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Mark Zuckerberg, fondateur de Facebook

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Il serait devenu le plus jeune milliardaire du monde parce qu’il avait des difficultés pour courtiser et séduire les filles. C’est la thèse que défendait, il y a trois ans, le journaliste Ben Mezrich dans son livre « La revanche d’un solitaire, la véritable histoire de Facebook » (paru aux éditions Max Milo), consacré à l’incroyable carrière et à la réussite hors du commun de Mark Zuckerberg. Á 29 ans, le fondateur du réseau Facebook affiche une fortune évaluée à 18 milliards de dollars !

Avec son invention, Zuckerberg a séduit plus de 1 milliard d’internautes (ou utilisateurs actifs) dans le monde qui s’échangent, à longueur de journée, des messages, des photos, des vidéos ou des commentaires sur tout et n’importe quoi.


 

Et comme le soulignait notre confrère Guillaume Grallet dans les colonnes de l’hebdomadaire « Le Point », le 28 janvier 2010, « le créateur de ce confessionnal planétaire n’a rien d’un enfant de chœur…

 

Mark Zuckerberg : tout sauf un ange

Pour le film « The Social Network », le producteur Kevin Spacey aurait été bien inspiré de choisir « Betrayal », du groupe Gang Starr, comme bande-son de ce long métrage sur la story de Facebook, car c’est un tube sur la trahison toujours en vogue sur les campus américains… »

 

Né en mai 1984 à Dobbs Ferry, une petite ville de la banlieue new yorkaise, Mark Zuckerberg annonce, avec fierté en 2001, à ses parents dentistes qu’il a été admis dans la prestigieuse faculté de Harvard, considérée comme la fabrique des élites aux USA (au même titre que Princeton, MIT, Stanford, Columbia University ou Yale).

 

Mark Zuckerberg sème le trouble à Harvard

Mais à Harvard, Zuckerberg supporte mal le fait d’avoir été refusé au Porcellian Club, le cercle ultra sélectif de l’université où les étudiants ne sont acceptés que sur cooptation depuis 1791. Ainsi que le rappelle notre confrère Guillaume Grallet « ce timide maladif pensait que son admission aurait changé le regard des filles sur lui.

 

Surtout, l’arrivée au club, au-delà des gins-bières servis à volonté, est une sorte d’assurance-vie : si à 40 ans, un des membres n’a pas gagné son premier million de dollars, la société secrète du Porcellian Club lui en fait cadeau. Le futur président américain Franklin Roosevelt, qui n’avait pas été sélectionné, expliquera ensuite que ce fut la plus grosse déception de son existence… » Pourtant, Mark Zuckerberg ne veut pas rester sur cet échec.

 

Mark Zuckerberg : Facemash avant Facebook

Le 28 octobre 2003, il ne parvient pas à dormir. Á cause d’un rendez-vous avec une étudiante de Harvard qui lui a expliqué qu’elle n’éprouvait rien pour lui, le futur patron de Facebook ne trouve pas le sommeil. Il s’installe devant son ordinateur durant la nuit et pour ce « petit génie » de l’informatique qui se passionna pour les Mac et les PC dès l’âge de 10 ans, cela n’a rien d’extraordinaire. Sauf que ce jour là, entre minuit et 4 heures du matin, Zuckerberg met au point le système « Facemash » (littéralement « tête à claques ») qu’il installe sur le serveur d’Harvard. Il télécharge les photos des nouveaux venus de la promotion sur un site qu’il crée pour l’occasion.

 

Mark Zuckerberg : la naissance du vrai Facebook

Chaque visiteur peut également associer le nom d’un animal au cliché choisi, ce qui apparaît comme une blague de mauvais goût pour certains mais qui plaît à beaucoup d’autres. Le succès est tel que le centre informatique de la faculté se retrouve bloqué, provoquant la convocation de Zuckerberg en conseil de discipline où il frôlera de peu l’exclusion d’ Harvard. Dans un reportage publié par « The Harvard Crimson » le 6 novembre 2003, le quotidien de l’université d’Harvard, on relate la trouvaille de Mark Zuckerberg et l’histoire extraordinaire de Facebook va démarrer.

 
Mark Zuckerberg ou les frères Winklevoss : qui a créé Facebook ?

