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Biographie détaillée de Fidel Castro

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Un béret, un uniforme militaire, un cigare. Le sourire satisfait, couronné d'un air de défi. Les mots sont vagues, et pourtant une image s'impose d'elle-même. Celle de Fidel Castro. Un des plus grands marionnettistes politiques que la scène internationale n’ait jamais connue. Une « gueule ». Celle d'un révolutionnaire, d'abord proclamé sauveur de son peuple, puis démystifié jusqu'à être considéré, aujourd'hui, comme un tyran ayant retenu Cuba dans son régime tentaculaire et dictatorial. L'ascension d'un bâtard jusqu'au sommet, sur lequel il est resté pendant près d'un demi-siècle.

8 Janvier 1959, La Havane. Fidel Castro prononce son grand discours de célébration du triomphe de la révolution devant une foule en extase, ébahie devant cette figure de saint libérateur. Un moment de gloire intense doublé d'une prestation théâtrale sans précédent pour l'homme politique. Coup de génie.


 


Une poignée de colombes blanches sorte de nulle part pour se poser sur le « Lider Maximo » (surnom de Castro) alors qu'il parle de paix et de liberté à son peuple. Le peuple cubain croit alors à une intervention divine, promesse d'espoir sans précédent. Hélas, il s'agissait d'un subterfuge, puisqu'un colombophile était chargé d'attirer les volatiles dans sa direction, ainsi que l'avait montré Daniel Leconte dans son  documentaire « Fidel Castro, l'enfance d'un chef », introduisant l'idée que c'est au coeur même de la jeunesse de cet homme que se trouve l'essence de sa trempe politique.

Qu'il soit adulé ou détesté, Fidel Castro mérite qu'on se penche sur son histoire. Examen d'une ambition sans limites qui a marqué son époque.

Fidel Castro, enfant rejeté

Fils illégitime, Fidel Alejandro Castro Ruz voit le jour le 13 août 1926 à Biran, situé dans la province cubaine de Oriente, après que sa mère ait succombé au charme de Don Angel, un riche propriétaire terrien qui l'avait embauché comme servante dans sa ferme. Pour éviter le scandale, la famille s'empresse de cacher le bâtard et l'envoie chez les jésuites de l'île. Enfant rejeté, il ne sera baptisé qu'en 1935 et prendra le nom de Castro en 1943 lors du mariage officiel de ses parents.

 

C'est à la racine que commence un traumatisme obsessionnel, caractéristique marquante de la quête acharnée de Fidel Castro en vue d'atteindre le pouvoir, ainsi que l'explique Serge Raffy dans son article « Le mythe est nu » dans le Nouvel Observateur. Cette blessure, logée au fin fond de l'enfance du leader politique, n'a jamais pu se refermer. Dès lors, la ruée vers la reconnaissance allait lui servir de substitut à l'amour qu'il n'a jamais pu obtenir étant petit.

 


 

Fidel Castro, élève brillant

En 1942, il entre au lycée de Belén, à La Havane, où il se distingue rapidement par ses capacités intellectuelles et athlétiques. Le jeune Castro cherche désespérément à concentrer toute l'attention sur lui, en excellant dans tous les domaines, quitte à mettre ses camarades hors - circuit. Après avoir obtenu son bachielerato en 1945 (équivalent du baccalauréat à Cuba), Fidel entre dans la faculté de droit de la capitale.  Son esprit révolutionnaire commence alors à éclore.

 

En 1948, il participe au Bogotazo, une période de contestation et de violence en Colombie, suite à l'assassinat de Jorge Eliécer Gaitan, pressenti comme le gagnant de la présidence cette année là. Deux ans avant la remise de son diplôme, il épouse une grande bourgeoise cubaine, Mirta-Diaz Balart, avec laquelle il aura son seul fils légitime, Fidelito. Mais les affaires du foyer n'intéressent Fidel Castro que très peu, dont la présence se résume progressivement à de ponctuels passages éclairs. Le révolutionnaire en herbe ne s'occupe pas de son fils et encore moins de sa femme, situation qui amène rapidement le divorce du couple.

