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A chaque femme son complexe

Info & Savoir

Le mot complexe vient du mot « cum plexus » qui veut dire : avec des enchevêtrements. Il y a des degrés variables dans les complexes. La prise de conscience de la manière dont ils se forment permet d'y remédier, car ils peuvent être dangereux quand ils empêchent la communication, le contact et l'écoute des autres. Petit voyage au pays de ces blocages et de ces fausses croyances qui nous pourrissent la vie.

Le problème avec les complexes c'est que pour la plupart du temps, ils ne correspondent pas à la réalité mais sont simplement le fruit de la perception que nous avons de nous-mêmes. Car entre l'image que l'on se fait de soi et la vérité il y a souvent un monde, que nous avons le plus grand mal à franchir...




En psychologie, les complexes sont un ensemble de représentations douloureuses, peu supportables. Mais dans le langage courant, on associe plutôt les complexes à un sentiment d'infériorité ayant souvent trait avec le physique comme se sentir fade, peu désirable, trop gros... Pourtant, ces soucis ne sont pas des complexes mais plutôt des problèmes d'acceptation de soi que l'on peut comparer à des maladies du narcissisme. On rejette certaines choses qui font partie de soi (un nez, des yeux mais aussi un prénom ou un nom de famille) car l'on a l'impression qu'elles nous défigurent. Nous avons une perception faussée de nous-même, un double déformé qui nous échappe et que nous n'aimons pas, souvent depuis l'enfance. Difficile alors de réconcilier son corps et son esprit.

Breuler a inventé le terme de « complexe » en 1902. Freud et Jung divergeaient sur la définition à lui donner. Pour Freud, le seul complexe était le complexe d'OEdipe (stade inévitable de l'enfance). Le névrosé est celui qui n'a pu se défaire du complexe d'OEdipe. D'après Jung, les complexes sont nombreux. Il s'agit de conflits qui divisent le Moi et interviennent tout au long de l'existence. Cette conception a fait que Jung a été excommunié par Freud.

Un enfant trop choyé par sa mère, comme un enfant brimé et malaimé, n'arrivera pas à se défaire des liens avec les parents et attendra de l'entourage un amour absolu, inconditionnel (dépendance affective en conflit avec le besoin de liberté et d'indépendance). Le complexe d'infériorité fait qu'une personne dont on ne s'occupe pas à un moment donné se sentira rejetée, exclue et se repliera sur elle-même.

Il y a donc complexe quand le Moi s'est structuré d'une certaine façon qui sera répétitive. La personne qui n'a pas conscience de son complexe peut le ressentir par différents malaises qui vont la faire évoluer mais elle peut aussi ne pas le réaliser du tout et ainsi l'intégrer, le rationaliser, ce qui est le cas des perfectionnistes.

Les complexes non résolus entraînent un malaise psychologique. On trouve les origines du complexe dans l'histoire de la personne, dans sa constitution (tempérament) et dans les événements qu'elle a vécus. Le complexe s'autoalimente lui-même. Les différents complexes s'associent souvent les uns aux autres.

Pourquoi rejette-t-on son corps ou une partie de son corps ? Tout semble découler de l'héritage socio-éducatif que nous transmettent nos parents. Notre éducation joue un rôle déterminant dans la naissance d'un complexe. L'image que nous avons de notre corps est déterminée par la façon dont nous avons été aimés et valorisés durant l'enfance. Il faut que les enfants se sentent acceptés tels qu'ils le sont et non pas tels que les parents voudraient qu'il soit pour acquérir confiance en eux. Amener l'enfant à ressembler à ce qu'il n'est pas le fait forcément rejeter ce qu'il est. Cette absence de reconnaissance fait naitre un manque d'estime de soi.

En se sentant jugé l'enfant se sent aussi différent, sentiment qui peut, de plus, être renforcé par notre monde d'images, qui a tendance à tout uniformiser. Et de nombreuses personnes supportent de moins en moins d'être différentes de cette norme... Les complexes naissent vite chez les enfants.

 

Un mot, une phrase, un geste qui paraît anodin peuvent marquer quelqu'un pour la vie. Il faut faire très attention à ne pas insister, ni même faire remarquer un point négatif à un enfant qui souffre peut être déjà de ce qu'il voit comme un défaut ou une différence. Les critiques dont on accable un visage ou une silhouette révèlent des problèmes d'identité non résolus plutôt que de réelles disgrâces physiques. Des années après vous aurez oublié mais l'enfant, devenu adulte, sera lui en guerre contre lui-même.

A chaque individu son ou ses complexes !

Et Dieu sait si l'être humain sait être créatif quand il s'agit de se dévaloriser et de s'auto-flageller ! Complexes d'OEdipe et d'Electre Oedipe dans la mythologie grecque se maria avec sa mère sans le savoir et tua son père. Selon Sigmund Freud, le complexe d'OEdipe, c'est le stade où l'enfant ressent une attirance pour sa mère et une hostilité pour son père. Le complexe d'Electre est l'équivalent féminin du complexe d'OEdipe.

