Biographies
Accueil > Biographie de Barbara, la longue dame brune de la chanson

Biographie de Barbara, la longue dame brune de la chanson

Info & Savoir

La chanteuse Barbara, la Dame brune, s’en est allée un mois de novembre 1997, laissant à son public, «le mal de vivre » et la « solitude». Mais avec ses mélodies et ses textes d’une rare beauté, Barbara demeure un monument historique, comme d’autres artistes tels que Brel, Brassens, Béart ou Gainsbourg,  issus, comme elle, de la génération « cabarets». Légères, tragiques et riches d’émotions, ses chansons ne vieillissent pas et traversent le temps tout en souplesse.  Itinéraire d’une chanteuse au répertoire intemporel.

Petite fille juive de l’avant-guerre, Barbara, de son vrai nom Monique Serf, s’enfermait déjà dans un monde musical en pianotant sur une table, clavier imaginaire, esquisse  de son légendaire et futur « piano noir »  celui de la grande chanteuse que plus tard elle deviendra.

 


 

Barbara, voit le jour un 9 juin 1930 à Paris, près du square des Batignolles. Elle appartient  à une famille israélite d’Europe centrale et connaîtra une enfance nomade et tumultueuse sous la Seconde guerre mondiale. La chanteuse est la deuxième d’une fratrie de 4 enfants, tous cités dans la fameuse chanson « Mon enfance » : « Jean, Claude et Régine et puis Jean… ».

 

Barbara, une enfant de la guerre

La guerre les surprend en septembre 1939.  Ce sera la fuite permanente, la famille se divise, les destinations se succèdent.  Á Tarbes, ils se retrouvent au complet avec la tante Jeanne. Tarbes : une grande maison, truffée de durs souvenirs révélés par Barbara  dans ses mémoires.

 

Souvenirs de la froideur de sa mère envers elle, de sa préférence affichée pour son frère aîné Jean, l’idolâtrie de la tante Jeanne pour le garçonnet et surtout, la peur terrible de son père dont le comportement devient étrange. Elle sera victime d’inceste.   « Un soir à Tarbes à dix ans et demi , mon univers bascule dans l’horreur »  avoue Barbara dans son ultime récit. Bientôt, la menace de rafle et une dénonciation par un voisin, les contraignent encore à s’exiler. Barbara et  sa sœur Régine  sont recueillies par des paysans de Chasseneuil.

 

Á l’été 1943, les Serf se retrouvent à Saint-Marcellin. Dans cette localité, Barbara subit une opération de la main, qui lui fait perdre espoir de prendre des cours de piano, idée suggérée par la tante Jeanne. Mais sa volonté féroce d’en jouer demeurera toujours. On lui promet à la place, des cours de chant dès qu’il en sera possible.

 

De ces années de guerre et d’errance, Barbara ne retient ni la faim, ni le port de l’étoile jaune, ni la déportation parmi les siens. Mais ses douleurs d’enfant sont imprimées à jamais. Elle ressent la fin de la guerre comme une grande joie, celle de retrouver sa grand-mère adorée dont elle se sent la préférée, lui inspirant plus tard son pseudonyme « Varavara Brodsky » pour Barbara Brodi, puis Barbara, et le fait de pouvoir être juive sans peur.

 

Barbara,adolescente entétée

Á la Libération, les Serf habitent une pension de famille au Vésinet. Barbara est une adolescente entêtée qui tient à la promesse des cours de chant. Elle trouvera elle-même le lieu de son premier apprentissage. Chez sa voisine, Madame Thomas-Dusséqué, l’artiste fera ses débuts de « Femme qui chante ». Excellent professeur, elle lui enseignera la technique du souffle, la respiration et la maîtrise vocale.

 

Elle la recommande à  Maître Paulet, professeur au Conservatoire.  L’élève travaille le chant classique, mais se sent attirée par  autre chose. C’est en allant voir Édith Piaf à l’ ABC que Barbara laisse éclater sa passion pour la chanson : Charles Trénet, Mayol, la Miss ou Mireille qu’elle adore.

