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Allergies alimentaires : quelles solutions ?

Info & Savoir

Le Programme national nutrition santé (PNNS) a dans ses objectifs de limiter la survenue d’allergies alimentaires. Celles-ci concerneraient plus de 3 % de la population pour une allergie évolutive et 8 % des enfants si l’on y inclut l’eczéma. Un vrai problème de Santé publique.

Si le problème est considéré comme étant de Santé publique, c’est pour plusieurs raisons : tout d’abord, une allergie peut entraîner la mort, il s’agit donc d’un problème qui est grave en soi.

 

Ensuite, la croissance du nombre de cas provoque un coût économique pour la société. Enfin, la qualité de vie de certains malades et de leurs familles peut être très durement affectée.

 

Allergie alimentaire : une évolution sociétale

Il va sans dire que l’évolution de nos modes de vie a bouleversé notre alimentation. Nous consommons des produits auxquels nos organismes n’étaient pas habitués dans les siècles passés, de nouveaux produits allergènes sont donc disponibles. La diversification alimentaire a du bon, c’est certain, mais le sésame par exemple, très peu utilisé il y a quelques dizaines d’années représente aujourd’hui plus de 4 % des allergies alimentaires des adultes.

 

De plus, la transformation des produits alimentaires, de plus en plus courante, contribue également à la diffusion de ces nouvelles allergies. Sans oublier qu’il est souvent difficile de véritablement identifier les ingrédients ou additifs concernés dans la survenue de nouvelles intolérances. On parle ici souvent d’allergènes masqués.

 

Les industries agro-alimentaires sont à présent bien informées, et les nouveaux règlements concernant l’étiquetage aident à identifier les produits susceptibles de provoquer des allergies, mais il n’est pas possible de sécuriser véritablement à 100 %.

 


 

Allergie limentaire : le système immunitaire s'affaiblit

Autre raison avancée par les spécialistes : la désaffection vis-à-vis de l’allaitement qui constitue pourtant l’aliment idéal pour le bébé. Le lait maternel transporte des allergènes, mais aussi des anticorps permettant à la barrière immunologique de l’intestin du bébé de se construire. Autre point concernant l’alimentation du nourrisson : son alimentation devient variée de plus en plus tôt, ce qui tendrait à favoriser les risques d’eczéma.

 

Autre théorie : nos sociétés deviennent de plus en plus hygiéniques et le système immunitaire tendrait donc à s’affaiblir, car il n’a plus à lutter de manière suffisante contre les différentes attaques. Trop de propreté nuirait donc… Difficile de se faire une opinion entre nos logements qui seraient trop propres et les hôpitaux qui ne le seraient pas assez…

 

Quels sont les différents types d'allergies ?
La maladie est provoquée par un aliment allergène. Celui-ci est une substance capable de sensibiliser l’organisme de certains individus et de provoquer des manifestations pathologiques.

 

L’intolérance la plus connue est celle au lactose qui est simplement provoquée par une déficience enzymatique et n’a donc rien à voir avec une véritable allergie, comme celle au lait de vache par exemple. De même, certains produits riches en histamine, comme les fraises, la choucroute, ou les crustacés peuvent provoquer des réactions qui ne sont pas forcément du ressort de l’allergie, mais constituent de simples accidents ponctuels.

 

Le lait de vache est un grand classique, connu depuis fort longtemps. Bien connu des pédiatres en particulier, puisque ce sont les nourrissons qui sont touchés en premier lieu. En ce qui concerne les adultes, c’est généralement la caséine qui est en cause. Or, cet ingrédient se retrouve fréquemment dans la préparation de produits de l’industrie agro-alimentaire.

 

Le gluten : plus une intolérance qu'une allergie

Le gluten. Du point de vue médical, il s’agit d’une intolérance due à une réaction immunologique défectueuse au niveau de la muqueuse de l’intestin. Aussi nommée maladie coeliaque, le seul régime est l’éviction stricte du gluten, afin d’éviter des complications qui peuvent aller jusqu’à la survenue de cancers, les années passant. Autant dire que le quotidien alimentaire de ces personnes devient très compliqué, le gluten étant présent de façon très courante dans notre alimentation.