Complexe d'abandon

C'est un sentiment de rejet, d'être mal-aimé, une peur excessive de la séparation qui correspond à un état dépressif. La personne n'est jamais sûre de l'affection qu'on lui porte, elle devient méchante, agressive, etc. Il y a désir d'amour absolu et de preuves d'affection constantes ainsi que de fusion dans le couple. Puis réaction possible de rejet de toute affectivité par peur d'aimer puis de perdre l'autre. Une autre réaction possible est de se sacrifier, de toujours aider les autres dans le but d'être aimé. Ces personnes sont souvent envahissantes pour les autres. Ce complexe provient soit d'une absence d'amour dans l'enfance (absence de contact avec la mère) soit d'une concentration trop importante de l'amour des parents sur un enfant unique. Ce dernier voudra être le centre des êtres qui l'aimeront, ce qui n'est pas facile pour un partenaire.

Complexe de rivalité fraternelle

C'est le complexe engendré par la naissance du frère ou de la soeur. L'enfant ressent un complexe d'abandon et aura tendance à régresser. Devenu adulte, il ressentira un sentiment de rivalité à l'égard de beaucoup de personnes.

Complexe d'insécurité

Il correspond à un manque de confiance en la vie et en soi. La personne peut souffrir de phobies. Elle peut se construire tout un système de sécurité (par exemple en conservant des choses en abondance). Si l'insécurité est niée (selon Adler), elle va se transformer en témérité excessive. Ce complexe provient d'une absence d'amour, de l'existence de liens difficiles avec les autres, etc.

Complexe de castration

C'est le symbole de la castration de sa personnalité. Difficulté à s'affirmer personnellement. Provient de parents trop possessifs qui dirigent l'enfant de peur de le perdre, ce qui fait que devenu adulte, l'enfant aura peur de quitter ses parents, de devenir autonome et d'avoir une relation durable. Il développera pour ses parents des sentiments ambivalents d'amour et de haine. Ce complexe se manifeste par une sur compensation, un désir de vouloir dépasser son père pour lui prouver quelque chose, sentiments de donjuanisme, d'autoritarisme, de sadisme, etc. On répète souvent l'attitude de ses parents.

Complexe de culpabilité

Il est très fréquent et dû à la rigidité de la conscience morale et à une idée du devoir. Cette dramatisation des moindres fautes ou erreurs se traduit par l'autopunition et une recherche de justification. Va avec le perfectionnisme et la peur du jugement des autres. La personne ne se sent parfois plus digne d'être aimée (mépris de soi-même). L'origine de ce complexe est la culpabilisation excessive, une éducation trop stricte (le bien / le mal), la comparaison continuelle avec autrui, etc.

Complexe d'infériorité

C'est un terme crée par Adler qui fait une distinction entre le sentiment et le complexe d'infériorité. L'enfant développe un sentiment d'infériorité face à l'adulte (volonté de puissance pour compenser ce sentiment), ce sentiment est normal chez l'enfant. Le complexe d'infériorité provient d'un manque de confiance en soi. Un enfant trop gâté par ses parents une fois adulte ne comprendra pas pourquoi tout le monde ne l'aime pas et développera un complexe d'infériorité. La compensation se fera par des rêves de grandeur, par une mégalomanie, etc. Pour Adler, le complexe d'infériorité provient d'une mauvaise compensation du sentiment d'infériorité de l'enfance. Certaines personnes n'osent pas s'exprimer de peur d'être ridicules. Elles deviennent dépendantes de l'autorité. Chez les femmes, il peut exister un sentiment d'infériorité par rapport aux hommes (origine culturelle), la réaction à ce sentiment se traduira par une conduite de garçon manqué. Le sentiment d'infériorité peut être surcompensé par le complexe de supériorité (vanité, ironie, etc.). Les causes de ce complexe sont la souffrance d'un handicap réel, la souffrance de ne pas être conforme aux normes sociales, l'éducation infériorisante, etc.

Complexe de Narcisse

C'est une forme de centralisation sur soi et d'incapacité d'aimer. C'est aussi le fait de trouver naturel d'être aimé sans retour, de s'auto-analyser et de ne parler que de soi. On ne s'intéresse à l'autre que si on se reconnaît en lui. Le narcissisme s'étend au prolongement du Moi (famille, amis, etc.), il est associé aux complexes d'abandon, d'infériorité et de culpabilité.

Complexe de Cendrillon

Il s'agit des femmes qui ont le sentiment de ne pas être acceptées en tant que femme.

Grâce à la psychologie, on a la possibilité de voir en quoi le passé familial peut être déterminant sur l'actualité d'une personne, sur ses choix de vie, sur ses fausses croyances et sur les complexes qui encombrent sa vie. En les comprenant, une grande partie du travail est fait pour de plus aller vers une dévalorisation excessive et systématique. S'estimer enfin, n'est-ce pas là la clé d'une existence réussie ?

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