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Dérèglement de thyroïde : risques de surpoids, perte de poids et parfois de cancer...

Info & Savoir

La thyroïde, voici une glande dont on connaît le nom bien sûr, mais dont on n'est jamais certain de savoir vraiment où elle se situe ni ce qu'elle fait exactement jusqu'à ce qu'elle se dérègle, et que nous soyons obligés de consulter pour voir ce qui ne va pas. Surpoids, perte de poids, parfois cancer, cette petite chose semble avoir un rôle bien important. Allons voir ce qui s'y passe d'un peu plus près...

La thyroïde est une glande endocrine, c'es^à-dire qu'elle fabrique des hormones et les envoient dans la circulation sanguine. C'est la raison pour laquelle votre généraliste pourra vous demander de consulter un endocrinologue dans certains cas.

Elle est située juste sous la peau en dessous du cartilage de la pomme d'Adam, on peut la sentir par simple palpation.

On dit en général qu'elle a la forme d'un papillon, avec deux lobes reliés par un « isthme ». Elle est de taille finalement assez imposante puisqu'elle mesure en moyenne 4 cm de haut sur 6 de large et pèse un peu plus de 20g.

Quelle est sa fonction ? Elle fabrique des hormones dites thyroïdiennes.

Elle ne peut le faire que si elle est approvisionnée en iode. Nous trouvons cette iode naturellement dans notre alimentation. Le sel de table est d'ailleurs enrichi en iode, afin de compenser une éventuelle insuffisance. C'est la raison pour laquelle les populations des régions montagneuses étaient plus concernées que les autres, car leur alimentation comportait naturellement moins de produits iodés. Si nous en manquons, notre thyroïde tombe malade et nous par la même occasion.

 



Deux hormones sont fabriquées tous les jours par notre thyroïde : - la T3 en petite quantité - La T4 en grande quantité (une fois parvenue dans les cellules de notre corps, elle se transforme en T3 et devient active).

Ces hormones ont pour fonction d'aider notre corps à s'adapter à ce que nous lui demandons ainsi qu'aux conditions extérieures.

La glande thyroïde n'est pas autonome
Elle a une hiérarchie qui se situe dans le cerveau : l'hypophyse est le général en chef. Elle envoie des ordres et de l'aide à la thyroïde via la TSH (hormone stimulant la thyroïde). Cette TSH peut être mesurée, et elle aide à détecter un dysfonctionnement.

Si la thyroïde devient paresseuse, la TSH est élevée. Si elle est hyperactive, la TSH est basse.

Elle a une grande influence sur notre métabolisme, ainsi que sur la croissance et sur notre activité et dynamisme. La digestion, la fréquence cardiaque, notre température en allant jusqu'au système nerveux et de reproduction peuvent être affectés, si la thyroïde fonctionne mal. Autant dire qu'il vaut mieux traiter les dysfonctionnements dès qu'ils se présentent.

Echographie : l'image permet de dépister les nodules et d'en noter les caractéristiques principales en termes de dimension et de nombre.

Scintigraphie : une dose minime d'iode radio-actif est injectée dans une veine.

Après deux heures environ, le produit se trouve dans la thyroïde et permet de prendre une image. Il s'agit d'un examen indolore et dont les contre-indications sont peu nombreuses (essentiellement la femme enceinte ou la personne qui prend déjà des médicaments ayant une action sur la thyroïde). Le résultat est classifié en image chaude et froide, en fonction de la concentration d'iode dans la thyroïde.

Cytoponction : examen effectué lorsque l'on a repéré un nodule, il est également indolore. Elle ne peut être réalisée que par un spécialiste dit cytologiste, car l'analyse des résultats demande une expérience certaine.

Elle signifie que la glande ne produit plus suffisamment d'hormones pour un bon fonctionnement. Ce sont les femmes qui sont le plus touchées, et assez fréquemment, les différents membres d'une même famille sont atteints du même problème.

Les symptômes en sont assez généraux, puisqu'il peut s'agir de grande fatigue pouvant aller jusqu'à la dépression, de frilosité, de constipation, de perte de cheveux, de troubles au niveau des règles.

Les symptômes les plus visibles sont en fait l'apparition d'un goitre ou une prise de poids rapide et assez importante.

Le diagnostic est extrêmement simple puisqu'il s'agit du dosage de TSH. Le traitement est conseillé au delà de 10 et l'on procède en général à un dosage d'anticorps.

Les causes : évidemment lorsque l'on suit un traitement qui influe forcément sur le fonctionnement de la thyroïde, ainsi que le suivi d'un traitement comme la Cordarone donné pour des raisons cardiaques.

En fait, la cause la plus fréquente est ce que l'on appelle la thyrvïdite auto-immune de Hashimoto. En dépit de son nom, pas d'inquiétude, cette maladie est facile à soigner, les anticorps sont fabriqués par l'organisme lui-même, la cause en est génétique.

Enfin, une dernière origine peut se trouver dans un dysfonctionnement se situant au niveau de l'hypophyse dont les ordres ne sont pas compris par la thyroïde.

Certains individus sont plus sensibles que d'autres à cette maladie : ceux dont des membres de la famille sont déjà touchés, les diabétiques insulinodépendants, les femmes venant d'accoucher. Les questions d'âge ont aussi leur importance, ainsi on retrouve plus de malades chez les femmes après 40 ans, alors que pour les hommes, il s'agit plutôt d'un problème qui se présente après 65 ans. Enfin, certains médicaments peuvent provoquer cette maladie mais le médecin pourra alors rapidement modifier le traitement.

