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Biographie de Louis-Ferdinand Céline, auteur de Voyage au bout de la nuit

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La gloire comme la haine, Céline a connu la médaille et son revers. Après le triomphe de son livre «Voyage au bout de la nuit », il est devenu « l'ennemi numéro un des juifs» ainsi qu'il l'écrit dans sa lettre au Docteur W. Strauss, lors de la publication de ses pamphlets antisémites. Figure controversée et contestable, il impressionne autant qu'il puisse dégoûter. En dépit des scandales qu'il a pu soulever de son vivant, on s'accorde à le considérer aujourd'hui comme un monument de la littérature française du XXème siècle. Louis-Ferdinand Céline : un homme qui n'avait pas sa langue dans sa poche. Et qui aurait peut-être dû la sortir moins souvent.

Il n'est plus de ce monde depuis des décennies et pourtant, il continue de susciter la controverse. Louis-Ferdinand Céline a toujours su faire parler de lui, tant par son talent d’écrivain que par les zones et sordides de son parcours personnel.

 

En janvier 2011, le ministre de la Culture Frédéric Mitterrand écarte l'auteur du recueil des célébrations nationales en raison de ses nombreux propos et écrits antisémites. Le débat s’installera durant plusieurs jours entre, d’un côté, les défenseurs inconditionnels de l’auteur, au style rare, à l’écriture exceptionnelle et au phrasé incomparable.




Louis-Ferdinand Céline, antisémite forcené
De l’autre, les pourfendeurs de l’homme Céline, antisémite forcené, antijuif maladif, raciste de bas niveau, collaborateur actif et propagandiste zélé du système nazi et du régime de Pétain, choqués par les couronnes de lauriers que l’on pourrait dresser en la mémoire de cet auteur mythique, mais vilipendé, hué et montré du doigt pour ses prises de positions extrémistes. Distinguer l'homme de son oeuvre ou les commémorer comme un tout : la question reste ouverte, comme toutes celles que l'écrivain maudit a laissé derrière lui.

Louis-Ferdinand Céline, auteur du Voyage au bout de la nuit
Les lecteurs de « Voyage au bout de la nuit », « Mort à crédit », « Bagatelles pour un massacre » ou «D’un château l’autre », le savent parfaitement. Louis-Ferdinand Auguste Destouches (son nom d'origine) est né le 27 mai 1894 à Courbevoie au 11, rampe du Pont-de-Neuilly, comme il ne cesse de le répéter dans ses écrits. Et pourtant il n'y passe que trois années de sa vie, puisque ses parents déménagent à Paris en 1897. Après avoir changé de logement deux fois, ils s'installent finalement dans le quartier de l'Opéra, rue Choiseul où sa mère est commerçante dans une boutique de dentelles. Un souvenir en particulier marque l'enfance du jeune Louis-Ferdinand : les nouilles. Il en mangeait presque tous les jours tout simplement parce que c'est l'un des rares aliments dont l'odeur n'imprègne pas les tissus, et notamment la dentelle.

Louis-Ferdinand Céline, une enfance calme
Pendant des années, rien ne semble pouvoir perturber l'enfance de Louis-Ferdinand Destouches, jusqu'à ce que sa grand-mère Céline Guillou ne décède en 1904. Pour l'enfant, c'est un véritable drame. Cette première expérience de la mort vient d'ôter l'être auquel Louis-Ferdinand tenait le plus. C'est à elle qu'il empruntera son nom de plume, Céline, lui rendant ainsi le plus bel hommage. Et lui offrant une forme d'éternité.

Louis-Ferdinand Céline et la guerre
En 1907, il quitte la France pendant deux ans pour l'Allemagne et l'Angleterre afin d'y apprendre les langues étrangères tout en exerçant des petits emplois. De retour en France, il obtient la première partie de son baccalauréat avant de s'engager dans l'armée en 1912 par devancement d'appel. Période cruciale de sa vie. L'expérience de la guerre lui offre le spectacle le plus effroyable qui soit, mais c'est au coeur de l'horreur que le futur romancier puisera toute la force de son écriture. Il rejoint le 12ème régiment des cuirassiers à l'âge de 18 ans. C'est à Rambouillet qu'il effectue ses classes avant d'être très vite promu brigadier en 1913, sous-officier et maréchal des logis en 1914.

