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Biographie détaillée de Maximilien de Robespierre

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Avec ses petites lunettes, son air froid et distant et sa voix monocorde, « l’incorruptible », comme il fut surnommé, a été l’une des figures de proue de la Révolution française. Élevé par les préceptes de Lumières, passionné de la Rome Antique et obnubilé par le respect de la liberté et de la vertu, Maximilien de Robespierre aura été tour à tour pourfendeur de la monarchie – il a milité pour la mort du roi - et instigateur de la Terreur, période sanglante de l’Histoire. Portrait d’un solitaire aux idées révolutionnaires.

Le 27 juillet 1794, en fin d’après-midi, Robespierre, hier encore chef de la Révolution française, le visage ensanglanté, est conduit sur l’échafaud. Hué, lui jadis acclamé, faible, il prend place sur la terrible machine qui a vu défiler ses ennemis ainsi que ses amis. La lame tombe, Robespierre crie, sa tête est tranchée. Mort, il emporte avec lui la Terreur, l’une des périodes les plus sombres de l’Histoire de France.

 


 

Le 6 mai 1758, Maximilien Marie-Isidore de Robespierre nait à Arras dans une famille bourgeoise. Son père François est avocat au conseil d’Artois et sa mère Jacqueline descend d’une lignée de brasseurs. Maximilien est l’ainé d’une fratrie qui compte Charlotte, Henriette, qui décède avant l’âge de 20 ans, et enfin Augustin. Multipliant les fausses couches, Jacqueline décède en  1964. Face à ce drame et à l’absence de sa mère, il ne peu plust compter sur le soutien de son père qui quitte rapidement le foyer et la ville d’Arras, ne donnant plus jamais de nouvelles à ses enfants.

 

Les jeunes années de Maximilien de Robespierre

Cette double disparition pèse sur les premières années du jeune Maximilien qui, vivant désormais chez son grand-père, prend très à cœur son rôle de chef de la fratrie. Un air grave, qui ne le quittera plus, s’installe sur son visage. Son ambition se développe et son travail lui permet de devenir l’un des meilleurs élèves au collège. Il poursuit ses études au collège Louis-le-Grand à Paris. Passionné de littérature latine, il dévore les ouvrages de Cicéron.

 

Maximilien de Robespierre solitaire

Si son enfance est studieuse, il ne se fait que très peu d’amis. Relativement pauvre, mal habillé, il a du mal à se sentir accepté parmi les autres enfants beaucoup plus aisés que lui. Mis à l’écart et solitaire, il se forge une armure en étant bien décidé à prendre tôt ou tard sa revanche. Comme le note l’abbé Proyart, écrivain catholique contre-révolutionnaire, en 1850 dans sa « Vie de Robespierre » derrière le visage adolescent, le futur révolutionnaire montre le bout de son nez : « Dès sa plus tendre enfance, Robespierre annonça le caractère sombre et machinateur qu’il conserva toute sa vie. Il ne passa point par le bel âge de l’ingénuité ».

 

Maximilien de Robespierre et les idéaux républicains

C’est durant ces années d’études qu’il construit  ses idéaux républicains. Il vénère la Rome Antique et se passionne pour les cours de rhétorique où il rédige, en s’inspirant de ses auteurs favoris, des compositions au ton emphatique. Le collège Louis-le-Grand accueille de futurs acteurs de la Révolution. Ainsi Camille Desmoulins, Adrien Duport ou Charles-François Lebrun sont formés sur le même modèle et vont développer le même lyrisme dans leurs discours.

 

Robespierre avocat

Fort d’études brillantes, le jeune Robespierre décide de suivre la voie familiale, épousant la carrière d’avocat comme son père. Il est ainsi licencié en droit en 1781 et devient avocat assermenté au Conseil provincial d’Artois. Malgré quelques difficultés d’orateur, il acquiert une certaine notoriété régionale grâce à une plaidoirie en faveur du paratonnerre et de son utilité contre la foudre. Les années suivantes consacrent à l’échelle provinciale ce juriste multipliant les victoires. Alors que son frère Augustin poursuit ses études au collège Louis-le-Grand, il s’installe chez sa tante et son oncle.

