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Attention à l'alcool festif !

Info & Savoir

L’alcoolisme au féminin est toujours plus discret, plus embourgeoisé et ne se montre pas souvent dans les bars. Il peut se développer d’autant plus facilement que de nombreuses femmes vivent seules et n’ont donc personne au quotidien qui puissent leur faire remarquer le chemin qu’elles prennent. Le danger vient d’une consommation au départ festive qui devient de plus en plus régulière…

L’alcool agit beaucoup plus rapidement sur les femmes que sur les hommes pour des raisons de poids, de taille dit-on souvent, mais aussi de métabolisme. Les femmes sont plus vulnérables à l’effet de l’alcool. Une injustice de plus, mais finalement qui nous incite à ne pas trop boire sous risque de nous sentir vraiment mal.

 

Face à l'alcool hommes et femmes ne sont pas égaux

Il est facile de constater cela en calculant le taux d’alcoolémie, sans avoir bu plus d’alcool que votre mari, vous aurez un taux plus élevé. Donc attention si vous pensez que vous êtes dans la norme et prenez le volant, vous vous exposez à des surprises !

 

De même une femme et un homme pesant tous deux 70 kilos et ayant avalé la même quantité d’alcool auront un taux d’alcoolémie différent. Donc point de salut, il faut faire attention : l’alcool provoquera l’agressivité, l’endormissement, des réactions extrêmes plus facilement et plus rapidement chez les femmes et ceci est un vrai problème.

 


 

Alcool : pourquoi hommes et femmes ne réagissent pas pareil

Les raisons avancées ne sont pas toutes claires, ce qui l’est par contre est que les femmes assimilent plus lentement l’alcool. Pour des raisons de masse musculaire, d’hormones, de contraceptifs oraux, d’enzyme plus lente à transformer l’alcool, en bref nous ne sommes pas faites pour boire.

 

C’est aussi la raison pour laquelle l’alcool provoquera plus rapidement une cirrhose chez une femme que chez un homme.

 

Alcool : quelle est la dose raisonnable ?

Pour les femmes amateurs de boissons alcoolisées et qui ne souhaitent pas s’en priver totalement, une dose raisonnable se situe entre un et deux verres par jour. Entant entendu que si vous buvez de la vodka ou de la bière, les doses seront différentes !

 

Ces fameuses doses sont souvent mal perçues par les consommateurs, les médecins eux-mêmes avouent que l’habitude de boire est plus dangereuse lorsque l’on commence à boire pour se sentir mieux et non plus par simple plaisir.

 

Un verre de vin ou une coupe de champagne soit environ 10cl sont l’équivalent de 25cl de bière ou de 3cl de whisky ou de Ricard.

 

Les troubles occasionnés par l'alcool

Au-delà, les complications évoquées sont connues mais mieux vaut les répéter car dans notre belle contrée française, nous avons tendance à minimiser les effets de l’alcool :
- atteintes au foie et au pancréas qui sont les principaux organes qui travaillent à l’assimilation de l’alcool,
- risque d’hypertension et donc cardio-vasculaires,
- risque de cancer du sein,
- dépression,
- dommages au cerveau.

 

Alcoolisme : les raisons avancées chez la femme

Contrairement aux hommes, ce n’est pas le contexte social qui est le premier facteur responsable de l’alcoolisme chez les femmes. Au contraire, la solitude, l’anxiété, l’angoisse, une forme de dépression sont les causes les plus citées.

 

Ce sont les femmes qui avancent elles-mêmes des explications d’ordre psychologique ou affectif pour expliquer leur dépendance. Il s’agit en priorité de femmes qui ont plus de 35 ans, qui ressentent un grand vide dans leur vie. Ce sont des raisons qui font que la dépendance s’installe rapidement et pour longtemps.

 

A noter aussi que globalement, on a plus de risque de devenir alcoolique lorsque l’on souffre d’une dépression de type maniaco-dépressif, de schizophrénie ou lorsque l’on a déjà développé une autre dépendance à la drogue, au tabac ou à certains médicaments.

 

Il est à noter d’ailleurs que les cocktails mélangeant plusieurs « drogues » sont assez courants sur les individus. Alcool et cigarettes vont souvent ensemble surtout en société. Alcool et cannabis sont courants dans les boites de nuit. Il ne faut pas nier que l’alcool permet de chasser l’angoisse, l’anxiété comme une fuite qui ne fait que retarder les problèmes en les aggravant.

 

L'alcoolisme est caché chez les femmes

Le grand problème de l’alcoolisme féminin avant que la prise de conscience ne soit faite est qu’il est souvent discret et caché. L’alcool tient alors de somnifère dans les cas les plus graves.

 

En même temps, l’alcool, mais surtout le vin et la vigne sont aussi une histoire dans laquelle on peut se perdre en gardant une certaine prétendue dignité. Car les qualités gustatives existent véritablement et constituent effectivement un vrai plaisir des sens.

 

Consommer avec modération comme on dit conduit effectivement à une certaine libération qui reste raisonnable. Inutile de boire plus que de raison pour parvenir à ce résultat.

 

De l’alcool festif à l’ivresse festive
Chez les femmes, y compris les plus jeunes dès l’adolescence, le danger c’est « l’alcoolisme festif ». On commence à boire un verre de vin, puis deux, lors de fêtes, puis progressivement, on commence à le faire chez soi en rentrant du travail ou des cours.

 

Comme l’explique très bien le professeur Michel Lejoyeux du service de psychiatrie et d'addictologie de l'hôpital Bichat à Paris, « Chez les jeunes, l'alcool n'est plus seulement vécu comme un moyen de se désinhiber : on est passé de l'alcool festif à l'ivresse festive.

 

La consommation alimentaire (le vin servi au moment des repas) disparaît au profit d'une consommation addictive et toxique qui explose ». Chez les femmes adultes, l’alcool est souvent utilisé pour décompresser en fin de journée. Mais le vrai danger, c’est que la consommation devienne régulière puis pathologique.

 

Comment détecter une alcoolisation pathologique ?

Il y a trois critères simples qui permettent de détecter une alcoolisation pathologique: la perte de contrôle (je veux prendre un verre mais j'en bois trois), la fixité des habitudes de consommation (impossible de passer une soirée sans alcool) et l'existence de dommages physiques et psychiques. 


N’oublions pas que l’alcool, en plus de tous ses ravages sur notre santé, fait grossir, agit sur les radicaux libres, et donc sur notre teint. En bref, si l’on examine véritablement toutes les conséquences, il est clair que notre consommation doit rester exceptionnelle et modérée.

 

Pour en savoir plus

www.alcoholics-anonymous.org


Les Alcooliques Anonymes sont une association d’hommes et de femmes qui partagent entre eux leur expérience, leur force et leur espoir dans le but de résoudre leur problème commun et d’aider d’autres alcooliques à se rétablir. Le désir d’arrêter de boire est la seule condition pour devenir membre des AA.

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