 

L’arachide consommée sous forme de cacahuète, huile, beurre ou additif représente un tiers des allergies chez les moins de 15 ans. Quasiment inexistante il y a trente ans, cette allergie est particulièrement étudiée dans les pays anglo-saxons. En effet, la réaction se fait suite à un contact très faible et les réactions sont graves avec presque 40% d’œdème de Quincke en France. Les noix globalement sont aussi souvent en cause.

 

34 % des allergies chez l'enfant sont dues à l'oeuf

Les œufs sont aussi de grands coupables. 34 % des allergies alimentaires chez l’enfant sont dues à l’œuf (1,3% chez l’adulte). C’est le blanc qui est en cause. Le problème est que là encore la protéine en question est souvent utilisée dans l’industrie alimentaire sous différents noms, ainsi que dans des produits d’hygiène ou des médicaments.

 

L’allergie au soja est assez récente tout comme sa consommation. De même, les céréales comme le blé ou le seigle sont plus courantes chez nous que l’allergie au riz qui se retrouve en particulier au Japon. On retrouve ici l’impact du niveau de consommation.

 

L’allergie au poisson affecte environ 5% des enfants allergiques et 3% des adultes. Dans la même veine on retrouve les crustacés et mollusques, mais dans un pourcentage plus faible.

 

L'allergie aux additifs due à l'utilisation croissante de produits transformés

Les allergies aux fruits et légumes concernent essentiellement les adultes et sont souvent associées à des allergies aux pollens.

 

Dernière famille importante et difficile à cerner, celle des additifs alimentaires du fait de l’utilisation croissante de produits transformés. Colorants, conservateurs, épaississants, édulcorants et j’en passe provoquent certaines réactions. A noter que cela ne concerne que peu d’allergiques.

 

En fait, ce sont les sulfites qui posent le plus de problèmes en particulier pour les asthmatiques. On en trouve dans les vins, les médicaments, les produits préparés notamment asiatiques, ou les assaisonnements préparés de certaines salades.

 

Allergie alimentaire : quelle prévention ?

Une première prévention concerne les nouveaux-nés en particulier si l’un des parents est allergique : des recommandations simples permettent d’éviter les réactions. Par exemple, ne pas consommer d’arachides pendant la grossesse et allaiter de façon prolongée le bébé.

 

La diversification alimentaire se fera de façon plus lente, après six mois et plus tard pour certains éléments comme les œufs et les noix entre autres. Sinon utiliser en priorité les laits HA (protéines partiellement hydrolisées).

 

Allergie alimentaire : quels traitements ?

Le traitement d’éviction : il est inévitable pour les allergies confirmées. Il se fait avec l’aide d’une diététicienne et certaines associations aident les allergiques à identifier les étiquetages. En fonction des allergènes, il est plus ou moins facile à respecter.

 

Le traitement du choc anaphylactique : l’urgence est en premier lieu une prise en charge rapide avec diagnostic rapide, généralement à l’hôpital. C’est en général l’adrénaline qui est administrée, avec d’autres médicaments associés comme les corticoïdes ou des broncho-dilatateurs. Si le patient est informé du risque de choc, on lui fournit généralement une trousse de secours, dans laquelle se trouve un stylo auto-injecteur, très simple d’utilisation.

 

Le traitement par antihistaminique est plutôt considéré comme un traitement d’appoint ou pour les allergies assez légères. Il est surtout donné dans le cas des pollens, beaucoup moins pour les allergies alimentaires.

 

La désensibilisation n’est pratiquement jamais pratiquée dans le cas des allergies alimentaires, car elle n’est pas très efficace.

 

Qui consulter en cas d'allergie supposée ?

En cas d’allergie supposée, le plus important est de consulter votre médecin traitant qui vous enverra peut être consulter un allergologue. Le pharmacien peut être de très bon conseil, mais en cas de doute, ne tardez surtout pas à recueillir l’avis d’un médecin.

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