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Doit-on croire à la chrononutrition ?

Info & Savoir

Créé par le Docteur Alain Delabos, médecin nutritionniste, directeur du Département de recherches cliniques de l'IREN (Institut de recherche européen sur la nutrition), ce programme alimentaire est basé sur notre horloge interne et nos rythmes biologiques. Faut-il y croire ou pas et quels sont ses effets ?

Selon le Docteur Delabos, l'organisme humain est une véritable pendule : température du corps, sommeil, production d'hormones... Toutes ces fonctions sont calées sur un rythme établi. Le principe du chronorégime est donc d'adapter les types d'aliments ingérés selon l'heure de la journée. En d'autres termes, un aliment sera davantage bénéfique s'il est consommé à une heure fixe et déterminée. Un régime, ce n'est pas une histoire de restriction mais de répartition alimentaire.

 

Chrononutrition : un peu d’histoire…
C'est à 43 ans que le Dr Delabos se trouve, pour la première fois de sa vie, confronté à un problème de poids. Il vient d'arrêter de fumer et a pris une vingtaine de kilos. Il suit alors des régimes qui le frustrent, le fatiguent et l'entraînent même sur la voie de la dépression. C'est sa femme qui, la première, lui conseille de se servir de son expérience en gériatrie. Le Dr Delabos observe à ce moment-là que son organisme éprouve une répugnance avérée envers les distorsions alimentaires auxquelles il le soumet et que plus il décale l'ordre de ses repas en mangeant moins le matin, plus il a faim le soir.

 

Il remarque également qu'avec une même quantité journalière d'aliments, plus il retarde et plus il grossit. Jusqu'au jour où il réalise qu'il existe un facteur temps dans notre alimentation quotidienne. Il s'intéresse alors à la chronobiologie, aux schémas alimentaires de nos ancêtres ainsi qu'à ceux des animaux sauvages. Il rafraîchit ses connaissances en nutrition en suivant les cours de la faculté de médecine de Nancy où il côtoie des chercheurs issus de toutes les universités d'Europe.


Dès 1987, il établit les bases de la chrononutrition qu'il applique sur lui-même et sur sa femme puis sur nombre de ses patients. En 1994, il retrouve le Pr Jean-Robert Rapin, professeur de pharmacologie, avec lequel il avait déjà travaillé sur l'influence de l'alimentation sur le vieillissement cérébral. En conclusion de ses recherches, le Pr Rapin a lui aussi introduit la notion de chronobiologie dans le domaine de la nutrition.

 

Si le Dr Delabos a trouvé le « comment », le Pr Rapin, en expliquant le « pourquoi », valide donc scientifiquement sa démarche. En 1998, le Dr Delabos met au point la morphonutrition et ses morphotypes, outil complémentaire de la  chrononutrition. Son approche, qu'il améliore constamment au fur et à mesure des découvertes, est diffusée à travers ses livres, sur Internet et par les chronothérapeutes qu'il forme. 

 


 

Chrononutrition : une méthode équilibrée et sur-mesure
Ce qui a attiré de nombreuses femmes vers cette méthode, c'est avant tout le caractère relativement équilibré du menu : il n'oblige pas à supprimer une ou plusieurs catégories d'aliments, comme la plupart des autres régimes. Il suffit de manger certains aliments à des heures fixées au préalable. Il est naturellement interdit, sous peine d'échec, de déroger au canevas horaire et de grignoter entre les repas. La consommation en mode "chronorégime" est d'environ 1 500 kcalories par jour, ce qui est inférieur aux besoins moyens d'une femme qui sont de l'ordre de 1 800 à 2 000 kcal/jour.

 

Le programme recommandé par le nutritionniste doit tenir compte des préférences et du mode de vie. Le chronothérapeute doit proposer un plan alimentaire qui corresponde au système biologique et destiné à équilibrer le métabolisme. Ainsi, cela permet de revenir à une façon naturelle de s'alimenter. En cas de trouble métabolique ou d’intolérances alimentaires, le médecin adapte le programme et supprime certains aliments.

 

Chrononutrition : une question de moment et de mode de vie
La chrononutrition n'est pas un régime à proprement parler, c'est un programme alimentaire et nutritionnel adapté à la personne et à son rythme de vie : l'aliment juste, en quantité juste, au moment juste, de façon à ce que sa forme physico-chimique soit adaptée au fonctionnement de notre organisme, par exemple au moment où l'organisme va sécréter les enzymes nécessaires à la transformation des aliments.


Au lever, le repas sera gras,  car on démarre la journée et que le corps a donc besoin des éléments indispensables à la reconstruction cellulaire. En milieu de journée et en milieu d'effort, le repas sera dense et nourrissant. En fin de journée, pour soutenir notre énergie, la collation sera sucrée. Avant d'aller dormir, quelle que soit l'heure, on mangera léger pour ne pas surcharger son organisme. On peut aussi sauter ce dernier repas si l'on n'a pas faim, mais à condition de boire. Pendant la journée, on boira à volonté eau plate, eau pétillante, thé, café, tisane sans sucre ni lait, et on évitera l'alcool.

 

Par ailleurs, deux fois par semaine, on a le droit à deux repas libres dans leur composition (même au restaurant), mais à condition de ne pas les prendre le même jour. La force de ce programme est indéniablement le fait qu’il soit conçu sur-mesure en fonction de chaque personne. Il permet un amaigrissement progressif dans le temps. Mais il revient à chacun de le tester pour en valider les effets en fonction de son propre métabolisme.


Plus d’infos sur : www.la-chrono-nutrition.com, www.chrono-coaching.fr et www.biochrono.net

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