Louis-Ferdinand Céline prône la lâcheté
Trois mois plus tard, il fait son baptême du feu alors que la Première guerre mondiale se déclare. Il sera notamment récompensé de la médaille militaire en 1914 pour avoir effectué une mission particulièrement délicate à Poelkapelle, dont il ne sort pas indemne, blessé à l'épaule droite. Soucieux de bâtir un mythe autour de sa personne, Céline affirme qu'il avait été touché à la tête…Pourquoi se priver d'une dose d'héroïsme supplémentaire ? Paradoxalement, l’écrivain prônera néanmoins la lâcheté comme unique solution possible contre le massacre de la guerre dans son «Voyage au bout de la nuit».

Louis-Ferdinand Céline à contre-courant
Céline est toujours là où on ne l'attend pas. « Si tous les hommes ne voulaient pas aller à la guerre, c'est très simple ? ils diraient je n'y vais pas. Mais ils ont le désir de mourir.» affirmera t-il plus tard dans une interview de 1961. En 1915, il est envoyé à Londres au consulat général de France après avoir été déclaré inapte au travail. Il y rencontre sa première femme, Suzanne Nebout. Leur union ne sera cependant jamais déclarée en France. Un an plus tard, il s'essaye à l'écriture alors qu'il se retrouve au Cameroun en tant que surveillant de plantations. Il nE reste pas longtemps sur le continent africain et ses crises de dysenterie l'obligent à rejoindre son domicile en France.

Louis-Ferdinand Céline et la souffrance humaine
Il collabore avec Raoul Marquis dit Henry de Graffigny pour le magazine scientifique « Euréka » avant d'être embauché à ses côtés dans la mission Rockfeller qui les envoie en Bretagne pour effectuer une campagne contre la tuberculose. La médecine, peut-être même plus que l'écriture, est une véritable vocation pour Louis-Ferdinand Céline, un « soigneur de tempérament ». Une vocation qui lui permet de pénétrer en profondeur des êtres et des choses, de développer une sensibilité humaine accrue. «S'il [l'Homme] souffre il va être encore plus méchant qu'il ne l'est d'habitude. » La souffrance humaine. Le véritable intérêt du futur docteur Destouches, dans ses écrits comme dans sa carrière de médecin. Le seul sentiment où se loge la distinction de l'être humain selon Céline.

Louis-Ferdinand Céline et Colette Destouches
Il s'installe à Rennes et épouse Edith Follet, la fille du directeur de l'école de médecine de la ville, qui donnera naissance en 1920 à son unique fille, Colette Destouches. Après avoir obtenu son baccalauréat en 1919, il se lance dans des études de médecine jusqu'en 1924. Coup de maître à la fin de son cursus: sa thèse en doctorat, « La vie et l'oeuvre d'Ignace Philippe Semmelweis », est considérée comme sa première oeuvre littéraire.

Louis-Ferdinand Céline et Elizabeth Craig
Diplôme en poche, il trouve un poste à la fondation Rockfeller, à Genève, ce qui l'oblige à effectuer des déplacements récurrents à l'étranger, et notamment aux États-Unis où il sera engagé par la compagnie Ford. C'est là-bas, à l'autre bout du monde en 1926 ? qu'il rencontre son « Impératrice », à qui il dédie son chef-d'oeuvre littéraire, Voyage au bout de la nuit. Elizabeth Craig. Cette danseuse américaine marquera Louis-Ferdinand Céline à jamais. Après l'avoir suivi jusqu'en France, elle repart outre Atlantique pour épouser Ben Tankel. Le docteur Destouches découvre alors qu'il s'agit d'un juif. Serait-ce l'une des raisons de son mépris profond et de son dégoût implacable pour les israélites ?

