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Homéopathie : les traitement homéopathiques sont-ils efficaces ?

Info & Savoir

L'homéopathie a ses adeptes, très fidèles, et généralement ouverts aux médecines dites douces. Elle est pourtant souvent remise en cause pour des raisons de validation scientifique et de remboursements réduits. Les homéopathes insistent sur ses bienfaits, à condition cependant d'avoir un peu de patience et de régularité dans la prise des petites billes blanches.

L'homéopathie est une médecine alternative, qui a vu le jour il y a bien longtemps. C'est à la fin du XVIII ème siècle que Samuel Hahnemann met au point cette discipline.

Elle deviendra populaire en France à partir des années 1830, puis retombera dans l'oubli pendant toute la fin du XIXème siècle, avant de connaître un nouveau regain il y a environ cent ans. Hahnemann dilue et agite (principe de succussion) certaines substances d'origine végétale, minérale ou animale, à dose faible, avant de les administrer aux patients de l'époque. La faible quantité des dosages explique que l'on utilise l'adjectif homéopathique dans le sens « en quantité très limitée ». Ces substances sont choisies après examen du patient, ses caractéristiques physiologiques mais aussi psychiques. Dès 1800, le praticien a toujours eu un entretien très long avec le malade, afin de bien prendre regain il y a environ cent ans.

Hahnemann dilue et agite (principe de succussion) dose faible, avant de les en compte tous les symptômes ainsi que le tempérament propre au patient, car il s'agit de choisir le traitement en similitude avec ce dernier. Selon le fondateur de la discipline, une substance ne peut donc être conseillée que dans le cas où un examen fouillé du patient a été effectué.

Cette « similitude » est à la base de l'homéopathie : une substance à faible dose peut soigner un symptôme lorsque l'on a pu observer que cette même substance provoque en fait ces mêmes symptômes lorsqu'elle est administrée à forte dose chez un individu sain. On donne souvent l'exemple de la quinine, qui donne de la fièvre suite à une absorption élevée, mais peut soigner ce même symptôme en faible quantité.

En France, les dilutions vont généralement en France jusqu'à 30CH. Le succès de cette discipline est très inégal. Dans notre pays, ce sont environ 36% des patients qui ont recours aux petites granules dans leur vie, alors qu'au Royaume-Uni, cela ne concerne que 2% du public. L'Inde est un pays très actif avec près de 250 000 homéopathes.

Chez nous, les homéopathes doivent être des médecins. Les produits passent par le processus de l'autorisation de mise sur le marché (AMM), comme les médicaments traditionnels, mais sont exemptés d'étude clinique.

Les remèdes homéopathiques peuvent aussi être prescrits par des dentistes, sages-femmes, kinésithérapeutes et vétérinaires, et la plupart sont en vente libre sans ordonnance. Le taux de remboursement est passé à 35%, mais les dépenses de la Sécurité sociale sont minimes, car les produits sont en général peu onéreux.

 




Les « pour » et les « contre » continuent de s'affronter sur la question. Les seconds mettent en avant que l'homéopathie a la même efficacité qu'un placebo, sans plus ; théorie qui a été mise en avant par le très célèbre magazine The Lancet. En France, l'Académie nationale de Médecine s'est prononcée « contre » en évoquant une « méthode obsolète qui ne se fonde sur aucun fondement scientifique et qui se place à l'écart du progrès ».

 

Les « pour » au contraire vont dans le sens de l'efficacité de l'homéopathie. Il y a ainsi eu une controverse sur le sujet de « la mémoire de l'eau ». Selon certains, dont le professeur Montagnier, une eau qui a été en contact avec certaines substances conserve une empreinte de certaines propriétés, alors qu'en fait on ne retrouve plus ces substances en tant que telle. Cette théorie va dans le sens de l'homéopathie et du processus de dilution. Pour l'instant, les différentes expériences n'ont pas permis de le prouver de façon scientifique, mais les recherches continuent à l'Institut Montagnier de Shangaï avec le professeur Jacques Benveniste.

Les médecins suivent des séminaires ou des cours à la fin de leur cursus d'études pour se former à l'homéopathie, qui constitue ce que l'on nomme une « compétence », et non pas une « spécialité ». Il y a environ 4000 médecins homéopathes inscrits au Conseil National de l'Ordre. Une discipline intéressante pour le thérapeute qui a l'occasion de prendre le temps de connaître son patient, du fait qu'un traitement identique ne sera pas forcément recommandé pour le même mal ; tout étant basé sur l'individualité.

 

L'homéopathie intervient dans des domaines variés
L'homéopathie intervient dans des domaines très divers, mais généralement sur des maux relativement bénins, néanmoins importants. L'arrêt du tabac, les troubles du sommeil, le stress, les affections respiratoires, mais aussi les effets secondaires de traitement aussi difficiles à supporter que la chimiothérapie sont quelques-uns des champs d'intervention de cette discipline.

Les raisons de cet engouement sont encore un peu floues. On peut citer évidemment le besoin de revenir à des principes plus naturels, le besoin que l'on se préoccupe de nous de façon exclusive, le coût aussi est un élément qui joue en faveur de cette tendance. Le fait est que si les effets ne sont pas toujours prouvés, l'innocuité l'est. On peut donc se faire du bien, et au pire cela n'a pas d'effet, ni positif, ni négatif !

 

L'homéopathie est-elle efficace ?
L'efficacité n'est pour l'instant pas validée de façon scientifique. Le fait que l'individualisation soit l'un des principes de l'homéopathie explique que l'on ait duM mal à rassembler un grand nombre de patients présentant les mêmes caractéristiques afin de faire une étude.

Il faut donc se fier à son instinct. En effet, rien n'est prouvé et la discipline n'a pas beaucoup évolué depuis quasiment deux siècles. D'un autre côté, on peut y adhérer de façon empirique ou intuitive ; cela est aussi une caractéristique des grands chercheurs.

Et finalement, même s'il ne s'agit que d'un effet placebo, il peut être efficace. Le psychisme est puissant et peut tout à fait avoir un effet réel sur certains symptômes. Le tout est de ne pas éviter les examens qui ont fait leurs preuves ainsi que l'allopathie lorsque celle-ci s'avère nécessaire.

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