 

L’été 1946 se révèle riche d’évènements : le départ du Vésinet pour un appartement du XXème arrondissement au 50 rue de Vitruve, non loin du futur studio Davout, et la perte de sa grand-mère, sa babouchka russe Granny dont elle ne fera quasiment jamais le deuil. Les premières vacances à Trégastel, en Bretagne, où elle se révolte contre son père, en parlant aux gendarmes et qui  se sent déstabilisé. Son père  lui louera son premier piano droit.

 

Barbara, du Conservatoire à l'opérette

Barbara ne prendra jamais de leçons, elle jouait d’oreille et ne connaissait rien au solfège.Elle quitte définitivement le Conservatoire et  chantera les mots des autres… Début 1948, après une audition au Théâtre Mogador, Barbara signe son premier contrat en tant que mannequin choriste dans l’opérette «  Violettes impériales ». Cette aventure prendra fin sur décision unique de la chanteuse, tout comme son départ de l’appartement familial à l’âge de 18 ans sans un sou en poche.

 

Ses parents ne s’entendaient plus. Alsacien d’origine,  son père était représentant de commerce en peaux et fourrures. Il quitta définitivement la rue Vitruve. Elle ne le reverra que mort à «Nantes», dont elle composera en  décembre 59, l’illustre et merveilleuse chanson. Une vie de voyageuse s’amorce.  Elle part pour la Belgique car un cousin éloigné musicien y vit et peut la loger. Le personnage est immonde, Barbara prend la fuite.

 

Barbara et le soleil belge

Elle connaît alors des  jours difficiles à Bruxelles et tentera même de se prostituer sans y aboutir. Il en faut du courage pour devenir « une petite sœur d’amour »,  évoquée dans la très jolie chanson  « Hop là ! ». Elle rencontre une certaine Peggy qu’elle suit à Charleroi où elle découvrira « La Mansarde », lieu  ouvert par un groupe d’artistes. Elle gardera un souvenir très ensoleillé de cette période belge. Barbara chantera dans des petites discothèques et occupera des petits emplois avant de revenir en  France car sa famille lui manque.

 

Barbara, l'appel du destin

De retour à Paris, le destin attend la jeune artiste. Elle part à la rencontre du grand pianiste Jean Wiener qui l’auditionne et lui promet un vrai avenir de chanteuse. Il l’envoie chez Pierre Prévert, mais les auditions sont bouclées. Elle se retrouve à la plonge de l’établissement fréquenté par le Tout Paris, « La Fontaine des quatre saisons » où elle entendra Piaf, Mouloudji, Boris Vian ou Jacques Prévert.

 

Éblouie, mais épuisée par son petit métier, elle séjourne à l’hôpital et reçoit la visite d’un certain Jeff,  artiste peintre de Charleroi. Éperduement éprise, elle retourne avec lui  en Belgique. Amour passion mais fugitif : selon la biographe Catherine  Le Cossec, c’est ce garçon qui lui a inspiré « L’Aigle Noir ». Il ne s’agirait pas l’évocation de l’inceste paternel. Á Charleroi, Jeff l’installe dans un lieu d’artistes peintres, « La Maison de Boondael ».

 

Barbara et Brel inésparables

Barbara y chantera, accompagnée d’une excellente pianiste Ethery Rouchadze, grâce à qui elle rencontrera Claude Sluys. Elle épousera, déjà toute de noir vêtue, en 1953, ce jeune avocat  féru d’art, venu agrémenter le spectacle avec de la magie. Claude Sluys dénichera par la suite « Le Cheval Blanc», un cabaret vite fréquenté par une élite belge où se produit un certain Jacques Brel, grand ami de la chanteuse avec lequel elle tournera dans le film «  Franz » en 1971. Ils s’adoraient et il la considérait comme sa sœur.