Le traitement : C'est une préparation (thyroxine) qui est préparée de façon adaptée pour chaque patient et qui permet de résoudre le problème. La difficulté est de trouver le bon dosage au départ. Ensuite, la partie est gagnée avec un simple contrôle de TSH pour valider que le traitement corn- pense le déficit d'hormones.

Les symptômes de la maladie disparaissent donc assez rapidement.

La plupart du temps, la glande thyroïde ne reprend pas son fonctionnement normal et ne peut plus redevenir autonome. Le traitement est donc à vie, mais il suffit de le prendre une fois par jour. Pas d'autre contrainte.

L'hyperthyroïdie, tout comme l'hypothyroïdie, présente des symptômes discrets et non véritablement significatifs si l'on excepte une perte de poids alors que l'alimentation reste inchangée, ainsi qu'une sensation de chaleur et de grande soif.

L'organisme est en fait en hyperactivité eti l n'est pas rare de ressentir des signes de tachycardie, ainsi que des tremblements.

La perte de cheveux peut également se produire, ainsi que l'impuissance et l'infertilité.

Le diagnostic se fait, là aussi, dans un premier temps par le dosage de TSH, qui est trop bas, alors que les T3 et T4 sont trop élevés. Pour parvenir à définir le traitement, il faut également procéder à un dosage d'anticorps, à une échographie et une scintigraphie.

Chez la personne âgée, c'est le nodule toxique qui est souvent responsable.

Enfin, on peut également diagnostiquer des thyroïdites suite à une opération par exemple, ou à un accouchement, ainsi que la prise de certains médicaments. On retrouve parfois la présence d'un goitre.

Dans ce cas, un traitement d'hormone thyroïdienne est souvent proposé. Si le goitre est trop gros, il faut alors opérer.

La présence d'un nodule peut également provoquer une hyperthyroïdie.

Une fois le type d'hyperthyroïdie diagnostiqué, on procède à un traitement au long cours, d'une durée de plus d'un an afin de tenter de freiner cette hyperactivité de la glande. Si cela ne fonctionne pas, on procède alors à un acte chirurgical : une ablation partielle de la thyroïde qui remet les choses en place. Il faut savoir qu'il est possible qu'une hypothyroïdie apparaisse alors. Dans ce cas, on suit alors le traitement à vie dont nous avons parlé sans autre conséquence ni effet indésirable.

Un traitement à l'iode radioactif peut aussi être recommandé. Il est efficace mais comporte également le risque de voir une hypothyroïdie se mettre en place.

Le médecin peut aussi donner un traitement temporaire pour les autres signes cliniques tels qu'anti-douleurs ou bêta bloquants.

Un traitement à l'iode radioactif est alors recommandé, puis d'hormones thyroïdiennes. Une surveillance est également mise en place.

Le nodule repéré dans la glande thyroïde peut être un kyste, ou plusieurs d'ailleurs.

Quasiment 5% d'entre nous est porteur de ce type de nodule que l'on peut d'ailleurs sentir lors d'une palpation. Parmi cette population, moins de 5% sont des cancers.

Le cancer de la thyroïde est donc rare, et bonne nouvelle les chances de guérison sont très élevées.

Le médecin peut vous parler de différentes sortes de nodules : les kystes liquidiens et les tumeurs bénignes représentent la majorité des diagnostics. On trouve ensuite plus rarement une tumeur maligne ou un adénome provoquant une hyperthyroïdie. Lorsque l'on a repéré un nodule, il faut réagir s'il se met à grossir, s'il est très dur, si des ganglions apparaissent, si la voix change. Le meilleur moyen de parvenir à un diagnostic certain est de procéder à une biopsie. Celle-ci se fait par une aiguille très fine, on peut aussi par ce moyen réduire la taille du nodule lorsqu'il est liquidien. Le diagnostic peut être affiné avec une échographie, une scintigraphie.

Le traitement est assez simple en cas de nodules bénins. L'endocrinologue demande à ce qu'un suivi soit fait régulièrement via échographie et palpation. La chirurgie se fait dans les cas où le kyste devient gênant, s'il provoque une hyperthyroïdie, si l'on a des doutes quant à la teneur exacte de la tumeur, ou bien entendu lorsqu'il s'agit d'un cancer. Cette chirurgie est considérée aujourd'hui comme un acte relativement simple, qui ne laisse aucune cicatrice Autant le dire, les problèmes de thyroïde sont toujours ennuyeux, car ils ont des conséquences sur notre poids, notre humeur et il ne faut donc pas hésiter à signaler ce qui semble ne pas aller à votre médecin, même si les symptômes vous semblent peu significatifs. La bonne nouvelle est qu'une fois le diagnostic posé, les traitements sont à présent bien au point, y compris dans le cas de cancer.

Avec une surveillance bien suivie, on estime que la guérison se fait dans plus de 80% des cas et qu'ensuite l'espérance de vie ne s'en trouve pas affectée.

Un point à savoir lorsque l'on est en bonne santé : on ne cesse de répéter que nous consommons trop de sel, et pourtant les carences en iode existent bel et bien. Il ne faut donc pas confondre les deux notions.

Les adolescents et les femmes enceintes ont particulièrement besoin d'avoir une alimentation riche en iode. Pour le reste de la population, une alimentation équilibrée suffit : les produits riches sont bien entendu les aliments marins tels que les crustacés, la morue fraîche, le hareng fumé, mais aussi le soja, les haricots verts, les choux, les oeufs... On ne le répétera donc jamais assez, la rengaine de notre enfance est toujours de rigueur : il faut manger de tout !

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