 

Maximilien de Robespierre bourreau de travail

La vie de Robespierre est une nouvelle fois marquée par la solitude ; il ne sort que rarement et consacre la majeure partie de son temps à son travail. Cependant, en parallèle de cette vie d’ascète,  il est inscrit à la société des Rosati, un salon littéraire provincial où il croise entre autres Lazare Carnot, fer de lance de la Révolution.

 

En 1784, Robespierre fait imprimer un petit écrit où il annonce, comme un clin d’œil à l’Histoire et à ce qui va se passer dans quelques années : « Nous n’avons pas besoin de changer tout le système de notre législation, de chercher le remède d’un mal particulier dans une révolution générale souvent dangereuse ». A cette époque, Robespierre abhorre le sang et croit en la justice,  partant sabre au clair pour la défense des démunis et de la vertu.  

 

Maximilien de Robespierre et son monde agité

L’époque dans laquelle vit Robespierre est agitée. La France d’Ancien Régime est sclérosée, la monarchie étant en bout de course, peinant à se réformer. Les émotions, comme l’on nomme à l’époque les révoltes populaires, se multiplient soulignant les tensions. Face à tous ces émois, Louis XVI décide de convoquer des États Généraux réunissant les trois ordres qui régissent la société : la noblesse, le clergé et le tiers état. Ces assemblées n’ont plus été convoquées depuis 1614. Les cahiers de doléances ont pour but de compiler les demandes de la population.

 

Maximilien de Robespierre candidat

Chaque ordre a ses propres intérêts. Dans son Artois, Maximilien de Robespierre, candidat à la députation lors des États Généraux, implore Louis XVI de réformer l’État. Il rédige les cahiers de doléances mais pour les bourgeois, ses idées sont déjà trop révolutionnaires. Il est pourtant élu le 26 avril 1789, député aux États Généraux qui s’ouvrent en mai 1789 à Versailles.  Le 6 mai, le tiers états refuse de se constituer. Le 20 juin, Robespierre assiste et participe au serment du jeu de paume qui prône la transformation des États Généraux en Assemblée nationale.

 

Paris est en plein chaos. La Bastille a été prise le 14 juillet, l’opération étant lancée par l’ami d’enfance de Robespierre, Camille Desmoulins.  « Que la Bastille est un séjour délicieux depuis qu’elle est au pouvoir du peuple, que ses cachots sont vides et qu’une multitude d’ouvriers travaille sans relâche à démolir ce monument de la tyrannie ! », écrit-il à son ami Buissart d’Arras. Le Robespierre révolutionnaire commence à émerger. Réclamant une exemplarité pour ceux qui s’opposent à la Révolution, Robespierre se montre sous un nouveau jour. Mirabeau aura ce jugement lapidaire sur le jeune avocat : « Celui-là ira loin : il croit tout ce qu’il dit ».

 

Robespierre et  l’abolition des privilèges

Les événements se bousculent et précipitent la fin de l’Ancien régime. La nuit du 4 août 1789, l’abolition des privilèges est votée. Le 26 août, c’est au tour de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen d’être adoptée. Inspiré des Lumières, ce texte prône la liberté individuelle, la liberté de la presse, de penser et de culte. Robespierre n’est pas encore remarqué dans la cohue des acteurs de la Révolution.

 

A l’ombre de Danton ou Mirabeau

Sa mauvaise éloquence le laisse à l’ombre des Danton ou Mirabeau qui côtoient déjà les lumières de la Révolution. Ses discours sont longs, complexes et ennuyeux. Sa voix est monocorde, son ton monotone.  Á chaque fois qu’il prend la parole, il se fait huer ou est interrompu par des cris des autres spectateurs qui voient en lui un dangereux extrémiste. Cependant, il prend conscience de l’importance de l’écrit et des clubs pour l’avancée des idées révolutionnaires. Il forme un club Breton, l’ancêtre du club des Jacobins.