 

La garde de l'enfant revient à la mère, ce qui n'est pas sans déplaire à Fidel Castro qui décide d'enlever l'enfant malgré le maigre intérêt qu'il lui témoigne. Le bras de fer continuera entre les deux parents et Mirta répliquera en 1956 en organisant un kidnapping à son tour. Ils concluront finalement un accord qui permettra à la mère de voir son fils à condition de ne rien dévoiler de son union avec le « Lider Maximo ». Éternel amoureux des femmes, son parcours sentimental ne s'arrêtera pas à ce premier échec et il multipliera les conquêtes tout au long de sa vie.

 

Fidel Castro,, jeune leader

Retour en arrière, en 1953. Fidel Castro commence à gagner de l’ importance en rejoignant les rangs du  Parti Orthodoxe . Il doit cependant brusquement mettre fin à ses plans à la suite du coup d'état du général Fulgencio Batista qui renverse le gouvernement de Carlos Prio Socarras, le Président de l'île. Force est de constater que le futur leader ne supporte pas d'être contredit. Le 26 juillet 1953, il organise une lutte armée et attaque par surprise la caserne de Moncada avec quelques 123 hommes à ses côtés. Profitant de la nuit du carnaval, ils s'introduisent incognito chez l'adversaire.

 

Le plan fonctionne à merveille, plusieurs soldats se retrouvent massacrés alors qu'ils n'ont même pas eu le temps d'ouvrir les yeux. Á terre, en chemise de nuit dans un bain de sang. Néanmoins, la chance devient traîtresse lorsque les gardes deviennent fous de rage en voyant leurs compagnons assassinés. Bien que certains réussissent à s'enfuir, les assaillants finissent par subir la même tuerie qu'ils avaient infligée aux soldats de la caserne.

 

« Condamnez-moi, peu importe; L’Histoire m’acquittera. », affirmera Fidel dans sa célèbre plaidoirie alors qu'il risque 15 ans de prison. Un discours finement élaboré, portant la griffe d'un animal politique en pleine croissance, capable d'émouvoir et de soulever des foules entières. Il est libéré deux ans plus tard au cours d'une vague d'amnistie. Avec son frère Raùl, ils partent aux Etats-Unis où ils vont élaborer un nouveau plan de résistance au gouvernement cubain et à la dictature de Batista qui regroupe, entre autres les survivants de l'attaque ayant précédemment échouée. En vue naturellement de la réitérer.

 

Fidel Castro débarque à Cuba sur un navire clandestin

La hache de guerre est déterrée et en 1956 : Fidel Castro débarque à Cuba sur un navire clandestin avec une poignée d'hommes, dont le légendaire Che Guevara. Un jeune médecin argentin, idéaliste et révolutionnaire comme Castro. Ils étaient faits pour s'entendre.  Alors qu'ils débarquent au Sud-Est de l'île à bord du « Granma », le nom du bateau, ils sont déjà attendus impatiemment par les hommes de Batista. Les hostilités commencent et durent plusieurs jours avant que les derniers survivants de la guérilla ne se réfugient dans la Sierra Maestra.

 

Progressivement, le mouvement gagne en importance et en popularité, et notamment aux Etats-Unis où le gouvernement commence à s'intéresser de plus en plus au cas Fidel Castro. Serait-il une juste alternative à Batista ? S'accordant le bénéfice du doute, les Américains commencent d'abord par retirer l'aide militaire qu'ils envoyaient au Président cubain. Ce dernier lance alors l'opération Verano, ultime tentative de mettre à terre l'irréductible Castro. C’est un cuisant échec !

