ci sont normaux, les résultats seront excellents.

Le développement se fait très lentement, les instances médicales supposent que le cristallin est affecté comme quasiment tout notre corps par la mauvaise influence de la multiplication des radicaux libres, d'où la difficulté de mesures de prévention précises.

A partir du moment où il s'agit d'une évolution due au vieillissement, les mesures de prévention sont à prendre bien longtemps avant les 65 ans. Il s'agit en fait d'une hygiène de vie qui doit commencer des années auparavant. Certaines mesures sont de toute façon bonnes à prendre pour l'état général de sa santé :

 

 

> Arrêter de fumer,

> Porter systématiquement des lunettes de soleil et si possible un chapeau ou une visière pour limiter l'usure due aux UV,

> Protéger ses yeux lorsque l'on bricole ou dans certains sports par exemple pour éviter les blessures,

> Vérifier régulièrement son taux de sucre dans le sang. Et si l'on a déjà du diabète, adopter un régime adapté,

> Avoir une alimentation suffisamment riche en antioxydants.

Autant dire que si les patients doivent prendre en charge leurs propres mesures de prévention, la chirurgie permet de guérir aujourd'hui la quasi-totalité des cas de cataracte simple. En quelques dizaines d'années, le confort des seniors sur le sujet a changé du tout au tout. Et c'est une sacrée bonne nouvelle !

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