Louis-Ferdinand Céline et l'écriture
Vient alors le temps de l'écriture. Le docteur Destouches se concentre sur la rédaction de son roman phare, « Voyage au bout de la nuit », qui marque l'aboutissement d'un exercice de style depuis longtemps en maturation. Ainsi, Louis-Ferdinand Céline sort de l'ombre pour écrire et partager son être. La publication de ce roman en 1932 marque une seconde naissance pour l'auteur, ainsi qu'une révolution sans précédent dans le monde littéraire. Si Céline estime que la langue classique est morte, ce n'est que pour mieux la réinventer. Puiser son essence pour coller aux émotions humaines. Son style semble décousu, entrecoupé de pointillés en étant paradoxalement très harmonieux. Tel un compositeur, l'écrivain joue avec les rythmes et les sonorités pour créer ce qu'il appelle sa « petite musique », véritable ciment du roman. Des phrases courtes et efficaces. De multiples exclamations.

Louis-Ferdinand Céline et l'écriture académique...
Cette liberté lui vaudra d'ailleurs d'être considéré comme une menace pour les académies. « Voyage au bout de la nuit » devient son crachoir, à l'apparence souvent spontanée mais toujours mûrement réfléchie. Pas d'écriture automatique, mais une utilisation élégante de l'argot et du langage parlé qui ne fait que renforcer les réalités qu'il dépeint. Bardamu, son alter ego dans le roman, devient l'instrument de son désespoir. Il n'y a pas un mais plusieurs Céline qui vomissent l'effroyable vérité de la guerre, vision macabre qui bouleverse un être humain à tout jamais.

Louis-Ferdinand Céline dénonciateur
Un livre du fond des tripes, sans être pour autant biographique. Non sans humour, Céline l'affirme lui-même, « je m'arrange avec mes souvenirs pour tricher comme il faut. » Tel un oiseau de mauvaise augure, ce prophète d'apocalypse annonce un avenir de déception, de désillusion et de néant. Découpant les défauts de la société de ses lames aiguisées, il dénonce l'asservissement du système colonial, la boucherie de la guerre et l'obéissance aux lois.

Louis-Ferdinand Céline et le Goncourt raté
Un abrutissement total et volontaire de l'homme. Alors que toute forme d'héroïsme semble rejetée (puisqu'elle mène inévitablement à la guerre), il semblerait que rien ne puisse sauver l'humanité du pourrissement auquel elle est condamnée. Pressenti comme le grand favori du prix Goncourt, il le manque de très peu pour seulement deux voix d'écart avec Guy Mazeline, l'auteur du livre « Les Loups ». Son « Voyage au bout de la nuit » sera néanmoins récompensé par le prix Renaudot. Véritable succès en librairie, le livre offusque autant qu'il émerveille, faisant de Céline un personnage sulfureux, à deux pas de l'immoralité...dans laquelle il s'apprête à sombrer.

Louis-Ferdinand Céline et les pamphlets
Dès 1936, l'écrivain publie une série de pamphlets qui va progressivement faire éclater son antisémitisme au grand jour. De retour d'URSS, il publie « Mea Culpa », un écrit de trente pages environ qui s'oppose violemment au régime communiste. Jusque là, aucune haine raciale ne transparaît. La même année paraît Mort à crédit », son deuxième roman qui subit un échec notable en comparaison au « Voyage au bout de la nuit ». Á cette époque, en pleine Seconde guerre mondiale, la France est occupée par les Allemands. En 1937, Louis-Ferdinand Céline doit faire face au scandale suite à la publication de son premier pamphlet antisémite, « Bagatelles pour un massacre », qui sera par la suite retiré des librairies.