 

En 1961, elle reprit 9 de ses chansons sur un 25 cm dont « Ne me quitte pas ». Pour des questions d’argent, l’aventure du « Cheval blanc «  s’interrompt  et c’est dans le quartier chaud de Charleroi que Barbara chantera « Chez Adrienne »,   un bar exigu de la ville. Elle sera hébergée chez Prudence  ancienne tenancière, qui reprendra vie dans «  Lily Passion », la comédie musicale créée au Zénith en 1986. L’exil belge s’achève un temps en 1953,  mais l’artiste fera de brefs retours à Bruxelles, notamment pour une émission de radio importante « La vitrine aux chansons ». 

 

Barbara et la légende de L'Ecluse

Et tandis qu’elle tentait sa chance dans le plat pays de son ami Brel, à Paris, dès 1949,  les cabarets de la rive gauche poussaient comme des champignons. Au 15, quai  des Grands Augustins,  il y a « L’Écluse », un cabaret mythique,  qui engage la  chanteuse en 1954 pour une huitaine de jours.  L’année 1958 va voir se profiler le départ d’une belle et longue carrière avec un nouvel engagement à «L’Écluse », qui durera 10 ans.  Dans cet  écrin légendaire, véritable tremplin pour Barbara, elle se construit un personnage, celui de la Dame Brune, tant aimée de son public..


Les années bonheur de Barbara

Les années «Écluse » sont des années «Bonheur». Elle observe et apprend, sa vie se nourrit de multiples rencontres avec tous les futurs grands du métier : Gianni Esposito, Jacques Dufilho, Jacques Fabbri, Marcel Marceau, Henri Garcin, Romain Bouteille, Jean-Roger Caussimon, Raymond Devos, Pierre Vaneck, Pierre Richard, Pia Colombo, Cora Vaucaire et plus tard, Serge Lama. Bien sûr, il  y eut Serge Gainsbourg, « artiste cabaret »,  d’origine juive, moqué par le public à cause de sa laideur…tout comme elle !

 

Le public de « L’Écluse» est composé d’intellectuels pour la plupart, et aussi d’hommes politiques. Barbara y interprètera, Brel, Brassens, Ferré et d’autres mais pour la première fois, elle glisse dans son tour de chant « Chapeau bas » dont elle est l’auteur. Elle devient rapidement la vedette de cet endroit, chantant tous les soirs à minuit. On la désignera comme « la chanteuse de minuit ».

 

Elle troque sa petite jupe noire et pull-over contre une veste en velours côtelé à grand col dégagé confectionnée chez une « concierge-couturière ». Un costume décisif pour l’avenir puisqu’ elle sera toujours habillée de noir. Suivra la longue jupe entravée de Cardin, puis le mystique pantalon large pour mieux évoluer sur scène  lorsqu’elle quittait son piano. En 1958, Barbara enregistre son premier 45 tours, sorti chez Pathé-Marconi en 1959, composé de 4 titres dont « J’ai tué l’amour ».

 

Échec terrible : elle en vendra  4 exemplaires ! « L’Écluse» devient aussi le berceau de l’amitié avec sa pianiste et compositrice Liliane Binelli, alors compagne de Serge Lama. Cette chère complice trouvera la mort dans un accident de voiture avec le chanteur qui, lui, en réchappera.

 

Sege Lama écrit Une Petite Cantate pour Barbara

Pour elle, Barbara écrira la célèbre chanson «Une petite cantate».  Barbara continue de chanter dans ce cabaret et y interprète, entre autres, « Les boutons dorés » créée par Jean-Jacques Debout. La télévision semble lui porter grand intérêt. Après un passage dans l’émission « Au cabaret ce soir », c’est Denise Glaser qui demande à la rencontrer. Barbara apprécie beaucoup la productrice TV, très à l’écoute des artistes et apparaît alors dans son émission « Discorama » en janvier 1959.

 

Barbara retourne au domicile familial de la rue Vitruve et remplace le chef de famille qui a déserté la maison  pour se rapprocher de sa mère et s’occuper de son petit frère Claude. Elle peut désormais s’offrir en location-vente son premier piano droit qui la suivra partout jusqu’à Précy, sa dernière demeure.