 

Les hommes de Castro ont beau être beaucoup moins nombreux, mais leur élan révolutionnaire leur permet de venir progressivement à bout de l'armée du dictateur. Les guérilléros finissent par prendre la deuxième ville de l'île, Santiago de Cuba, ainsi que Santa Clara. Batista préfère alors s'enfuir vers la République Dominicaine le 31 décembre 1958, emportant plus que 40 millions de dollars avec lui alors que les castristes démolissent ses derniers bastions et prennent la Havane le 8 janvier 1959. Le dictateur déchu finira par se réfugier en Espagne. Un gouvernement temporaire se met en place pendant que Castro prépare la dernière ligne droite de son ascension politique.

 

Fidel Castro, sauveur du peuple cubain

C’est une double consécration pour le futur « Lider Maximo », élevé au rang de sauveur du peuple par les Cubains et approuvé par les Etats-Unis alors qu'il promet de défendre les droits des pauvres. Un véritable héros de la démocratie. Ces sympathies entre voisins ne dureront pas longtemps, ainsi que Fidel Castro l’affirmera plus tard : « J'ai pêché des requins. J'ai pêché des barracudas. Les requins et les barracudas il faut les traiter comme les impérialistes. Si vous fuyez, ils vous poursuivent. Si vous les combattez, ils vous respecteront. »

 

Une main de fer sans gant de velours. Les tensions s'accentuent alors que Fidel Castro poursuit une politique de nationalisations, contraire aux intérêts américains tout en se rapprochant de plus en plus de l'URSS. Tandis que les compagnies américaines sont expropriées, Washington riposte. Le 7 février 1961, la Maison  Blanche lance un embargo économique contre Cuba, lui interdisant de ce fait tout échange commercial avec un pays se trouvant sous l'influence des Etats-Unis. En d'autres termes, il s’agit d’un embargo quasi-international...

 

Loin d'être apeuré, le « Commandante »  (autre surnom du leader cubain) continue de nationaliser les sociétés privées de plus belle pendant que la CIA apporte son soutien aux mouvements anti-castristes. Un dialogue de sourds s'installe, entraînant un engrenage de tensions menant inévitablement à la fermeture des relations diplomatiques. Dans une ultime tentative de reprendre le dessus, les Etats-Unis lancent la même année l'opération du débarquement de la baie des Cochons, une tentative manquée d'invasion militaire de Cuba au cours de laquelle une armée d'exilés cubains entrainée par la CIA devait renverser le gouvernement de Fidel Castro. Revirement de situation.

 

Pendant que l'URSS approvisionne Cuba en armement, le régime révolutionnaire de l’île bascule vers un socialisme aux allures totalitaires, muni d'une police politique chargée d'épier les individus, scrutant tout comportement inhabituel ou nuisible. La liberté d’expression ou de la presse est bannie et les homosexuels font l’objet d’une traque sans merci.

 

Sans parler des emprisonnements arbitraires et politiques ou de multiples atteintes aux droits de l’homme, dénoncées par les associations ou les ONG. L'épisode de la baie des Cochons ne sera pas la seule tentative d'éliminer le « Lider Maximo » : la légende veut que la CIA ou les forces spéciales américaines aient essayé de le tuer près de 600 fois !

 

Fidel Castro resserre ses liens avec l'URSS

Les Etats-Unis, considérés jusqu'alors comme le symbole ultime de la liberté, perdent toute crédibilité. Bien que Fidel Castro ait toujours insisté sur l'essence exclusivement cubaine de son idéologie, il va resserrer ses liens avec l'URSS communiste alors qu'il avait affirmé qu'« il n'y a pas de communisme ou de marxisme, mais une démocratie représentative et une justice sociale au sein d'une économie bien planifiée. »

 

Le rapprochement avec le régime soviétique est d'autant plus marqué, après que Fidel Castro se soit fait snober par le président Dwight Eisenhower au cours de l'une de ses visites aux Etats-Unis. Cuba devient alors un point clé de la guerre froide, terre de corps à corps diplomatique entre les deux super-puissances. Quant à Fidel, il va sans dire qu'il incarne désormais l'ennemi numéro un des Américains…