Louis-Ferdinand Céline et l'antisémitisme
« Je lui apprends tout de suite d’emblée que je suis devenu antisémite et pas un peu pour de rire, mais férocement jusqu’aux rognons ! » Sans gêne ni retenue, l'auteur affiche ouvertement sa haine du peuple juif, une haine que les nazis en personne jugeront excessive. Un an plus tard paraît « L'école des cadavres », un pamphlet encore plus virulent et vindicatif que le précédent. "Nous nous débarrasserons des Juifs, ou bien nous crèverons des Juifs, par guerres, hybridations burlesques, négrifications mortelles. Le problème racial domine, efface et oblitère tous les autres." Avec « Les Beaux Draps » (paru en1941), Louis-Ferdinand Céline achève sa série de pamphlets. Après 1945, l'auteur refuse toute réédition de ces ouvrages, une volonté que son ayant-droit et veuve Lucette Destouches respectera. Ils seront néanmoins discrètement réédités après sa mort.

Louis-Ferdinand Céline et les Juifs
Bien qu'il n'adhère officiellement à aucun parti, Céline affiche ouvertement son soutien à la collaboration en alimentant la presse de ses articles antisémites. Ainsi que le titre l'annonce, « Céline nous parle des Juifs » dans le journal collaborateur « Notre combat pour la nouvelle France socialiste » en 1941, enaffirmant que « Pleurer, c'est le triomphe des Juifs! ». La question de la responsabilité collaborationniste de cet auteur dans la Shoah se pose encore aujourd'hui, à en croire les nombreux débats sur les forums de discussion, opposant les pros aux anti-Céline.

Louis-Ferdinand Céline : la tâche indélibile
Mais sa haine des Juifs ne peut être contestée. Même les plus grands admirateurs de l’œuvre célinienne l’admettent et regrettent ce racisme dégoulinant qui font de cet écrivain aux immenses qualités littéraires, mais à la passion « antijuive » évidente. S’il n’a pas trempé directement ses mains dans le sang, sa plume a distillé le venin de l’antisémitisme. Á la pire période en plus : celle du régime de Vichy, de l’Occupation nazie, de la Gestapo, de la traque aux juifs et de la solution finale. Le 6 juin 1944, les armées des Alliés débarquent. Céline décide de fuir la France et se réfugie d'abord en Allemagne où il vit de ses maigres revenus de médecin en vue d'atteindre le Danemark par la suite.

Louis-Ferdinand Céline en exil
Il relatera son exil au cours d'une « trilogie allemande », « D'un château l'autre », « Nord » et « Rigodon ». Il ne rejoint le Danemark qu'en 1945 où il vivra comme un paria. Du côté français, c'est la course à l'épuration. Le peuple assoiffé de vengeance traque, juge, et parfois même, exécute les collaborateurs sans procédure judiciaire préalable. Recherché par la justice française pour haute trahison , Louis-Ferdinand Céline est arrêté par les autorités danoises. La France souhaite son extradition, le Danemark refuse et l'écrivain passera néanmoins plusieurs mois en captivité à Copenhague.

Louis-Ferdinand Céline et Sartre
Sa situation ne s'améliore guère lorsqu'il regagne la liberté puisqu'il passera quatre années dans une cabane au confort rudimentaire près des côtes de la mer Baltique. C'est à cette époque qu'il publie son premier texte depuis l'exil, une contre-attaque à l'offense que lui avait faite Jean-Paul Sartre en 1945 avec son article « Portrait d'un antisémite », dans lequel il l'accusait d'être payé pour les propos qu'il tenait. C'est ainsi que « Tartre »- ainsi que Céline s'amusait à appeler l’auteur de «La nausée »- découvre « Á l'agité du bocal » dans les kiosques en 1948. La réputation de Céline est désormais salie, son nom est couvert de honte et ses écrits sont boycottés. En 1950, la France prononce la sentence : elle le condamne à un an d'emprisonnement, à 50 000 francs d'amende et à la confiscation de la moitié de ses biens pour crime d'indignité nationale. Il sera amnistié un an plus tard.

