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Biographie détaillée de Jean-Jacques Goldman

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Jean-Jacques Goldman est régulièrement désigné comme la personnalité préférée des Français. Surprenant pour un chanteur et musicien absent des médias. 

 

Avant de devenir le leader incontesté de la chanson française, Jean-Jacques Goldman avait repris avec son frère Robert, aujourd’hui manager, éditeur, producteur et compositeur, le magasin de quartier à l’enseigne Sport 2000 que leur père tenait à Montrouge, dans la banlieue parisienne.

 


 

L’arrivée des grandes surfaces spécialisées mit bientôt leur commerce à mal. Et la légende dit que c’est ainsi que Jean-Jacques Goldman trouva sa véritable vocation. Aujourd’hui, le succès de Goldman est sans équivalent en France. En tant que chanteur, il détient le record des ventes de disques sur les 30 dernières années pour un artiste français (avec Francis Cabrel).

 

La bonne fortune de Jean-Jacques Goldman 

Voila pour la face visible de sa bonne fortune. La face cachée est moins connue, elle est pourtant la plus sonnante et trébuchante : ce sont les compositions qu’il a réalisées pour les autres comme Johnny Hallyday (l’album « Gang » s’était vendu à plus de 600.000 exemplaires), Patricia Kaas, Florent Pagny, Khaled (avec le tube « Aïcha ») et, évidemment, Céline Dion… » (extrait des « Nouveaux milliardaires », paru dans « L’Expansion » en juillet 1997). 

 

Jean-Jacques Goldman, de Saint Germain des Prés à Marseille

Tout en conservant son hôtel particulier, place Saint-Sulpice en plein cœur de Saint-Germain-des-Prés, l’interprète de « Je te donne » vit la plupart du temps dans la région marseillaise avec son seconde épouse Nathalie, une ravissante eurasienne agrégée en mathématiques, qui lui a donné trois nouveaux enfants (Goldman était déjà père de trois enfants, issus de son premier mariage, dont l’un, Michael, a fondé le célèbre site Mymajorcompagny). Il écrit quelques titres, dont dernièrement pour le chanteur Grégoire ou Zaz, s’implique dans différents projets humanitaires et conçoit, chaque année, la fameuse série de concerts des Enfoirés en faveur des Restaurants du Cœur.

 

Jean-Jacques Goldman : première fortune du showbusiness français

Considéré comme la première fortune du showbusiness français (certains affirment qu’il serait le seul artiste de l’hexagone vraiment milliardaire), Jean-Jacques Goldman, âgé aujourd’hui de 62 ans, percevrait rien qu’en droits d’auteur entre 2 et 3 millions d’euros chaque année, selon une source proche de la SACEM (Société des Auteurs Compositeurs et Éditeurs de Musique).

 

Jean-Jacques Goldman : une collection de tubes

Entre ses tubes innombrables (« Quand la musique est bonne », « Au bout de mes rêves », « Il suffira d’un signe », « Être le premier », « Je ne vous parlerais pas d’elle », « Long is the road », « Dors, bébé dors », « Envole-moi », « Je te donne », « Comme toi », « Là-bas », « Je marche seul », « Encore un matin », « Pas toi », « Famille », « Confidentiel », « Elle attend », « Puisque tu pars », « La vie par procuration », « 1,2,3 », « Sache que je », « Il changeait la vie », « Juste après »,  « Elle a fait un bébé toute en seule », « Tournent les violons », « Ensemble », « Rouge », « On ira », « Bonne idée », « Quand tu danses », « Nos mains », « Á nos actes manqués », « Né en 17 à Leidenstadt », « Tu manques »…) et ceux qu’il a composés et produits pour les autres (Johnny Hallyday, Céline Dion, Patricia Kaas, Yannick Noah, Florent Pagny, Khaled, Grégoire), il aurait droit à 40.000 diffusions sur les antennes des radios et chaînes de télévision, chaque année. Un record absolu qui lui permet de vivre en toute sérénité et sans peur du lendemain.

 

Quand Jean-Jacques Goldman n'y croit plus

Á la fin des années 1970, tout en écrivant plusieurs titres pour des artistes peu connues comme Anne-Marie Batailler, Jocko (qui deviendra célèbre sous son vrai nom, Elli Medeiros) ou Janic Prévost, l’ancien membre du groupe Taï Phong qu’est Goldman ne semble plus vraiment croire en son destin de chanteur. Il se dit qu’il pourrait très bien vendre ses compositions à des interprètes tout en s’occupant de sa petite famille et du magasin « Sport 2000 ».