 

Désormais installé à Paris, puisque l’Assemblée constituante prépare une nouvelle constitution, il fréquente les théâtres. Au fil des semaines, Robespierre prend de plus en plus d'importance au sein du club des Jacobins au point d’en devenir président en mars 1790 en remplacement de La Fayette. Il participe, en tant que membre de l’Assemblée constituante, à la fête de la Fédération du 14 juillet 1790 et voit sa popularité grandir parmi les Parisiens ainsi que dans les provinces. Avec ses idées révolutionnaires et son patriotisme, il est présenté comme l’ami du peuple.


Liberté, égalité, fraternité

Il continue ses travaux au sein de la Constituante, où toujours chahuté par ses collègues il invente la future devise de la République française : « Les gardes nationales porteront sur leur poitrine ces mots gravés : LE PEUPLE FRANÇAIS, et au-dessous : LIBERTÉ, ÉGALITÉ, FRATERNITÉ. Les mêmes mots seront inscrits sur leurs drapeaux qui porteront les trois couleurs de la nation ».

 

La mort de Mirabeau en 1791 permet à Robespierre de prendre plus de poids. Il multiplie les discours et les propositions novatrices et révolutionnaires. En mai 1791, il associe dans un discours l’esclavage au déshonneur. « Dès le moment où dans un de vos décrets, vous aurez prononcé le mot esclave, vous aurez prononcé votre propre déshonneur ».

 

Quelques semaines plus tard, il prend fait et cause contre la peine de mort. « Je veux leur prouver, d’abord  que la peine de mort est essentiellement injuste ; ensuite  qu’elle n’est pas la plus réprimante des peines, et qu’elle multiplie les crimes beaucoup plus qu’elle ne les prévient. » C’est une annonce surprenante lorsque l’on connaît la suite de l’Histoire où un climat détestable de terreur va s’installer.  Bien que pétri d’idées révolutionnaires, Robespierre reste favorable à la monarchie. Á la tribune, il fustige les despotes mais n’inclut pas Louis XVI parmi eux.

 

La monarchie, qui existe depuis l’an 1000, est une sorte de cadre pour la société française. Mais la fuite du roi à Varennes, le 21 juin 1791, ébranle les certitudes de Robespierre qui n’arrive pas à croire que le monarque ait rompu le contrat de confiance et la constitution de 1791. 

 

Cette fuite donne à la Révolution une tournure beaucoup plus radicale. Il demande, à la tribune de l’Assemblée nationale la déchéance du roi : « Il n’est plus possible qu’un tel roi se montre encore sur le trône, le dernier de ses sujets se croirait déshonorer en lui ». Ses confrères se montrent sceptiques quant à cette mesure mais le discours de Robespierre trouve écho dans le peuple.

 

Robespierre se déclare ensuite favorable au suffrage universel. La rédaction de la Constitution est achevée le 3 septembre et approuvée par le roi le 16 septembre. C’est un texte plutôt favorable à Louis XVI. Robespierre se sent trahi. Ne siégeant pas dans la nouvelle assemblée, il retourne à Arras où il tente de propager ses idées. Il revient à Paris un mois plus tard où il s’implique de plus en plus dans le club des Jacobins. Jugeant l’Assemblée législative trop molle, il met en garde contre les nobles émigrés qui tentent de fédérer les autres monarchies pour sauver Louis XVI. Il ne veut pas que la Révolution soit terminée. Il souhaite que l’armée soit épurée de tous ses officiers nobles. Alors que la guerre éclate, Robespierre dans un discours surréaliste et impitoyable insiste sur le fait qu’il donne sa vie à la Révolution et entend la diriger d’une manière unilatérale.

 


 

« Le ciel […] m’appelle peut-être, à travers mon sang, à la route qui doit conduire mon pays au bonheur et à la liberté ; j’accepte avec transport cette douce et glorieuse destinée » explique-t-il aux membres du club des Jacobins le 27 avril 1792. Ce discours marque un tournant. Pour la première fois, il est ovationné.

Puisqu’il n’est plus député, il décide de créer un journal afin de pouvoir diffuser ses idées. Il s’agit du « Défenseur de la Constitution ». Désormais en guerre, la France est mal engagée.