 

Fidel Castro et la crise des missiles

L'année suivante, tous les yeux sont rivés sur Cuba. Le 14 octobre 1962, un avion-espion américain survole le territoire cubain et s'aperçoit que les Soviétiques y ont installé des missiles nucléaires, directement pointés sur les Etats-Unis. La nouvelle se répand comme une traînée de poudre. Le Président John Fitzgerald Kennedy instaure un blocus maritime de l'île et lance un ultimatum au numéro un soviétique Nikita Khrouchtchev, dans lequel il lui ordonne de retirer ses missiles et de démonter les installations. Point culminant de la guerre froide, cet événement montre aussi les limites de la coexistence pacifique entre les deux premières puissances de la scène internationales.

 

Le monde est au bord de la guerre nucléaire. Après de pénibles négociations, les Soviétiques acceptent d’enlever leur fusées d’attaque tandis que le Président Kennedy signe un engagement écrit de non - invasion de l'île. La crise semble résolue mais les tensions persistent, puisqu'en 1971, la population de Cuba subira une épidémie de peste porcine que la presse attribuera six ans plus tard… aux Etats-Unis !

 

Fidel Castro incontournable

Plus discrète dans les années 1960, l'armée de Fidel Castro soutient intensivement les guérillas à l'étranger dès 1975, et notamment en Afrique où elle joue un rôle historique. Plus de 500 000 cubains s'engagent dans la lutte pour l'indépendance angolaise et viennent soutenir le Mouvement populaire de libération de l'Angola (MPLA).  Bien plus qu'un simple engagement, il s’agit d’une affaire de devoir et d'honneur pour le « Commandante » que de soutenir des pays en quête d'indépendance. C'est le principe même de sa vision internationaliste de la politique, une théorie marxiste qui exalte la coopération à l'échelle internationale, socle de l'élan révolutionnaire cubain.  Ainsi, aider un pays en quête d'indépendance devient un « devoir » et non une « faveur », ainsi que l'affirme Fidel Castro. Un devoir qui restera gravé dans la mémoire des Africains.

 

L'embargo des Etats-Unis contre l'île accroît la dépendance du leader cubain à ses échanges commerciaux avec l'URSS. La dissolution du bloc soviétique en 1991 affecte profondément l'économie du pays, ce qui n'arrange pas l'image du « Lider Maximo » dont les dérives autoritaires sont déjà très discutées.

 


 

Le peuple cubain a soif d'émancipation et les « Balseros », des émigrés clandestins, partent en bateau en direction de Miami. Une fois sur place, ils se rassemblent pour contester le régime dictatorial de Castro et de ses proches. La condamnation des dissidents anticastristes en 2003 ne fait qu'accentuer l'ambiance de répression politique alors que la visite du pape Jean Paul II en 1998 semblait promettre une ouverture. Alina Fernandez, l'une des filles de Castro, s'exilera elle aussi en 1993, ne cessant depuis de dénoncer les injustices du régime de son père. Elle écrira notamment un livre, « Fidel mon père : confessions de la fille rebelle de Castro », dans lequel elle livrera des détails sur sa jeunesse.

 

En 2000, une affaire ébranle une fois de plus les relations déjà assez complexes des Etats-Unis et de Cuba. Après avoir quitté l'île aux côtés de sa mère, un enfant est retrouvé au large de la Floride. Elian Gonzalez est l'un des seuls rescapés du naufrage. Son destin s'apparente alors à un véritable conflit foncier où les deux gouvernements se livrent un duel sans merci pour savoir sur quel territoire l'enfant doit rester. Transfert psychologique ou simple question d'autorité, Fidel Castro en fait rapidement une affaire personnelle et finit par ramener le jeune Elian aux côtés de son père sur son île natale.