Après la lecture de cet article, les frères jumeaux Tyler et Cameron Winklevoss, eux-mêmes étudiants à Harvard, proposent à Zuckerberg de travailler avec eux. Ils ont mis au point « Connect U », un autre site de mise en relations entre les campus universitaires, et souhaitent que Mark Zuckerberg le développe et s’associe à leur projet. Celui-ci accepte, mais ne donne plus aucun signe de vie durant plusieurs mois. Il s’empresse de convaincre son meilleur ami d’alors, Eduardo Severin, un surdoué en mathématiques, de lui prêter de l’argent pour lancer un réseau parallèle et concurrent, appelé « The facebook », qui deviendra « Facebook » en 2006.

 

Mark Zuckerberg : les trahisons et les brouilles

Quelques années plus tard, Severin se brouillera avec Zuckerberg, s’estimant floué et qui n’hésitera pas à attaquer en justice le jeune patron de Facebook. Il obtiendra une très importante compensation financière tout comme les jumeaux Winklevoss. Ces derniers porteront plainte en 2008 et auraient perçu près de 80 millions de dollars en dommages et intérêts. Mais ces remous judiciaires ne vont pas empêcher Zuckerberg de s’envoler vers les sommets. Il quitte les bancs de Harvard sans avoir décroché son diplôme (tout comme d’ailleurs le fondateur de Microsoft, Bill Gates, trente ans avant lui) et se lance dans le développement de Facebook.

 

Mark Zuckerberg : la frorce de Facebook

D’abord en connectant les principales facultés américaines, puis l’ensemble des internautes à partir de 2006. « Les 75 millions d’accrocs à FarmVille, qui y élèvent des moutons virtuels, passent jusqu’à deux heures par jour sur le site, écrit Guillaume Grallet dans « Le Point » en janvier 2010. Sur lequel, avant tout, on raconte sa vie. Chaque membre a l’impression de ne s’adresser qu’à ses amis et livre ses goûts personnels. Pas fous, les annonceurs peuvent cibler comme jamais leurs campagnes. Les imprudents qui ne masquent pas leurs données ne font pas seulement le bonheur de la publicité. Ils s’exposent à des déconvenues. Comme cet employé britannique qui a divulgué sur le réseau des photos d’une soirée alors qu’il était censé s’absenter pour le deuil de sa grand-mère… »


La révolution Facebbok

Et comme le souligne David Kirkpatrick dans son ouvrage, « La révolution Facebook », paru aux éditions Jean-Claude Lattès en 2011, « jamais dans l’Histoire, un média n’a offert autant de possibilités de ciblages que Facebook. Les annonceurs veulent montrer leurs publicités aux gens qui ont le plus de chances d’y réagir.

 

Sur Internet, jusqu’à ce qu’arrive Facebbok, ils étaient obligés de louer à prix d’or les services de prestataires qui suivaient laborieusement les empreintes numériques des utilisateurs d’un bout à l’autre de la Toile, et tentaient de déduire leur sexe, leur âge et leurs centres d’intérêt à partir des sites qu’ils visitaient et des pages sur lesquelles ils cliquaient.Mais sur Facebook, les utilisateurs affichent en toute franchise des données personnelles exactes parce qu’ils sont sûrs que les seules personnes qui les verront sont celles qui ont leur approbation en tant qu’amis… »

 

Facebook met le monde en base de données

Pour Josh James, patron de la société Omniture, une des plus importantes entreprises de ciblage publicitaire sur Internet et travaillant avec Facebook, « les équipes de Facebook ont de très loin la plus riche base de données. C’est le premier site où les internautes et les consommateurs disent ouvertement : voila qui nous sommes, faites-en ce que vous voulez ! »

 

Et pour Sheryl Sandberg, directrice des opérations de Facebook et numéro deux du géant planétaire, « nous disposons de meilleures informations que n’importe que autre site. Nous connaissons l’âge, le sexe, l’adresse géographique et ce sont de vraies données, contrairement à ce qu’autres n’obtiennent que par déduction ou hypothèse. »

 

En recrutant en mars 2008 Sheryl Sandberg, âgée de 44 ans et diplômée de Harvard, Mark Zuckerberg a dû « sacrifier », directement ou indirectement, plusieurs partenaires qui avaient démarré avec lui, dans une petite villa louée à Paolo Alto (le cœur de la Sillicon Valley, en Californie), la fabuleuse aventure Facebook.