 

Robespierre décide de s’attaquer à La Fayette. « La patrie est en danger parce qu’il existe une cour scélérate et inconvertissable […]. La liberté sera en danger tant que La Fayette sera à la tête de nos armées », tempête-t-il. Le 20 juin, les Tuileries sont envahies et le roi est contraint de porter le bonnet phrygien rouge.  Robespierre apparaît comme dépassé par les événements. Il appelle au calme mais ses demandes ne sont pas écoutées. Cependant, Robespierre prône la dissolution de l’Assemblée afin d’en élire une autre. Il s’agirait d’une Convention c’est-à-dire d’une Assemblée qui donnera une nouvelle Constitution à la France et dont les membres seront élus au suffrage universel. Le 10 août 1792, un nouvel événement précipite les choses.

 

Le peuple prend d’assaut les Tuileries afin d’obliger le roi à se réfugier à l’Assemblée législative. Un comité exécutif provisoire est présidé par Danton. La création d’un comité de surveillance chargé de débusquer les accapareurs et un tribunal extraordinaire annoncent la Terreur. Même s’il appuie ces insurrections, Robespierre n’en prend pas la tête. C’est  le 5 septembre qu’ ont lieu les premières élections pour la députation à la Convention nationale.

 

Robespierre prend le pouvoir

Robespierre est le premier élu de Paris. Coexistent dans cette nouvelle assemblée, les modérés nommés les Girondins, la gauche révolutionnaire emmenée par Robespierre, Danton et Marat appelée les Montagnards ainsi que la Plaine ou le Marais, le centre. Á la demande de Robespierre, la Convention nationale siège rue Saint-Honoré chez les Jacobins.

 

Maximilien a pris de plus en plus de pouvoir. Il est désormais écouté et respecté. Il prône la vertu et la morale. Des députés girondins l’accusent de prôner la dictature. Il faut dire que Robespierre milite pour le procès du roi. Pour lui, il faut « graver profondément dans les cœurs le mépris de la royauté et frapper de stupeur tous les partisans du roi ».

 

Quelques semaines plus tard, il milite pour une exécution pure et simple, sans procès, car la culpabilité du roi ne fait aucun doute. L’avenir de la République étant en jeu, il faut faire un exemple. Louis Capet est finalement reconnu coupable et envoyé à l’échafaud. À la tribune, Robespierre déclare : « Je suis inflexible avec les oppresseurs parce que je suis compatissant pour les opprimés ». Le 21 janvier 1793, Louis XVI est décapité place de la Révolution.

 

Alors que la situation militaire de la France  est toujours difficile malgré les victoires de Valmy et de Jemappes, Robespierre revient à la charge pour que la question des officiers nobles dans l’armée soit posée.

 

La trahison de Dumouriez

La trahison de Dumouriez, pourtant artisan des victoires des armées révolutionnaires, lui offre l’occasion de durcir le régime. Avec l’aide de Danton, il crée le 6 avril 1793, un Comité de Salut Public qui s’ajoute à la création d’un tribunal révolutionnaire. Robespierre s’en prend à Brissot et aux Girondins qu’il accuse de complot avec le roi, donc de trahison.

 

Les Girondins répliquent en le traitant de « dictateur du 10 août ». Les jours passent et Robespierre continue ses discours incendiaires contre les Girondins, les présentant comme corrompus. Lui l’incorruptible part en guerre contre tous ceux qui représentent un frein à la Révolution.

 

À sa Révolution. Après deux journées révolutionnaires, le 31 mai et le 2 juin, où Robespierre malade disparaît, laissant Marat mener les opérations, les chefs girondins sont arrêtés. Le peuple parisien exulte et crie « Vive la Montagne. Á  la guillotine les Girondins ».

 

Une série de mesures sont prises, dont une limitation de la liberté de la presse quand celle-ci « compromet la liberté publique ». Danton et Barère demandent que les comités révolutionnaires, qui ont permis de mettre fin à la république girondine, soient dissous.