 

Autoritaire et avide de pouvoir : il semble en effet difficile de nier ces traits de caractères du chef cubain. Néanmoins, la politique menée par Fidel Castro a fortement contribué au développement du système sanitaire et éducatif de Cuba qui comptent parmi les meilleurs à l'échelle internationale. Notamment, une sécurité sociale gratuite ouverte à tous les habitants et une instruction de qualité ainsi que le montre le taux d'alphabétisation de l'île, supérieur à 90%.

 

Le géant de la politique dévoile son talon d'Achille le 31 juillet 2006 alors qu'il cède temporairement ses pouvoirs à son frère Raùl Castro, suite à de graves problèmes de santé. Un véritable challenge pour cet éternel « numéro 2 » que de se retrouver aux commandes de l'état, lui qui a toujours vécu dans l'ombre accablante de son influent frère. Après près d'un an d'absence, Fidel Castro réapparaît sur la chaîne de télévision officielle de l'île pour évoquer son état de santé. Non pas en treillis ou uniforme kaki comme à son habitude, mais en survêtement orné d'un drapeau cubain.

 

«Tout ce que je puis dire à mes compatriotes, c'est ce que je leur ai déjà dit [...] je fais maintenant ce que je dois faire et rien de plus, il n'y a aucun secret. On ne peut être plus clair.» Quant à son éventuel retour au pouvoir, n'ayant délivré aucune information à ce sujet, il laisse planer le doute... qui sera dissipé six mois plus tard, en décembre 2006. La lettre que Fidel Castro s'apprête à lire va laisser stupéfait plus d'un téléspectateur. Personne ne s'y attendait. Le leader cubain annonce qu'il décroche définitivement du pouvoir : "Mon devoir élémentaire consiste à ne pas m'accrocher à des fonctions et à ne pas non plus faire obstacle à l'émergence de personnes plus jeunes". Il faudra encore attendre un an avant que Fidel Castro ne cède définitivement la première place à son frère Raùl, le 19 février 2008.

 

Aujourd'hui, après avoir affirmé en 2010 que le modèle cubain « ne marche même plus » sur son île, Fidel Castro décide de se retirer du Parti Communiste de Cuba dont il était le Premier secrétaire depuis sa création en 1965. L'ascension d'un fils illégitime au pouvoir ou l'extinction progressive d'une aura, l'histoire du mythe Castro se résume en essor et déclin. La désillusion fût à la hauteur de l'espoir qu'il avait su insuffler et aujourd'hui, seules des cendres perdurent de sa flamme révolutionnaire d'autrefois. Il demeure cependant une icône inébranlable dans de nombreux pays d'Amérique Latine : parmi ses sympathisants, Lula da Silva et Hugo Chavez, avec lequel il avait lancé l'Alliance Bolivarienne pour les Amériques en vue de renforcer la coopération entre leur pays respectifs contre « l'impérialisme américain ».

 

Adoré et craint, il fait partie de ses hommes qui n'inspirent pas la demi-mesure. Á tel point qu'il est impossible aujourd'hui de parler de Cuba sans digresser sur l'oeuvre de Castro et inversement. Son départ tourne une page dans l'histoire de l'île mais force est de constater seul  Che Guevara est resté tributaire de ce halo romantique de la révolution cubaine, alors que Fidel devient la cible à abattre du célèbre jeu « Call of Duty : Black Ops ».

 

Mais le leader cubain a plus d'un tour dans son sac, puisque c'est finalement son sosie qui se fait tuer dans la scène reconstituant l'épisode de la Baie des Cochons...Indéniablement, le « Commandante » n'aime pas qu'on lui tienne tête. Virtuellement y compris. Au fond, ce n'est qu'une tentative d'assassinat supplémentaire sur la liste déjà bien longue du Lider Maximo. Á 85 ans, ce n'est plus au pouvoir mais à la vie qu'il s'accroche. 

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