 
Facebook, l'âge de raison

L’arrivée de Sheryl Sandberg (payée 31 millions de dollars par an et qui a vendu pour 91 millions de dollars d’actions Facebook lors de l’été 2013) a, en effet, entraîné des départs à la chaîne dans l’état-major de la multinationale des réseaux sociaux. Comme l’embauche de Sandberg lui enlevait toute chance d’accéder au poste de PDG, Owen Van Natta, ami de Zuckerberg, démissionna pour rejoindre, un court moment, MySpace.

 

Plusieurs cofondateurs de Facebook ou conseillers de Mark Zuckerberg suivirent cette voie. Matt Cohler est parti travailler comme capital-risqueur à la firme Benchmark Capital, tandis qu’Adam D’Angelo, copain de lycée de Zuckerberg, a quitté le géant de l’internet pour fonder sa propre compagnie, Quora, emmenant dans ses bagages, le programmeur-star  de Facebook, Charlie Cheever.

 


 

« Mais le plus marquant fut le départ de Dustin Moskovitz qui était, depuis le début, le bras droit de Zuckerberg et qui est encore l’un des plus actionnaires de la société avec, environ, 6 % des titres, rappelle l’écrivain David Kirkpatrick. Moskovitz, comme D’Angelo, demeure proche de Zuckerberg. Il a quitté Facebook pour créer sa propre entreprise de logiciels internet, Asana, une idée qu’il caressait depuis longtemps : élaborer pour les entreprises des logiciels d’amélioration de la productivité et de la communication interne en ligne à l’image de Facebook, pour concurrencer Google Docs et Microsoft Office, entre autres. C’est une vision vaste et ambitieuse. Il s’est longtemps demandé s’il pouvait rester chez Facebook tout en élaborant cette nouvelle idée, mais il a conclu que ce serait déstabilisant pour la société… »


Facebook : désaccords sur la stratégie

Partageant la même chambre que Zuckerberg sur le campus d’Harvard, Dustin Moskovitz eut longtemps une véritable influence sur le leader de Facebook, en tant que directeur technique du site. Mais lorsque la compagnie a dépassé les 1000 salariés, tout est devenu beaucoup plus professionnel. L’autorité de Mark Zuckerberg a considérablement augmenté tandis que celle de Moskovitz a baissé. Pour un proche des deux hommes, « il y a eu, en réalité, des désaccords sur l’orientation et la stratégie que Facebook doit prendre tout simplement.

 

Et quand vous avez face à vous quelqu’un qui ne partage pas l’autorité, ces différents deviennent impossibles à réconcilier. Et puis, travailler avec Zuckerberg est un challenge permanent. On ne sait jamais si il aime ou si il n’aime pas ce que vous faites. C’est beaucoup plus facile d’être ami avec Mark que de bosser avec lui ! »

 

Quoiqu’il en soit, Mark Zuckerberg, en donnant la priorité à la croissance sur les bénéfices, a toujours évité de mettre en péril sa vision à long terme : dominer le monde de la communication sur internet. En n’arrêtant pas de rebondir d’une innovation sur l’autre et en multipliant les acquisitions (comme récemment Instagram, et ambitionne d’acheter Snapchat), l’entreprise basée à Paolo Alto a pris la dimension d’un entité hors du commun, ayant réussi la performance de changer la vie sur la planète. Et pour Zuckerberg, la réussite a le goût de la revanche.

 

Mark Zuckerberg, une star planétaire

Le fondateur de Facebook parcourt le monde, dialogue avec les plus grands chefs d’État et peut compter sur les conseils et le soutien de sa sœur Randi, qui s’occupa longtemps des relations avec la presse et de l’image de son frère et de sa multinationale. En dépit de la gloire, Zuckerberg reste secret et toujours timide, même si il l’est beaucoup moins qu’auparavant.

 

En compagnie de son épouse d’origine asiatique, Priscilla Chan, une diplômée de Harvard qui travaillait à Facebook, on le voit, parfois, dans quelques restaurants branchés de Los Angeles ou San Francisco et, plus rarement, dans des soirées de galas. Son vrai moment de détente, c’est lorsqu’il joue de la guitare électrique, allongé sur son canapé. Un jeune multimilliardaire plutôt adepte des plaisirs simples…

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