 

L'execution de Marie-Antoinette

La Convention, sous l’impulsion de Robespierre, refuse. Après une campagne de dénigrement dans la presse, Danton n’est pas réélu au sein du Comité de Salut Public alors que Robespierre y rentre le 27 juillet. Le 5 septembre 1793 marque le tournant de la Terreur. Sont votées l’institution d’un tribunal révolutionnaire (les accusés ne peuvent pas bénéficier d’avocat), une loi des suspects, l’épuration, les réquisitions dans les campagnes, la déchristianisation ou encore la création d’un calendrier révolutionnaire.

 

Le tribunal, emmené par le redoutable et redouté accusateur public Fouquier-Tinville, fonctionne à plein régime : Marie-Antoinette, Mme Roland (qui déclare sur l’échafaud « ô liberté que de crimes on commet en ton nom »), Philippe Égalité ou Lavoisier sont exécutés. De plus, la guillotine devient un spectacle civique. On s’y presse. En avril 1794, ce sont 355 exécutions qui sont commises. Des voix commencent à s’élever pour stopper cette violence.

 

Danton et Robespierre rivaux

Les deux figures de proue de la Révolution, Danton et Robespierre, sont désormais rivaux. L’entourage de Robespierre accuse Danton de corruption. Fabre d’Eglantine, en janvier, Desmoulins, l'ami d'enfance de Robespierre, Danton et Delacroix, en mars, sont arrêtés. Le procès de Danton débute : il se défend mais est finalement guillotiné le 5 avril.

 

Robespierre apparaît comme le chef unique de la Révolution. C’est la dictature de l’incorruptibilité. Si Robespierre favorise la déchristianisation, il ne défend pas l’athéisme. Comme les Lumières, il est déiste et lance le culte de l’être suprême. Il décrète que le peuple reconnaît l’existence de l’être suprême et l’immortalité de l’âme. Dans ce même décret, des fêtes, des anniversaires et des commémorations révolutionnaires sont inscrits au calendrier.

 

Robespierre élu président de la Convention

Robespierre est élu président de la Convention et préside la cérémonie de l’être suprême fixée au 8 juin 1794 sur le Champs de Mars. Deux tentatives d’assassinat renforcent la suspicion et la paranoïa de Robespierre. Elle se traduit par la terrible loi de Prairial (16 juin) qui prive les accusés du droit de défense et de recours. En un mois ce sont 1 376 personnes qui sont exécutées.

 

Les membres de la Convention commencent à voir en Robespierre un dictateur et craignent pour leur vie. Une coalition s’organise et Robespierre est mis en accusation. Le 26 juillet, il monte à la tribune, se défend, contre-attaque et accuse le Comité de Salut Public et le Comité de Sûreté. Après ce discours où il est massivement applaudi, Cambon accuse Robespierre d’être un tyran.

 

L’arrestation de Robespierre votée à l’unanimité

Si Robespierre est accusé, il n’a pas encore perdu puisqu’il a le soutien des Jacobins, de la Garde Nationale et de la Commune. Le 26 juillet 1794, les débats reprennent à la Convention. Alors qu’on l’accuse de ne pas vouloir ou de ne pas avoir su arrêter la Terreur, Robespierre tente de réagir mais il ne peut s’exprimer. La Convention crie « Á bas le tyran ».  L’arrestation de Robespierre est votée à l’unanimité.

 

La nouvelle fait le tour de Paris et certains se précipitent aux Tuileries pour tenter de sauver Robespierre qui hésite à donner l’ordre d’insurrection à la Commune. Une troupe arrive à l’Hôtel de Ville pour emmener Robespierre ainsi que les autres prisonniers. C’est à ce moment que Robespierre est blessé par balle à la mâchoire. S’est-il tiré un coup de pistolet où est-ce le gendarme Merda envoyé par la Convention qui a appuyé sur la gâchette ?

 

C’est la polémique qui enflammera les historiens. Mort le 27 juillet 1794, sa figure trouble ainsi que son  image d’homme froid, intransigeant ou sanguinaire lui collent à la peau, et ont fait de lui un tyran. Comme un symbole, aucune rue de Paris ne lui est dédiée. L'imaginaire collective préférant Danton, Robespierre reste depuis sa mort au ban de l’Histoire.

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