Louis-Ferdinand Céline et Lucette
La même année, il s'installe avec sa femme Lucette (avec qui il est marié depuis 1943) à Nice et signe un contrat avec Gallimard pour la réédition du « Voyage au bout de la nuit », ainsi que plusieurs autres de ses œuvres, dont « Féérie pour une autre fois ». Il espère ainsi reconquérir son public, mais les ventes ne s'envolent pas. La critique reste muette et Louis-Ferdinand Céline se sent plus que jamais écarté du monde littéraire, comme si tout était mis en oeuvre pour faire passer cette nouvelle publication sous silence. Allant de déception en déception, l'écrivain perdra progressivement toute confiance en l'espèce humaine, devenant de plus en plus méfiant et farouche.

Louis-Ferdinand Céline et ses chats
C'est auprès des animaux qu'il trouvera son réconfort en fin de vie et notamment en Bébért, l'un des chats les plus célèbres de la littérature française. Entre temps, Céline s'installe avec son épouse à Meudon où il ouvre son cabinet de médecine. Sa légende de « médecin des pauvres », loin d'être oubliée, ne cesse de s'accroître.

Louis-Ferdinand Céline et la gloire tardive
La roue tourne en 1957. L'auteur signe son retour dans le paysage littéraire français avec « D'un château l'autre » (le premier volet de sa trilogie consacrée à l'Allemagne) qui reçoit un accueil favorable de la part des lecteurs. On y découvre un Céline meurtri, aigri, dépassé par sa condition et boudé par les intellectuels. Ce livre éclaire les zones d'ombres de son existence, notamment son errance de châteaux en châteaux lors de son exil en Allemagne, où il se retrouve à Sigmaringen avec Pétain, Abetz, Laval et Brinon. Avec un tel témoignage direct d'une telle richesse, hors de question de passer inaperçu cette fois-ci. Louis-Ferdinand Céline va mettre sa notoriété à profit en accordant des dizaines d'interviews et même, un long entretien à Madeleine Chapsal pour le news-magazine « L’Express », qu'elle intitulera « Voyage au bout de la haine ».

La médiatisation éveille l'intérêt. Alors que les universitaires se penchent de plus en plus sérieusement sur les travaux de l'auteur, Louis-Ferdinand Céline accède à la Bibliothèque de la Pléiade pour laquelle il doit réécrire certains passages trop violents de ses oeuvres. En 1960 paraît « Nord », le deuxième volet de la trilogie. Avec les dernières forces qui lui restent, Louis-Ferdinand Céline termine la rédaction du dernier tome, « Rigodon ». Il s'éteint le jour suivant d'une artériosclérose cérébrale, le 1er juillet 1961. Son décès ne sera annoncé que quelques jours plus tard, après son inhumation au cimetière de Meudon.

Comment qualifier le personnage Louis-Ferdinand Céline dont la vie ressemble elle-même à un roman noir, où tous les tourments de l’existence se croisent ? Tourmenté, paradoxal et, parfois d'une extrême violence, cet auteur n'est autre que le reflet de son époque. Il n'a jamais souhaité être écrivain. Il est devenu un monument de la littérature française du XXème siècle dont le génie reste encore méconnu par un grand nombre aujourd'hui, alors qu'il demeure l'un des auteurs les plus traduits à l'étranger. Artiste maudit ?

Le pamphlétaire a créé lui-même la controverse et essuyé ensuite les retombées du scandale. Son antisémitisme colle à sa légende littéraire et cette tare a assombri gravement, mais légitimement, sa réputation de surdoué de l écriture. Excessif et libertaire dans ses propos car solitaire depuis l'enfance, Céline exprimait le fond de sa pensée sans se soucier de l'opinion d'autrui.

« C'est peut-être ça qu'on cherche à travers la vie, rien que cela, le plus grand chagrin possible pour devenir soi-même avant de mourir. » Louis-Ferdinand Céline a voulu être lui-même et l'écrire. Au prix de voir le monde entier se détourner de lui.

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