 

1960 : Barbara a déjà fait du chemin et sa  renommée s’amplifie grâce à son premier 33 tours, « Barbara à l’Écluse ». Elle obtient ensuite le Grand Prix du disque pour « Barbara chante Brassens ».  Á «L’Écluse»,  la chanteuse  tombe follement amoureuse d’un certain H, Hubert Bellay, ami d’André Schlesser, un des directeurs du cabaret. Ce sera l’amour passion. Hubert Bellay a un poste important à Abidjan. Ces deux là s’aiment éperdument, mais la distance les séparent trop souvent. L’artiste ira même vivre un temps en Afrique où elle ne délaissera pas son métier et chantera au « Refuge » , ce qui ne plaît guère à son compagnon du moment. Celui-ci aimerait que Barbara ne toucha plus un piano !

 

Ces amours tumultueuses et ces interminables allers-retours lui inspireront l’inoubliable «  Dis quand reviendras-tu » enregistrée en 1962. L’amant déniche enfin à Paris un appartement près du pont Mirabeau  rue «Rémusat», titre d’une célèbre chanson. Mais la passion de la scène et du chant  domine et  elle se sépare  d’Hubert Bellay. Ce sera sa dernière grande histoire d’amour.

 

Barbara et les années succès

Nouveau départ en 1963 quand Barbara rencontre Claude Dejacques, directeur artistique chez Philips. Á cette époque, elle chante chaque mardi au Théâtre des Capucines dans « Les mardis de la chanson ». Parmi le public, se trouve Louis Hazan directeur de Philips à qui elle demande d’être chapeautée par Dejacques. Ce sera un  refus catégorique puis, entêtée, elle obtient  l’accord d’Hazan. Elle va enregistrer «  Barbara chante Barbara ».

 

Durant cette période, l’artiste est dotée d’une très forte inspiration et compose ses plus belles mélodies : «Á mourir pour mourir », «Le petit bois de Saint-Amand » et « Pierre », pour laquelle Michel Portal a improvisé une phrase musicale mémorable au saxophone. Au printemps 1964, Barbara quitte «L’Écluse». Une grande artiste est née après une décennie passée au Quai des Grands Augustins. Göttingen n’est pas loin…

 

En effet, le jeune directeur du Jungen Theater, dans la ville allemande de Göttingen, vient à «L’Écluse» pour l’engager. Elle répond fermement non…avant d’accepter. Pendant son récital outre-Rhin, elle crée la chanson «  Göttingen »  en affirmant : « Je dois cette chanson à un profond désir de réconciliation, mais non d’oubli ». 

 

Désormais auteur-compositeur-interprète, Barbara va amorcer la fulgurante carrière qu’on lui connaît. Tout va s’enchaîner tel un tourbillon,  mêlant gloire, panique et «  Le mal de vivre » qui fera d’ailleurs l’objet d’un album en 1965. Entre 1966 et 1970, c’est la consécration : albums, tournées et récitals. Elle rencontre en 1966 son imprésario Charley Marouani qui gérera minutieusement  sa vie d’artiste et sa vie privée, car Barbara était prodigue.

 

Ma plus belle histoire d’amour, c'est Barbara

En 1967, Barbara sort le disque avec la légendaire chanson «Ma plus belle histoire d’amour», écrite pour son public avec lequel elle entretiendra une merveilleuse relation jusqu’au dernier souffle. Colette Renard lui présente l’ accordéoniste Roland Romanelli, qui collaborera avec elle pendant 20 ans. Pendant ces 4 années, elle va écrire et interpréter ses succès les plus fredonnés  comme « Le soleil noir » ou son fameux duo  avec Georges Moustaki , « La dame brune », avant d’entreprendre une tournée internationale, passant par le Japon, le Canada et Israël où vivait sa sœur Régine.