 

Jean-Jacques Goldman et Marc Lumbroso

Jusqu’à sa rencontre avec un certain Marc Lumbroso en 1980. « Marc Lumbroso, qui était un jeune éditeur affamé, autrement dit qui était obligé de faire son métier, a vu mon nom au générique d’un 45 tours et a appelé la Sacem pour avoir mon numéro de téléphone. Il m’a demandé ce que j’avais.

 

C’est lui qui a commencé à me faire travailler, à me stimuler surtout. », souligna Goldman dans un entretien pour le magazine « Chanson », paru en janvier 1984. Marc Lumbroso, né en 1950 en Tunisie, est le fils d’un opticien qui a effectué ses études au lycée Janson-de-Sailly, puis à la faculté de droit de Nanterre. Mais sa passion, c’est la musique. Patron des éditions Vogue à l’âge de 25 ans, il dirige les Nouvelles Editions Françaises au moment où il contacte Goldman.

 

Une société qui non seulement édite des ouvrages, mais recherche de nouveaux talents dans les secteurs de la radio, du théâtre ou de la musique. Avec la maquette de 15 titres que Jean-Jacques Goldman a enregistrée et réalisée dans la cave de sa maison de Montrouge, Marc Lumbroso, assisté de Jean Mareska, essuie des refus de toutes les maisons de disques de Paris.

 

Jean-Jacques Goldman, un homme bien comme il faut

C’est finalement J.J Goldman en personne qui va débloquer la situation en allant voir Jean-Jacques Gozlan et Philippe Duwat, les patrons de CBS-Epic Records, filiale discographique du géant américain Columbia. « Nous sommes à l’automne 1980 et l’ancien guitariste-chanteur de Thaï Phong vient de signer, non pas pour un album, mais pour cinq. Ce qui est alors la norme chez Epic. Satisfait, Jean-Jacques l’est pour plusieurs raisons.

 

Á ses yeux, la maison de disques lui offre l’opportunité de travailler comme il l’entend, dans des structures qui lui conviennent. Ne serait-ce qu’à travers ce premier album dont il rêve depuis si longtemps. Seul bémol, le changement de patronyme qu’Epic lui suggère. Á l’époque, un chanteur rive gauche (Stéphane Goldman) le porte déjà et il y a là un risque de confusion pour le public, avancent ses responsables… », remarque le journaliste et écrivain Bernard Violet en page 115 de son excellent ouvrage, « Jean-Jacques Goldman, un homme bien comme il faut », publié chez Flammarion en 2010.

 

Jean-Jacques Goldman veut s'appeler Jean-Jacques Goldman

Mais J.J Goldman tient à conserver son vrai nom et comme il le dira, avec humour, au micro d’Evelyne Pagès sur RTL, le 29 juillet 1991 : « Ils auraient peut-être préféré que je m’appelle Francky Jordan ou un truc qui sonne quoi. C’est vrai que Jean-Jacques Goldman, ça ne fait pas trop chanteur ! » C’est en janvier 1981 que le premier 33 tours de Jean-Jacques Goldman fait irruption chez les disquaires. Nom : « Démodé ». Le premier single, choisi par le label Epic, est « Il suffira d’un signe ».

 

Pourtant, ce titre mettra longtemps à s’imposer en tête des hits parades et, ainsi, mettre sur orbite le phénomène Goldman. C’est ce que confirme le journaliste et biographe Bernard Violet en page 118 de son livre « Jean-Jacques Goldman, un homme bien comme il faut », publié chez Flammarion en 2010 : « Chez Epic, on se montre guère surpris. Et pour cause. Selon Jean-Jacques Goldman, sa maison de disques aurait donné sa préférence à trois autres artistes dont les albums avaient été mis en vente en même temps que le sien. Sous-entendu : « Il suffira d’un signe » n’est pas la priorité du service de presse chargé de le faire connaître auprès des médias. Mais c’est sans compter avec la persévérance du chanteur qui charbonne dur afin d’assurer lui-même la promotion. En acceptant par exemple toutes les invitations qui peuvent lui parvenir.

