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Comment reconnaître l'ostéoporose ?

Info & Savoir

Chaque année en France, plus de 130 000 femmes sont victimes de fractures, et ne savent pas qu'elles souffrent d’ostéoporose. Seules 20% d'entre elles seront orientées vers un dépistage et auront accès à des mesures préventives et des traitements adaptés.

L'ostéoporose, ces dix dernières années, est devenue plus qu’inquiétante. En France, la maladie touche environ 30 à 40 % des femmes ménopausées et plus de la moitié de celles de plus de 75 ans.

 

L'expression clinique la plus fréquente de l'ostéoporose est la fracture qui, par les complications qu’elle entraîne, détermine le degré de gravité. Elle touche les sociétés industrielles dont l'espérance de vie, surtout celle des femmes, s'allonge. C'est pourquoi l'ostéoporose constitue un problème de santé publique majeur pour lequel recherche et médecine concourent à fournir des réponses.

 



Ostéoporose : des chiffres alarmants
. A 65 ans, 39% des femmes souffrent d’ostéoporose, elles sont 70% à 80 ans.
. Dans le monde, on enregistre une fracture toutes les 20 secondes, soit 1 600 000 fractures du fémur par an !


Qu'est-ce que l'ostéoporose ?
Selon l'OMS, «l'ostéoporose est une maladie caractérisée par une faible masse osseuse et la détérioration micro architecturale du tissu osseux, une fragilité osseuse et, par suite, une augmentation du risque de fracture». L'ostéoporose est donc une pathologie dégénérative du tissu osseux étroitement liée au cycle de vie du squelette.


Une personne est atteinte d'ostéoporose quand la quantité de calcium vient à diminuer dans l'os au point que celui-ci en est fragilisé et qu'il peut se fracturer dans des circonstances de la vie courante.

 

Les différents types d'ostéoporose

Mais on peut en distinguer deux types :


. L'ostéoporose de type I
Elle survient précocement dans la vie, à partir de 50 ans, et touche principalement les femmes après l'instauration de la ménopause


. L'ostéoporose de type II
Elle survient plus tard, après 70 ans et touche aussi bien l'homme que la femme.


Ostéoporose : quels sont les symptômes ?
Selon le Dr Albert Ohayon, « Les symptômes de l'affection apparaissent tardivement par rapport au processus qui entame la présence du calcium dans l'os. Quand ils apparaissent, il est déjà bien tard et l'os s'est éclairci. On pourrait penser que les douleurs articulaires et les limitations de la mobilité que l'on attribue à l'arthrose en général sont les premiers symptômes de l'ostéoporose. Il n'en est rien.

 

Ces manifestations ne sont en rien imputables à l'ostéoporose. Son mode de révélation est le plus souvent assez brutal : il s'agit principalement d'une fracture vertébrale, du bassin, du poignet ou de l'avant bras survenues dans un contexte de la vie quotidienne, sans grande contrainte sur l'os lésé. Ca n'est que beaucoup plus tard dans l'évolution de l'ostéoporose que la douleur ou les déformations surviendront. »


Ostéoporose : de nombreux risques de fractures

L'incidence de l'ostéoporose est en constante augmentation depuis une cinquantaine d'années en raison du vieillissement de la population. Le risque de fracture, chez une femme, de 50 ans jusqu'à sa mort, est de 40 %. Les fractures se répartissent essentiellement sur les trois sites osseux suivants : l'extrémité supérieure du fémur (19 %), les vertèbres (fracture ou tassement : 16 %), le poignet (14 %).

 

Ostéoporose : les fractures de la hanche
Elles entraînent une des plus longues hospitalisations, soit 19 jours en moyenne. Un patient sur quatre ayant présenté une fracture de la hanche décèdera de complications au cours des 12 mois suivants et 50 % des patients qui survivent à une telle fracture nécessiteront des soins de longue durée.

 

. Les fractures du fémur
On estime en moyenne à 50 000 le nombre de nouveaux cas de fractures de l'extrémité supérieure du fémur tous les ans en France, chiffre qui devrait tripler d'ici 50 ans. Ces fractures sont souvent graves. Elles augmentent exponentiellement avec l'âge et prédominent chez les femmes. En terme de santé publique, les conséquences de cette fracture sont particulièrement préoccupantes, car elles sont souvent à l'origine de l'entrée en dépendance.

 

. Les fractures et tassements vertébraux

Pour les fractures et tassements vertébraux (environ 40 000 à 65 000 nouveaux cas par an), le processus étant évolutif, l'apparition continue et l'installation insidieuse, elles sont difficiles à documenter et aucune donnée n'est actuellement disponible en France sur les fractures «hospitalisées» et les fractures «radiologiques». Elles peuvent être à l'origine de douleurs rachidiennes, de déformations ou d'infirmités qui ont souvent des effets sensibles sur le confort de vie.

 

. Les fractures du radius

Les fractures de l'extrémité distale du radius se développent fortement entre 50 et 60 ans pour se stabiliser à des niveaux élevés par la suite (35 000 nouveaux cas chaque année chez les femmes de plus de 50 ans).

 

Les causes de l'ostéoporose
Deux causes contribuent à favoriser l’ostéoporose : l’excès de sel, sous la forme de chlorure de sodium et une alimentation trop acidifiante pour l’organisme.

 

Ostéoporose : prévention & traitement aujourd’hui ?

A l'heure actuelle, la première stratégie de prévention est thérapeutique et s’adresse à la femme ménopausée, avec le traitement hormonal substitutif (THS) qui vise à compenser la carence en estrogènes entraînée par la ménopause, car l'une des fonctions essentielles des estrogènes semble être l'inhibition, au niveau des ostéoclastes et des ostéoblastes, de la synthèse de facteurs de croissance et de cytokines impliqués dans la résorption osseuse.

 

D’autres traitements préventifs de l'ostéoporose existent. Ce sont principalement la calcitonine qui accroît légèrement la densité minérale osseuse chez la femme post-ménopausée, la parathormone qui stimule de façon indirecte l'ostéoformation et les bisphosphonates qui augmentent transitoirement la masse osseuse et maintiennent l'intégrité de la micro-architecture osseuse.

 

Cette dernière catégorie de produits, avec d'autres, fait aujourd'hui l'objet d'un champ de recherche en très fort développement.

Le traitement ensuite est un bon compromis entre une bonne hygiène de vie, une activité physique régulière et contrôlée, une possible supplémentation vitamino-calcique, et des médicaments (SERMS, biphosphonates, ranélate de strontium, tériparatide…). Mais le plus important est d’agir avant que la maladie puisse intervenir, par des mesures de prévention efficaces.

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