 

En 1970, elle chante  le mythique « L’Aigle noir », dédié à Jeff de Charleroi qui portait un blouson marqué d’un aigle sur le  dos. Mais Barbara se fait aussi comédienne en jouant dans « Madame » de Remo Forlani, au Théâtre de la Renaissance, puis en 1973, en tournant dans  « L’oiseau rare » avec  son ami de jeunesse rencontré à Saint-Germain des Prés, Jean-Claude Brialy. C’est ce dernier qui lui suggèrera d’habiter à la campagne, tout proche de lui  (« J’aurai ma Milady près de moi » - il l’appelait ainsi car dans Milady, il y a le son «laid »)  et lui conseille le village de Précy.

 

En 1974, Barbara vit éloignée de Paris depuis un an. Elle apparaît au Théâtre des

Variétés et enregistre un 45 tours « L’homme en habit rouge ».  Elle tente aussi de se suicider en absorbant une grande quantité de somnifères. L’artiste épuisée s’est trop isolée. L’année suivante, elle retrouvera Bobino, qui fut sa première scène en 1961.

Á l’automne 1981, ce sera l’apothéose à l’Hippodrome de Pantin avec ses 3000 spectateurs auquel elle dédie « Ma plus belle histoire d’amour ». Barbara continue ce tour de chant par une grande tournée française de 36 villes en deux mois.

 

Á cette époque, sa voix montre des signes de faiblesse qu’elle soignait à la cortisone.Barbaraest une artiste très engagée sur un plan moral et politique. Á l’issue de l’élection présidentielle du 10 mai 1981, Barbara, folle de joie compose « Regarde »,  interprétée à Pantin, une rose à la main pour l’offrir gracieusement à François Mitterrand, présent dans la salle . Il lui vouait une admiration sans bornes et entretenait avec la chanteuse une véritable amitié. Jacques Attali, conseiller spécial de Mitterrand, lui écrit même une chanson, « Coline »,  en 1987. Elle sera décorée de la Légion d’honneur le 15 septembre 1988 à l’Élysée.

 

Avec le spectacle «  Lily Passion », Barbara foule le Zénith de Paris, le 21 janvier 1986, avec pour partenaire le comédien Gérard Depardieu. Une comédie musicale originale jouée à deux pour l’histoire d’une chanteuse qui va se produire de ville en ville poursuivie par un tueur en série.

 

Boudée par le public et la critique, «Lily Passion» restera une fête pour Barbara, un éternel souvenir de fous rires. Dans ses engagements, Barbara se consacre à la lutte du sida et chante  « Sid’amour à mort » dont les droits seront reversés à  l’association Sol en Si. Elle se produit aussi dans les prisons devant un public de détenues  à Fresnes et se rend dans les hôpitaux.

 

Mais à partir de 1992, son état physique se dégrade sérieusement. Barbara souffre de problèmes respiratoires et son récital au Châtelet est interrompu pour raison de santé  lors de l’hiver 1993. Malgré l’avertissement des médecins, Barbara entame néanmoins une tournée triomphale qui s’achève  à Tours où elle fait ses adieux au public en 1994.

 

Elle se retire à Précy, son cocon de campagne qu’elle transforme en studio pour composer son ultime album,  « Femme piano » en 1996.  Aux «Victoires de la Musique» en 1997, elle est élue comme la meilleure interprète. Á Précy, elle écrit ses mémoires…

Un lundi 24 novembre au petit matin, elle est hospitalisée à Neuilly sur Seine. C’est là, à 16h10, que le petit page noir s’éteint, laissant  tous ses admirateurs orphelins.

 

De Barbara l’intime, on se souvient aussi de sa passion pour le zan et le tricot, de son fameux rocking chair, qu’elle « trimballait » sur toutes les scènes  et qui venait de son appartement de la rue Rémusat, nid de sa passion.  On ne pourra jamais oublier sa voix de cristal, ses textes et sa diction si percutante. Ainsi que l’écrit magnifiquement Catherine Le Gossec dans son livre « Dans l’ombre de Barbara » : « Car quand le disque s’arrête, quand le silence est rendu au silence du vent qui siffle, la voix de Barbara continue de chanter dans son âme ». 

Rejoignez notre communauté