 

Et quelles que soient les conditions d’enregistrement qu’on lui impose… » Et tandis que les grandes stations de radios périphériques comme RTL, Europe 1, RMC et France Inter, se refusent, au début, à diffuser sur leurs antennes la chanson de ce nouveau venu, la bande FM qui commence à émettre sans donne à cœur joie. NRJ, RFM ou Skyrock programment 10 fois par jour « Il suffira d’un signe » ! Monique Le Marcis, alors directrice de la programmation musicale de RTL, décide à son tour de mettre « Il suffira d’un signe » sur la play list de la station de la rue Bayard, avec 3 à 4 diffusions quotidiennes.

lle l’invite dans l’émission « La Nouvelle affiche » qui se déroule pendant le Midem (Marché international du disque et de l’édition musicale) à Cannes tandis que Michel Drucker le convie, en janvier 1982, dans son show du samedi soir sur Antenne 2, « Champs-Élysées ».

 

Dès le mois de mars 1982, J.J Goldman passe de la 30ème à la 7ème place des ventes de 45 tours, avant de caracoler en tête au mois de mai. Les patrons d’Epic se frottent les mains et Jean-Jacques Goldman parait surpris par ce succès : « Avec la démarche que j’avais, une musique et des textes pareils, je m’attendais à plaire à trois pelés et un tondu. Je me suis retrouvé dans les hits parades comme ça, à côté de gens plutôt connus, sans trop comprendre pourquoi.

 

J’étais très étonné, même si je revendique complètement les chansons qui m’ont fait connaître. », avouait Goldman dans le magazine « OK ! » du 20 février 1984…

Aujourd’hui superstar de la chanson « retraitée », Jean-Jacques Goldman peut se permettre de vivre comme il veut, où il le veut et sans se soucier des fins de mois. Pour de nombreux spécialistes de la musique et de l’économie, il serait même le chanteur le plus riche de France. « C’est vrai, j’ai de l’argent, mais il faut mettre les choses à leur niveau, disait J.J Goldman dans le quotidien régional « Sud-Ouest », le 14 décembre 2001. Je ne suis pas comme ces tennismen ou ces auteurs connus, qui vont vivre en Suisse ou en Irlande. Le premier emploi de l’argent est clair : je suis imposé sur mes revenus entre 55 et 70 %. Je trouve ça normal, j’ai toujours été pour ce principe de redistribution. Et il m’en reste encore énormément. Si c’est trop, qu’est-ce que vous voulez que j’y fasse ? » Selon le mensuel « Capital » paru en avril 2006, Jean-Jacques Goldman percevrait 10 millions d’euros lorsqu’un nouvel album paraît et 4,5 millions quand il n’en sort pas !

 

Et pour Bernard Violet, journaliste et auteur de « Jean-Jacques Goldman, un homme bien comme il faut » paru chez Flammarion en 2010, « pour l’année 2001 par exemple, Goldman a empoché 6,19 millions d’euros avec l’album « Chansons pour les pieds ». Somme colossale certes, mais qui comprend également son fonds de catalogue qui, chaque année, s’envole, lui, à près de 400.000 exemplaires.

 

Deuxième raison : les clauses particulièrement avantageuses de son contrat avec Sony. L’une d’entre elles chiffrerait à environ 30% sur le montant des royalties perçues par l’artiste sur chacun de ses opus… » (extrait de la page 334 du livre « Jean-Jacques Goldman, un homme bien comme il faut », publié aux éditions Flammarion en 2010). On sait aussi que Jean-Jacques Goldman, en tandem avec son frère Robert, a fondé depuis le début des années 1980 plusieurs sociétés (JRG-Caminair, Réserves, MVS Music ou JSM Music, la plupart étant destinées à l’édition et production musicales, revendues ou fermées depuis) et que le chanteur a longtemps investi judicieusement dans l’immobilier ( achat d’appartements dans le 16ème arrondissement de Paris, entre le quartier de la Muette et le bois de Boulogne, ou d’un hôtel particulier près de la place Saint-Sulpice, dans le 6ème arrondissement ayant appartenu dans le passé aux riches familles d’industriels, les Schlumberger et les Diniz).

 

Jean-Jacques Goldman, un homme simple

Mais Jean-Jacques Goldman reste en fait un homme simple pour qui la fortune matérielle permet surtout d’éviter les désavantages de la notoriété : « Par exemple, habiter dans un quartier cher où tout le monde se fout de vous. Prendre parfois un avion privé pour ne pas être des heures dans une salle d’attente. Aller dans des hôtels où on ne va pas vous embêter. Et puis aussi, aider des amis qui n’ont pas forcément le même niveau de vie pour pouvoir vivre avec eux.

 

 

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